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Article ! Le Binding Xaml, sa syntaxe, éviter ses pièges… (WPF/Silverlight)

imagePromis dans mon dernier billet, le voici enfin ! Ce nouvel article dédié au binding Xaml pèse 77 pages (le record était tenu jusqu’à lors par mon article M-V-VM avec Silverlight avec 70 pages) et se présente sous la forme d’un PDF et de 9 projets exemples.

Le binding cet inconnu … J’en parlais dans mon billet Le retour du spaghetti vengeur, le binding avec sa syntaxe pleine d’accolades et de chaînes de caractères non contrôlées à la compilation est un piège à bugs et la porte ouverte au code spaghetti.

Plutôt que de me lamenter et vous laisser vous embourber dans la sauce de ces spaghetti là, j’ai pris ma plume, et voici le résultat : 77 pages sur le binding Xaml, son fonctionnement, ses différentes syntaxes le tout illustré par des exemples clairs. L’article aborde aussi le débogue du binding assez délicat puisque Xaml échappe au débogueur de Visual Studio, et que le binding n’est que partiellement couvert par Intellisense.

Des conseils, du vécu, beaucoup d’exemples, voilà ce que vous trouverez dans cet article à télécharger en suivant le lien suivant :

Le Binding Xaml – Maîtriser sa syntaxe et éviter ses pièges (WPF/Silverlight)

(Attention, avant de cliquer sur le bouton “télécharger” attendez que la fiche détail de l’article soit bien affichée, sinon le site pensera que vous tentez un accès à une ressource non publique et vous demandera un login… Je reçois tous les jours des demandes d’ouverture de compte provenant de lecteurs trop impatients qui cliquent trop vite sur le bouton ! La prochaine version du site en Silverlight est en préparation et corrigera ce petit problème, mais d’ici là : slow down cowboy !).

Pour vous aider à vous faire une idée du contenu de l’article voici son sommaire :

Sommaire

  • Références    5
  • Code Source    6
  • Préambule    7
  • Le Binding Xaml : Ange ou Démon ?    7
    • Le Binding    8
    • Définition    8
    • Utilisations    9
    • Schéma du principe    9
    • Déclaration    10
      • Par code    10
      • En Xaml    11
  • Les modes de binding    13
    • Le mode OneTime    13
    • Le mode OneWay    13
    • Le mode TwoWay    14
      • Gestion du timing    14
    • Le mode Default    16
    • Le mode OneWayToSource    16
  • Hiérarchie de valeur    18
    • Règles de précédences    19
  • La notion de  DataContext    20
  • Les convertisseurs de valeur    21
    • Définition    21
    • Scénario    21
    • Implémentation    22
    • Utilisation    23
      • Instanciation    23
      • Invocation    23
      • Bonnes pratiques    24
      • Pour résumer    26
  • Les dangers du Binding    27
    • Des chaînes non contrôlées    27
    • Un langage dans le langage    28
  • On fait quoi ?    28
  • Déboguer le Binding    28
    • Vigilance    28
    • Une code Xaml court    29
    • Refactoring sous contrôle    29
    • Utiliser des outils intelligents    29
    • Utiliser Expression Blend    29
    • Vérifier les erreurs de binding dans la fenêtre de sortie    30
    • Créer un fichier des erreurs de Binding    30
    • La feinte du convertisseur inutile    32
    • Quelques outils supplémentaires    33
      • Spy++    33
      • ManagedSpy    33
      • Snoop    34
      • Mole    34
      • Reflector    34
      • Vos neurones    34
  • Les syntaxes du Binding    34
    • Le binding simple    34
      • Binding direct    35
      • Binding sur une propriété    35
      • Binding sur une sous-propriété du contexte    36
      • L’Element Binding    37
      • Convertisseurs de valeur    37
        • Paramètres de conversion    38
      • StringFormat    40
        • Injection de culture    41
        • Le ContentStringFormat    42
        • Gérer les nuls    43
    • Le Binding Multiple    44
      • La classe Personne    44
      • Le code du multi convertisseur    45
      • Le code Xaml    46
    • Le Binding XML    47
      • Binding sur une source Web    47
      • Binding sur une source XML en ressource    48
      • Binding sur une requête Linq To XML    49
    • Le Binding Relatif    52
      • Binding to Self    52
      • Le TemplatedParent Binding    53
      • Le Binding sur recherche d’ancêtre    54
      • Le Binding PreviousData    56
        • La source de données    58
        • La visibilité des flèches : la magie de PreviousData et du Binding Multiple    58
        • Le contenu des textes    61
      • Le Template binding    61
        • Utilité    61
      • Le Collection Binding    67
      • Le Priority Binding    69
  • Les propriétés de tous les bindings    74
  • Conclusion    76

Avril est froid et pluvieux mais les soirées rallongent, c’est le printemps même si cela n’y ressemble pas encore beaucoup, grâce à moi vous savez maintenant comment occuper vos soirées et vos weekend au lieu de faire l’idiot dans les embouteillages des vacances : Lisez cet article !

