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Le futur de Silverlight (ou Silverlight vs HTML 5)

[new:01/03/2011]En voilà un troll comme il y avait longtemps qu’on n’en avait pas vu, ça fait plaisir Smile. Je résume : HTML5 c’est de la bombe, avec une poignée de balises et le Notepad vous pourrez tout faire et Silverlight autant que Flash sont déjà morts que même d’en parler c’est être un “hasbeen-dinosauresque-à-qui-on-n’ose-plus-parler-à-la-machine-à-café-tellement-il-fait-honte”. On se calme et on regarde les choses sérieusement...

Un vieux de la vieille

Avis aux lecteurs : Ce billet fait partie de mes quelques coups de gueule, classé dans la rubrique “Humeurs” à juste titre. De la technique, mais aussi de la testostérone donc. Les âmes sensibles sont prévenues, tout comme les lecteurs pressés uniquement intéressés par les dernières astuces et news de technophiles.

Bon, sous mon sourire de jeune premier et ma fougue d’anar pré-pubère, il faut hélas le reconnaitre, les poils de mon menton commencent à pousser tout blanc et la vérité c’est que sous certains éclairages on commence à voir le haut de mon crâne alors que la chevelure permanentée mes 20 ans qui tombait en frisotis sur mes épaules le cachait totalement... La coiffure baba cool est certes plus couvrante que la semi-brosse que je porte aujourd’hui vous dirait un spécialiste es-pilosité crânienne (un merlan en clair), et il aurait raison, c’est même une Lapalissade. Mais tout de même, des printemps je commence a en compter un bon paquet. Et même si je garde une trombine de bambin quand je me rase de près, mes neurones ont eu largement le temps de se connecter entre eux au fil de l’expérience.

Tout ça pour dire que, pour tous ceux qui ne le savent pas en lisant juste ce blog, je ne suis pas tombé de la dernière averse et qu’en matière de micro-informatique j’étais même largement né avant qu’elle n’existe...

L’avantage de la situation pour les jeunes est d’avoir l’avenir devant eux. L’avantage de faire la collection des lustres c’est d’avoir de l’expérience... On aimerait avoir les deux à la fois, mais le Concepteur n’a pas visiblement pas désiré que nous soyons conçu de la sorte. J’ai connu ma période de jeunesse fougueuse, j’ai le droit aujourd’hui de revendiquer la sagesse du (début) de poivre et sel ! C’est une sorte d’acquis social, un bien de l’Humain syndiqué à la CGT (Confédération des Grincheux Terriens).

Et donc, pour entrer dans le vif du sujet, des trolls du genre PC contre Mac, Linux contre Windows et j’en passe, j’en ai connu des tas. Tous ce sont terminés de la même façon, en points Godwin distribués à la pelleteuse, et à l’avantage du PC et de Windows a tel point que la Pomme n’a pu renaitre qu’en devenant vendeur de musique en ligne, loin des fantasmes d’un monde rempli de Macintosh. Et depuis un moment je trouve que ça s’endormait mollement au point de croire que finalement j’étais vraiment en train de vieillir et que c’est moi qui ne voyais plus ces nouvelles joutes que seul un esprit juvénile aurait pu sentir. Ouf ! non, il n’en est rien ! Un nouveau troll maousse costaud on en tient un tout neuf ! je vous présente “HTML 5 vs Le Monde Entier”. Ahhhh quel plaisir ! J’en trépigne de joie.

Pour une poignée de balises...

Bref, vous prenez HTML 3 vous lui rajoutez du JavaScript et vous avez le Web 2 qui va tout casser.. Ah zut, non, ça c’était la fois dernière, là vous prenez heu HTML encore, le 5, et vous lui rajoutez, humm ah oui toujours JavaScript, mais suprême amélioration vous le dotez d’une balise pour regarder des films ! L’extase et la nouveauté donc. c’est à se tordre.

Car pour une poignée de balise tous les frustrés du Web Zéro qui ont cru passer directement au Web 2 avec un peu d’Ajax qui lave plus blanc pensent qu’enfin (!) l’heure de la revanche est venue.

C’est là que le vieux singe rigole doucement.

Les nouveautés

Soyons clairs, HTML 5 fait tout pareil que HTML 4 qui lui même faisait pareil que HTML 3 etc, mais il permet de lire des vidéo et de l’audio sans avoir besoin d’un petit lecteur Flash ou Silverlight intégré dans la page. Génial. Tout le monde possède Flash et presque toute monde possède Silverlight sur sa machine car justement tout le monde regarde déjà des vidéos et tout le monde écoute déjà de la musique par Internet depuis des années ! Heureusement qu’on a pas attendu HTML 5 (pas même vraiment officialisé d’ailleurs). Les gars qui ont pondu HTML 5 sont tellement autistes qu’ils pensent qu’avant leurs 2 balises vidéo et audio c’était le noir sur nos écrans et que de nos enceintes amplifiées ne sortaient que le souffle du bruit blanc ?... Si JC Van Dam savait ça (ou pouvait le comprendre ?) il dirait que ces gars là ne sont vraiment pas .. aware !

C’était avant la sortie de Flash, avant celle de Silverlight que les balises <video> et <audio> auraient révolutionné le monde. Pas dix ans après.

De ce côté là donc, esbroufe et 10 trains de retard sur ce que l’utilisateur du Web attend. Pas 10 trains suisses, à l’heure, non des trains bien français que plus le billet coute cher au fil des ans et moins vous êtes sûr de finir le voyage (ou alors en autocar, ou bien en passant la nuit dans le noir sans chauffage arrêté en rase campagne l’hiver). Ce genre de train donc.

Reste la balise <canvas> et l’intégration de SVG. Wouhaaa la nouveauté ! On ne se tord plus, on se roule carrément parterre. Ce pauvre format SVG tente de percer depuis je ne sais combien d’années (j’avais écrit des articles là dessus du temps de Delphi, c’est pour vous dire) et il n’a réussi à intéresser personne jusque là, vraiment personne. C’est un sacré pari gonflé que de ressortir du placard cette vieillerie qui sent le moisi en croyant faire de l’innovation ! 

Il y a aussi la balise <menu>. Re-zut alors, les gars de HTML 5 viennent de découvrir qu’un site Internet ça avait besoin de menus... Soit j’ai halluciné, soit depuis au moins vingt ans je vois des sites avec menus qui marchent sans balise <menu> ...

Je ne parlerai pas de CSS par charité. Ca sent le bricolage et l’à peu près depuis le départ. Et je ne mentionnerai JavaScript que pour l’anecdote, un semi-langage, avorton adultérin et contre nature de Java et du Basic Interprété sous CP/M des année 70/80.

Je suis médisant et j’aime ça

On récapitule : un JavaScript bidon qui nous fait reculer de bien 15 à 20 ans dans l’histoire des langages informatiques niveau technicité et innovations, une balise vidéo et une audio pour faire exactement ce que tout le monde fait sur Internet depuis bien 15 ans, des menus, comme si on n’en avait jamais vu et un revenant, SVG, qui moisissait dans le coin d’un disque dur depuis des années. Ah, j’oubliais : vous ajoutez CSS cette daube infernale et sa syntaxe moyenâgeuse et approximative non compilée, non typée, non objet, non contrôlée (comme JavaScript).

Tout ça mérite selon les petits gars de HTML et quelques excités qui se trémoussent dès qu’on sort un truc nouveau de créer une nouvelle version et de claironner à qui veut l’entendre (ou pas) que ça y est, ils ont tout compris de l’attente des utilisateurs et des développeurs et que demain c’est la fête du slip...

Franchement ? Ca ne vous fait pas plier de rire comme Troll super maousse ça ? Elle est pas énorme ma pépite ? Hein ?

C’est du velu, du gras, je dirais même que c’est du lourd pourtant le coup du “messie numéro 5”.
Déjà que le 1 on a un léger doute, au regard du bordel et de la souffrance qui règnent en maitres dans le monde depuis 2000 ans alors qu’après sa venue c’était sensé être enfin l’extase... Alors le numéro 5, à part peut-être chez Channel, ça sent le renfermé...

Silverlight va mourir !

Arf! je vous ai bien eu non ?! Personne ne va mourir, ni Flash, ni Silverlight. Et HTML 5 alors ?