Et Stay Tuned !

Créer un arbre des répertoires avec XML (et l'interroger avec LINQ to XML)

Pour les besoins d'un prochain billet je voulais obtenir une structure arborescente de test sous la forme d'un fichier XML. Une telle chose peut se faire à la main mais cela est fastidieux et à force de copier/coller les données seront trop semblables et donc peu utilisables pour des tests et du debug, ce qui est dommage puisque tel était le but recherché...

Pour générer des données aléatoires mais réalistes je possède déjà un outil fantastique (puisque c'est moi qui l'est fait :-) ), DataGen, un logiciel puissant mais qui n'est pas étudié pour générer des données dont la strucuture est récursive. Restait donc à concevoir un utilitaire pour satisfaire mon besoin de l'instant.

Je n'aime pas développer "pour rien" donc il fallait que cet utilitaire en soit bien un. Tout disque dur de développeur contient une telle quantité de données que l'ensemble des répertoires forment une superbe structure arborescente ni trop petite ni trop gigantesque. Exactement ce qu'il faut pour des tests ! Ainsi, l'outil devra fabriquer un fichier XML à partir de n'importe quel niveau de répertoire, la structure étant hiérarchique.

Je m'empresse donc de vous faire partager ce petit bout de code qui vous sera utile un jour ou l'autre je pense.

using System;
using System.IO;
using System.Linq;
using System.Xml.Linq;
 
namespace Enaxos.Tools.Xml
{
    /// <summary>
    /// This class can generate an XML file from a folder hierarchy.
    /// </summary>
    public static class DirToXml
    {
        /// <summary>
        /// Builds the tree document.
        /// </summary>
        /// <param name="dirname">The name of the starting folder.</param>
        /// <returns>a LINQ to XML <c>XDocument</c></returns>
        public static XDocument BuildTreeDocument(string dirname)
        {
            return new XDocument(new XDeclaration("1.0", "utf-8", "yes"), 
                new XComment("Structure au "+DateTime.Now),new XElement("directories", BuildTree(dirname)));
        }
 
        /// <summary>
        /// Builds the tree (recursive method).
        /// </summary>
        /// <param name="dirName">Name of the starting folder.</param>
        /// <returns>a LINQ to XML <c>XElement</c> being the root (or 1st item) of the tree.</returns>
        public static XElement BuildTree(string dirName)
        {
            var di = new DirectoryInfo(dirName);
            var files = di.GetFiles();
            var dirsize = 0l;
            foreach (var file in files)
            {
                dirsize += file.Length;
            }
            var subdirs = di.GetDirectories();
            // each item is a "directory" having 5 attributes
            // name is the name of the folder
            // fullpath is the full path including the name of the folder
            // size is the size of all files in the folder (in bytes)
            // files is the number of files in the folder
            // subdirs is the count of possible sub directories in the folder
            var elem = new XElement("directory", 
                new XAttribute("name", di.Name), 
                new XAttribute("fullpath",dirName),
                new XAttribute("size", dirsize),
                new XAttribute("files",files.Count()),
                new XAttribute("subdirs",subdirs.Count()));
            foreach (var dinf in subdirs)
            {
                var elemDir = BuildTree(dirName + "\\" + dinf.Name);
                elem.Add(elemDir);
            }
 
            return elem;
        }
    }
}

Ce code peut être utilisé sans passer par un fichier disque puisqu'on récupère le document en mémoire. L'exemple ci-dessous montre comment appeler le code et comment interroger la structure via Linq To Xml pour connaître les répertoires vides (n'ayant ni fichier ni sous répertoire) :

   1:  var d = DirToXml.BuildTreeDocument(@"D:\WpfToolkit");
   2:  d.Save(@"d:\test.xml");
   3:  Console.WriteLine(d.ToString());
   4:  Console.WriteLine(new string('-',60));
   5:   
   6:  var q = from e in d.Descendants("directory")
   7:          where (int) e.Attribute("files") == 0
   8:               && (int)e.Attribute("subdirs") == 0
   9:               orderby (string) e.Attribute("fullpath")
  10:               select e.Attribute("fullpath");
  11:   
  12:  Console.WriteLine("Répertoires vides");
  13:  foreach (var element in q)
  14:    { Console.WriteLine(element); }
  15:  Console.WriteLine(string.Format("{0} répertoires vides",q.Count()));

 

A bientôt pour un prochain billet, so.. Stay Tuned !