Ben... comme d’habitude il y aura des sites Web écrits en HTML, des trucs pas forcément fameux ni très beaux, et qui feront la grande masse du Web de base : placard de pubs en haut, au milieu , à droite, à gauche, pubs surgissantes au milieu, et puis des tartines de texte avec un choix de couleur douteux et un mélange de police à faire retourner Gutenberg dans sa tombe. Mais en plus, il y aura 3 cadres de vidéo en simultané et un player Mp3 mais sans Flash. Bref des sites à la noix comme il y en a par wagons sur l’Internet.

HTML 5 envahira même le monde entier. Et ses partisans pourront se venter de millions (de milliards) de pages Web écrites en HTML 5. Un peu comme les tenants de Linux clament avoir enfin effectué la percée tant attendue depuis vingt ans, mais en comptant toutes les machines servant de plomberie au Web, des machines seules, parfois sans clavier ni écran, tournant dans des coins sombres et réfrigérés où aucun Utilisateur ne met jamais les pieds... et encore, uniquement parce que la licence est gratuite et que les radins qui payent les techniciens au lance-pierre tiennent là le moyen de faire aussi des économies sur le soft pour se mettre quelques centaines de dollars de plus dans la poche au passage. Ah si on pouvait aussi trouver des informaticiens et des PC en “open source”, pas de salaire pour les premiers, et les seconds on irait se servir dans les étalages de Surcouf sans passer à la caisse ! Bizarrement tous ces gus qui vous ventent (vendent ?) le “gratuit”, les Zuckerberg (Facebook), les Schmidt (Google) et autres rigolos du même tonneau, très bizarrement donc, eux, c’est marrant quand même, mais ils sont riches à milliards. Ils ne sont pas “open source” eux... On vous aurait menti ?

Tous ces sites HTML 5 se passeront donc d’un plugin Flash ou Silverlight pour balancer leurs vidéos sans grand intérêt, l’essentiel étant de faire du clic pour toucher sur les bandeaux de pub. Car ce n’est bien évidemment pas le contenu culturel qui les intéresse et si ces sagouins peuvent même éviter de comprendre comment marche Flash ou Silverlight pour tout faire en tables HTML 5 et avec deux balises de plus, qui cela va-t-il déranger ?

Où est l’innovation ?

Par innovation je veux dire arrêter le blabla sur des balises dépassées depuis des années et parler franchement du Web de demain.

Le Web de demain, c’est un comme un gros IPhone, ce sont des interfaces ludiques simples mais designées, de l’ergonomie bien pensée, des animations fluides et pas trop tape à l’œil pour mettre en évidence l’information, le contenu et pas les muscles du zozo qui a créé le site.

L’innovation c’est penser le Web autrement que comme un cliquodrome bardé de pubs vendues par Google et consorts.

L’innovation c’est voir demain, pas présenter des technologies en place depuis des années.

L’innovation c’est inventer des services nouveaux, dépasser le concept de “page web”, rendre l’ubiquité de l’utilisateur toujours plus simple, plus rapide.

L’innovation c’est penser “UX”, User Experience. Immersion dans des mondes virtuels riches en contenu, informations pertinentes, riche culturellement et non pas aplatis dans l’uniformité de la pensée unique ni de la technique pour la technique et encore moins noyée dans la “réclame” imposée.

Enfin, innover, c’est un acte créatif, c’est proposer ce que les autres ne proposent pas. Ce n’est pas permettre à tout le monde de balancer la même vidéo repiquée de YouTube sur sa page perso...

On peut être créatif avec un crayon du papier. Pas forcément besoin d’un délirant attirail technologique. Du fait, rien n’interdit qu’il existe de bons sites utilisant HTML 5, de la même façon qu’il existe de mauvais sites en Flash ou en Silverlight. C’est l’innovation, la créativité qui font la qualité première d’une application.

L’outil ne fait rien, c’est l’innovation qui fait avancer le monde

Alors HTML 5 ou 12, peu importe. Donner des pinceaux en poil de martre et des huiles rares à un idiot il n’en sortira jamais La Joconde. En revanche donnez un bout de parchemin à Léonard et une mine de plomb et des siècles après même ses croquis de travail s’arrachent comme autant d’œuvres où l’on sent souffler le vent puissant du créateur.

HTML 5 ne tuera rien car une technologie ne peut rien sans création.

Il y aura donc quelques sites HTML 5 sympas et une grande majorité totalement pourrie, exactement comme avec HTML 4 + Ajax.

Et l’innovation alors ?

J’insiste. Tout était possible en HTML 4 + Ajax, pourquoi alors dans le même temps Flash a pu naitre et prendre de l’essor ? Pourquoi l’outil a-t-il été choisi par les designers pour créer des sites vraiment nouveaux et attractifs ?

Pourquoi HTML 4 + Ajax n’a-t-il pas aussi étouffé dans l’œuf la naissance de Silverlight ?

Tout simplement parce que HTML est une trame de fond. Une simple coquille standard qui permet de présenter une page web. Rien de plus. Si elle est plus riche que la version précédente, tant mieux, mais on ne transforme pas un bâche à légume en robe du soir...

HTML est le standard du web pour véhiculer et présenter des pages. Cela ne changera pas de si tôt. Mais ce standard a été conçu pour être extensible et de telles extensions existent de longue date. Elles ont été conçues, comme Flash et Silverlight, pour s’adresser aux créatifs, pas aux plombiers du web. L’esprit autour de ces outils, bien que très différents dans leur fond, est une forme qui tend vers la même chose : la créativité.

HTML est triste, limité, servi par un langage préhistorique qu’est JavaScript, HTML 1, 5 ou 25 n’inspira, n’inspire et n’inspirera jamais les créatifs qui ont besoin d’outils novateurs comme Expression Blend. Qui utilisent au quotidien Illustrator dont ils peuvent reprendre des éléments vectoriels dans Silverlight. Les créatifs ont besoin aussi de satisfaire les besoins des utilisateurs d’aujourd’hui et de demain. Un site web n’est pas qu’une série de pages web.

Il ne s’agit pas d’ajouter une balise <canvas> ou de ressortir la momie SVG pour faire du neuf. Il faut tous les outils qui vont autour.

Ces outils existent déjà chez Adobe et chez Microsoft. Expression Blend a des années d’avance sur les outils Adobe, le support de la 3D dans Silverlight 5 permettra d’aller là ou WPF le permettait déjà mais en ne se limitant plus au PC et à DirectX ce qui signait la petite mort de WPF avant d’être populaire dans un monde où le PC de bureau n’est plus la machine la plus vendue et où Smartphones, tablettes et autres supports exigent eux aussi des applications dignes de ce nom.

Silverlight : bien plus que des pages web !

Silverlight ce n’est pas une machine à créer des pages web en série.

Circulez les cracheurs de pages pour le boucher du coin, les pages persos miteuses, les blogs de teenagers racontant leur journée au lycée. Exit les pages bardées de pub au contenu nullissime et autres titres accrocheurs uniquement pour enregistrer de la visite et vendre de la pub. A la trappe les sites d’associations sans argent et leurs pages bricolées en PHP ou en html craché par Word.

Tout ça c’est le Web. La majorité des pages aujourd’hui sur la toile.

Et Silverlight n’est pas fait pour ça. HTML 5 si.

Silverlight sert à concevoir des applications, pas des pages Web.

Silverlight est entouré d’outils, d’un Framework énorme, tout cela permet de libérer la créativité des designers d’un côté et celle des informaticiens de l’autre en offrant des passerelles claires entre les deux mondes pour qu’ils puissent enfin s’allier.

De ce point de vue Silverlight et ses outils et Framework vont bien au-delà de ce que Adobe propose. Adobe, élitiste à la Apple, avec des softs incompréhensibles sauf à l’initié. Des gens qui n’ont rien compris à l’UX et qui voudrait en vendre... un comble ! (essayer de dédresser une photo sous PhotoShop et regardez ce que propose un produit comme PaintShop à moins de 100 dollars, vous comprendrez tout de suite ce que je veux dire).

Mais rendons à César ce qui lui appartient. Il faut savoir reconnaitre le mérite d’Apple dans le coup de l’IPhone ou celui d’Adobe qui a eu l’idée géniale de faire éclater le Web en permettant aux créatifs d’échapper aux balises HTML ! Magnéto arrière. Replay. “échapper aux balises HTML”. Je vous le rejoue encore ? Non. Vous avez compris.