Silverlight 3 Releasé !

Ca y est, Silverlight 3 est releasé ! Avec Blend 3 RC (la finale dans 1 mois) et son nouveau système Sketchflow et des tonnes de nouveautés.

Silverlight 3 est une release d'importance qui pousse un cran plus loin encore le niveau des performances et de services rendus. On trouve parmi les nouveautés (sans ordre de préférence et avec des oublis) :

  • La vidéo HD avec accélérateur GPU d'une fluidité à couper le souffle ! Surtout cela permet de libérer le CPU et de tirer parti de la puissance de la carte graphique, donc d'avoir une qualité plus grande sur des PC moins puissants. Bien entendu, sur les plus puissants le gain est nettement visible aussi. De nouveaux Codec viennent s'ajouter avec le support H.264, l'audio AAC et le MPEG-4. Une API permet de créer de nouveaux Codec dans tout langage .NET ! Microsoft propose dans le même temps IIS Media Service, une application de streaming gratuite à installer sous IIS pour offrir un service de diffusion fluide et efficace.
  • L'accélération vidéo via le matériel (GPU) profite aussi et bien entendu à tous les logiciels développés en Silverlight pour une plus grande fluidité graphique. Ce qui permet au passage d'ajouter à Silverlight 3 le support des effets bitmap tant attendus comme le drop shadow ou le blur. Une interface ouverte permettant de créer soi-même de nouveaux effets.
  • De Nouveaux composants arrivent aussi. Avec Silverlight 3 et son SDK ce sont plus de 100 contrôles qui sont livrés pour concevoir des applications innovantes et fonctionnelles. L'accès aux données est largement amélioré avec la présence de la DataForm qui complète la DataGrid en fournissant une vision fiche de saisie plus orientée business.
  • Silverlight 3 améliore aussi la navigation en permettant l'exploitation des touches avance/recul du navigateur. La nouvelle fonction des bookmarks internes permet aussi de créer des liens mémorisables par les navigateurs qui peuvent alors plonger à l'intérieur d'une application Sliverlight.
  • Les styles deviennent héritables, on retrouve ainsi tout l'intérêt du cascading de CSS appliqué non pas à quelques styles HTML mais à des graphiques, des templates et des animations !
  • Les applications Silverlight peuvent désormais vivre en dehors du navigateur et être installées "sans installation" dans les menus de Windows. Les applications sont exécutables directement sans même plus avoir conscience qu'il s'agit, au départ, d'une application internet. Le tout en un clic...
  • En matière de communication la partie WCF est aussi améliorée avec une meilleure propagation des erreurs, la possibilité d'utiliser du XML binaire, c'est à dire compressé pour diminuer la taille des paquets échangés entre l'application et le serveur WCF.
  • Les Services .NET RIA permettent d'écrire du code de validation plus efficacement agissant à la fois sur la couche de présentation et celle du code métier, le tout sans avoir besoin de réécrire les mêmes régles dans plusieurs codes différents.
  • Visual Studio 2010 supportera bien entendu toutes les nouveautés mais il est déjà possible de bénéficier de tous les avantages cités depuis VS 2008.
  • Blend 3, évoqué en introduction est fourni en RC avant sa sortie officielle dans 1 mois. On y trouve de très nombreuses améliorations sur lesquelles je reviendrai prochainement dont le Sketchflow qui méritera à lui seul tout un article tellement le concept est génial pour faciliter le maquettage tant sous Silverlight que WPF.
  • Blend 3 introduit aussi des notions nouvelles comme les comportements (behaviors), sortes d'automates logiciels qu'on peut poser par drag-and-drop sur tout contrôle ou graphique pour lui permettre d'agir sans aucune programmation en code behind. Par exemple il existe un comportement de changement de propriété : déposez-le sur un cercle, et vous pourrez régler quel événement sera la source (le mouse enter par exemple), et quel autre objet sera la cible (couple objet / propriété). Fixer la nouvelle valeur (par exemple changer la couleur d'un autre contrôle). Le tout peut se faire immédiatement ou avec une timelime automatique pour un effet visuel plus "smooth" (on entre la durée voulue) !
  • Silverlight 3 supporte la 3D perspective, c'est à dire qu'on n'est pas encore arrivé au niveau de WPF qui sait manipuler des scènes 3D (objets 3D, lumières, caméras...) mais qu'il est possible de donner un effet de perspective à tout objet en application des rotations sur les 3 axes de l'espace. Cela ouvre de nouvelles ... perspectives pour créer par exemple des effets de transition novateurs sans une ligne de code.
  • Que dire aussi des Ease-in/out complexes qui permettent facilement de changer une animation un peu trop rigide en quelque chose de plus "organique", comme l'impression de rebond ou celle du comportement d'un elastique...
  • Blend 3 supporte aussi Intellisense dans le code XAML ce qui manquait cruellement.
  • Il permet aussi d'importer des graphiques PhotoShop ou Illustrator en conservant les layers, avec sélection des parties à importer.
  • Le templating inversé est aussi une nouveauté fantastique : vous partez d'un dessin fait par le graphiste et vous expliquez à Blend qu'il va devenir un bouton, un slider.. et Blend vous guide pour indiquer quel bout du dessin joue le rôle de piste, de curseur, etc. Réellement bluffant !
  • Les données manquent souvent lors de la conception d'un écran, et il est parfois difficile de templater une listbox ou une grille sans voir des exemples réalistes de contenu (un nom, une adresse mail, un numéro de téléphone etc). Blend 3 propose un mini générateur de données aléatoire typées (dans l'esprit de DataGen, le générateur de données que j'ai conçu, mais la fonction de Blend est de loin moins puissante). En tout cas cela permet d'immédiatement disposer de données assez réalistes pour mettre au point les écrans. On peut aussi charger des données de test depuis un fichier XML externe (généré par DataGen par exemple ? !).
  • Blend supporte l'intégration des projets au système de versionning. Cette évolution tombe sous le sens puisque Blend et VS sont conçus pour travailler de concert sur les mêmes projets et que dans ce cadre les deux produits doivent pouvoir gérer les changements dans un repository centralisé. Cette option s'entend pour le travail en équipe principalement.
  • Media Encoder 3 est lui aussi releasé dans la même vague, avec Design 3. Encoder permet de supporter les nouveaux modes videos de streaming HD de Silverlight 3.