Silverlight s’inscrit dans cette suite logique, non par souci de copier Adobe, mais simplement parce que c’est le sens de l’histoire.

Quand Apple sort l’IPhone, il fait éclater la notion de téléphone. C’est génial. C’est de l’innovation. Une vision du futur qui n’est pas la seule continuation un peu améliorée de l’existant.

Quand tous les constructeur de téléphone tentent de faire pareil, ce n’est pas uniquement par suivisme, c’est parce qu’ils savent que l’IPhone a modifié en profondeur le rapport entre l’utilisateur et cette machine et que revenir en arrière n’aurait aucun sens, pas plus que de seulement tenter d’améliorer les appareils de la génération précédente.

Flash et Silverlight éclatent les balises HTML. Ils s’en servent pour ce qu’elles sont : la glue du web qui permet de fournir du contenu entre un serveur et un client, une simple glue, indispensable pour présenter un contenu qui lui se base sur des technologies nouvelles et innovatrices.

HTML 5 n’est qu’une piètre amélioration de HTML 4. Il ne casse aucun concept, n’en renouvèle aucun, ne suscite aucune envie nouvelle qui ne soit déjà satisfaite par Flash ou Silverlight ou d’autres extensions. Il est et restera de la plomberie permettant de présenter des pages créées avec des outils réellement innovants.

La messe est-elle dite ?

Bien fol celui qui voudrait prédire l’avenir avec l’aplomb d’un Paco Rabanne qui annonçait la fin du monde pour le 28 juillet 1999. Il a fait assez beau ce jour là, et les jours suivants. Le ridicule ne tue pas, Paco exerce toujours mais se contente de communiquer sur son domaine de compétence, la mode, où il y fait des choses pas si mal.

Je ne veux donc pas ici donner l’impression que j’enterre HTML 5. Au contraire, le web entier sera en HTML 5 comme il est sensé être en HTML 4 (avec trois quarts des pages tout juste en HTML 2 mais c’est une autre affaire).

HTML 5 est une plomberie du net, et elle le restera.

HTML 5 sera-t-il l’outil des créatifs alors même que ceux-ci ont préféré depuis des années des technologies bien plus proche de leurs besoins ? J’en doute fort.

La messe n’est pas dite, seul l’avenir le dira. Mais pour moi HTML 5 est l’un des plus gros trolls de la décennie qui commence...

Et l’avenir de Silverlight alors ?

Silverlight est un outil innovant, entouré d’autres outils innovants. Tant du point de vue du design que de la pure technologie informatique. Un mariage de raison entre designers et informaticiens car c’est cette convergence vers une haute technicité bien présentée qui présage un avenir qu’on peut déjà tâter en prenant un IPhone en main, un Windows Phone 7, une Tablet Asus ou un IPad.

3D, réalité augmentée, des services plus personnalisés mais moins invasifs, plus discrets, le charme discret de la bourgeoisie transposé à l’informatique et au web en quelque sorte... Comme l’effleurement d’un bouton invisible sur une chaine Bang & Olufsen fait jaillir un son cristallin dans le salon du bourgeois, l’effleurement d’un écran plat fera jaillir milles services de notre téléviseur, de nos tablet PC, de nos Smartphones, de nos GPS.

Autant de domaine où HTML n’a jamais été présent, où il ne le sera certainement jamais mais où des technologies comme Silverlight sont déjà installées...

Le passé des plombiers ou l’avenir des designers et des machines communicantes ?

Finalement, le choix entre HTML 5 et Silverlight se pose uniquement en ces termes.

Moi je sais ce que mes clients veulent, et par expérience je sais déjà pour certains ce qu’ils voudront absolument dans un ou deux ans et auquel il ne pense pas encore. Je sais même ce qu’il ne voudront pas ou plus... Ce n’est pas du devinage, c’est l’expérience et la connaissance du terrain uniquement. Et dans ce monde virtuel, cette 3D au service du contenu, ces interfaces se souciant de la User Experience, ces Smartphones de demain, toutes ces machines nouvelles qui impliquent un rapport nouveau au monde, dans tout cela je ne vois aucune balise HTML, 5 ou 42.