Bref, je m'arrête là, c'est une moisson extraordinaire. Des outils de plus en plus puissants, de plus en plus agréables à utiliser, une gamme cohérente.

J'ai forcément oublié plein de choses, mais j'aurai forcément l'occasion de revenir sur toutes ces nouveautés dans des papiers à venir.

Entre temps, vous pouvez télécharger tout le nécessaire en vous rendant sur http://www.silverlight.net/ (téléchargements, tutors...), http://expression.microsoft.com/en-us/default.aspx (le site de la communauté Expression), ou encore http://www.microsoft.com/silverlight (le site de base de Silverligth avec des démos des nouveautés de la V3)

Amusez-vous bien !

Et Stay tuned, car des nouveaux papiers, il va forcément y en avoir d'ici quelques temps !

 

 

XML/XAML pretty printer gratuit

Il arrive souvent que du code XML soit produit "au kilomètre" sans mise en forme particulière. Même si Internet Explorer sait afficher un tel fichier en le mettant en forme automatiquement, on souhaite parfois disposer d'une version formatée lisible par un humain.

ODPrettyXml, un utilitaire console très simple qui ne fait que ça... Il traite les fichiers XML, mais aussi du XAML sans souci. Toutefois vous remarquerez que ODPrettyXml travaille toujours sur un fichier de sortie différent de l'original, certaines transformations pourraient avoir des effets non souhaités. L'utilitaire est donc avant tout conçu comme un "pretty printer" dont la vocation est de rendre le document plus lisible pour un humain. Les fichiers produits, même s'ils restent fonctionnels, n'ont pas vocation a être utilisé en programmation.

Pour le mode d'emploi, tapez ODPrettyXml sous console, l'aide sera affichée. Le programme ne demandant aucune saisie, il est possible de l'utiliser dans des fichiers de commandes (ou des batchs).

La syntaxe la plus habituelle est "ODPrettyXml <nom du fichier>" qui fabriquera automatique un fichier de sortie de même nom se terminant par "pretty" suivi de l'extension du fichier original (par exemple: toto.xml donnera toto.pretty.xml).

Si vous tapez "ODPrettyXml ?" vous obtiendrez la liste de tous les encoders connus et utilisables avec leur code page. C'est le nom qu'il faut utiliser en 3eme paramètre de ODPrettyXml. Par exemple pour utiliser unicode il faut taper "ODPrettyXml <source> <sortie> utf-16". Quand un encodeur est spécificé, il faut aussi saisir le nom du fichier de sortie (2d paramètre).

Dernière remarque, ODPrettyXml ne fait qu'encoder le fichier et le mettre en forme avec des indentations, notamment il ne contrôle pas si l'encodage demandé est conforme à celui déclaré dans le fichier source. Un fichier indiquant qu'il est codé en UTF-8 peut être encodé en UTF-16, son entête indiquera toujours UTF-8, le fichier n'est pas modifié par ODPrettyXml.

Téléchargement : odPrettyXml.exe (34,00 kb)
(exécutable .NET 3.5, mode console)
(projet VS 2008 complet. Le fichier de signature électronique est absent vous devrez en créer un autre).
Amusez-vous bien !
Et Stay Tuned pour d'autres nouvelles (notamment un gros article à venir les Splash screen sous Silverlight !)
(PS: l'aide du logiciel a quelques coquilles, à vous de les trouver et les corriger :-) )

Pister les modifications de schéma (SQL Server)

Maintenir une base de données est toujours délicat notamment en raison des modifications de schéma parfois nécessaires durant le développement d'une application ou sa maintenance.

De même il peut s'avérer utile de pister, chez un client/utilisateur, toute modification du schéma qui pourrait destabiliser l'application (tout en rendant celle-ci coupable des problèmes éventuels, donc engageant votre responsabilité...).

Reconstruire l'historique des modifications de schéma pour ensuite les centraliser dans un script de mise à jour de la base de données peut aussi être un plus très appréciable.

Mais comment pister et conserver ces modifications et où les stocker de façon sûres ?

Avec SQL Server la réponse tient en un simple trigger et en l'utilisation habile du type de donnée XML !

Vous l'avez compris le suivi des modifications sera stocké dans la base elle-même, pratique et fiable cela évite la présence de fichiers annexes risquant d'être perdus.

Etape 1 : Créer la table pour stocker les modifications

CREATE TABLE [Audit].[ModifSchema](

[EventID] [int] IDENTITY(1,1) NOT NULL,
[EventData] [xml] NULL,

PRIMARY KEY CLUSTERED
(
   [EventID]
ASC
) WITH (IGNORE_DUP_KEY = OFF) ON [PRIMARY]
) ON [PRIMARY]

Etape 2 : Créer le trigger

CREATE TRIGGER [Trig_AuditModifSchema]
ON
DATABASE
FOR
DDL_DATABASE_LEVEL_EVENTS
AS
INSERT
INTO Audit.ModifSchema(EventData
)
SELECT EVENTDATA
()
GO
ENABLE TRIGGER [Trig_AuditModifSchema] ON DATABASE

Etape 3 : il n'y a pas d'étape 3 c'est FINI !

Désormais, lors de toute modification du schéma de la base de donnée un événement sera enregistré dans la table et il sera possible de consulter, sous la forme d'une entrée XML facilement lisible et analysable par tout outil ou portion de code, l'ensemble des modifications. Voici un exemple : 

<EVENT_INSTANCE>
    <
EventType>ALTER_TABLE</EventType
>
    <
PostTime>2007-06-03T20:12:05.813</PostTime
>
    <
SPID>55</SPID
>
    <
ServerName>CHI100906</ServerName
>
    <
LoginName>MYDOMAIN\myusername</LoginName
>
    <
UserName>dbo</UserName
>
    <
DatabaseName>Sales</DatabaseName
>
    <
SchemaName>dbo</SchemaName
>
    <
ObjectName>Products</ObjectName
>
    <
ObjectType>TABLE</ObjectType
>
    <
TSQLCommand
>
        <
SetOptions ANSI_NULLS="ON" ANSI_NULL_DEFAULT="ON" ANSI_PADDING="ON"      QUOTED_IDENTIFIER="ON" ENCRYPTED="FALSE"
/>
        <
CommandText>
ALTER TABLE dbo.Products
    DROP COLUMN testremove
       </CommandText
>
  </
TSQLCommand
>
</
EVENT_INSTANCE>

A noter, la fonction EVENTDATA() est fournie par SQL Server à l'intérieur d'un trigger DLL et renvoie toutes les données sous la forme d'un document XML.

Cette idée astucieuse a été publiée par plusieurs auteurs sous différentes formes, je ne m'en attribue pas la paternité. On la retrouve par exemple sur le Richard's C# blog, un blog riche que je conseille pour ceux qui lisent l'anglais, of course.

 

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