HTML 5 ne tuera personne. Il continuera son rôle de valet pour servir des pages contenant du Flash et du Silverlight. C’est sa seule raison d’être objective et technique. Ce qui n’interdira pas quelques agités des “normes ouvertes” de faire des trucs super complexes en HTML 5, comme certains se prennent le choux des heures avec un OS case sensitive et préhistorique comme Linux (essayer de faire comprendre à une secrétaire que “Rapport.doc” ce n’est pas le même fichier que “rapport.Doc” ! Bon courage ! D’ailleurs ça fait 20 ans que ça ne se fait pas, il y a une raison...).

Quant à Silverlight, son futur est clair : comme je l’annonce depuis longtemps sa convergence avec WPF était inéluctable et se termine, WPF pourra se retirer de la scène. J’en ai fait grincer des dents avec l’annonce de cette convergence ! J’ai même eu le droit à des commentaires plutôt acides, les plus virulents de toute l’histoire de Dot.Blog ! Je les ai conservé et non censuré, d’abord parce que je ne suis pas un censeur, mais aussi, un peu, par malice, pour que ceux qui les ont écrits sentent bien la honte leur monter aux joues quand l’heure arrivée les faits me donneraient raison. Ce jour de jubilation est là... Je savoure. Juste pour le plaisir, voici un petit schéma issu d’un post de Colin Blair qui résumait les propos de Scott Gu’ et de John Papa ou encore ceux de l’équipe Silverlight dans le billet “'Future of Silverlight” :

slfuture

Je vous met la phrase juste en dessous: 

“By traditional application I mean line of business applications and other applications that in the past would have written using Windows Forms or WPF. I know some of my WPF friends will take exception to this, but WPF is simply not positioned to expand from the Windows PC onto other platforms where applications are needed.”

“Par application traditionnelles je veux dire les applications professionnelles ainsi que toutes les applications qui dans le passé auraient été écrite en WPF ou Windows Forms. Je sais que quelques uns de mes amis travaillant sous WPF tiqueront sur ce point, mais WPF n’est tout simplement pas positionné pour s’étendre de Windows sur PC à toutes les autres plateformes où des applications sont aujourd’hui réclamées.”

Silverlight visera les applications desktop comme le faisait WPF mais en version portable PC/MAC/Linux, Silverlight à l’autre extrémité visera les applications Hi-Tech : Smartphones, tablet PC, sites Web de haute qualité, applications intranet connectées à l’informatique globale de l’entreprise. Et entre les deux, Silverlight laissera HTML 5 faire ce que HTML 4 faisait déjà. Présenter de la pub, des vidéos sans intérêt et des musiques à acheter sur quelques sites marchands. Bien loin de l’art, de l’innovation et l’Experience Utilisateur...

Conclusion

Je ne suis pas seul à penser la même chose. Cela ne me donne pas forcément raison, mais c’est ce que je pense, et je ne vois pas, finalement, pourquoi je ne le dirais pas avec autant de force que les énormes âneries que j’entends tous les jours sur HTML 5. Seuls les idiots suiveurs, les moutons, les adorateurs de veau d’or auraient-ils le droit de faire entendre leur voix ? Le recul et la lucidité de celui qui a un peu vécu ne mériteraient-ils pas eux aussi de s’exprimer, même si cette voix, et non, ne vient pas se mêler aux beuglements du troupeau ? Le droit d’expression fait toujours plaisir à celui qui s’en sert, mais pas toujours à ceux qui l’entendent.

Entre deux camps d’ailleurs chacun pense pareil en inversant juste sa position... Nulle doute que les partisans de HTML 5 qui y voient un nouveau messie ne manqueront pas de réagir à ce post. C’est la règle du jeu. Mais qu’ils se rappellent de ceux qui ont commenté mes posts sur la convergence Silverlight / WPF... A eux de voir ...

Vive Silverlight, sa portabilité, son ubiquité technologique et les portes de l’innovation qu’il nous ouvre pour penser le web d’aujourd’hui et de demain !

Sur ce, gueuler un bon coup faisant toujours du bien, je me sens mieux Sourire Et Stay Tuned ! le prochain post, comme les précédents, sera plus “technique” et moins “subversif” !

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