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C#, XAML, Xamarin, UWP/Android/iOS, MAUI

Contourner le problème de l'appel d'une méthode virtuelle dans un constructeur

Ce problème est source de bogues bien sournois. J'ai déjà eu l'occasion de vous en parler dans un billet cet été (Appel d'un membre virtuel dans le constructeur ou "quand C# devient vicieux". A lire absolument...), la conclusion était qu'il ne faut tout simplement pas utiliser cette construction dangereuse. Je proposais alors de déplacer toutes les initialisations dans le constructeur de la classe parent, mais bien entendu cela n'est pas applicable tout le temps (sinon à quoi servirait l'héritage).

Dès lors comment proposer une méthode fiable et systématique pour contourner le problème proprement ?

Rappel

Je renvoie le lecteur au billet que j'évoque en introduction pour éviter de me répéter, le problème posé y est clairement démontré. Pour les paresseux du clic, voici en gros le résumé de la situation : L'appel d'une méthode virtuelle dans le constructeur d'une classe est fortement déconseillé. La raison : lorsque qu'une instance d'une classe dérivée est créée elle commence par appeler le constructeur de son parent (et ainsi de suite en cascade remontante). Si ce constructeur parent appelle une méthode virtuelle overridée dans la classe enfant, le problème est que l'instance enfant elle-même n'est pas encore initialisée, l'initialisation se trouvant encore dans le code du constructeur parent. Et cela, comme vous pouvez l'imaginer, ça sent le bug !

Une première solution

La seule et unique solution propre est donc de s'interdire d'appeler des méthodes virtuelles dans un constructeur. Et je serai même plus extrémiste : il faut s'interdire d'appeler toute méthode dans le constructeur d'une classe, tout simplement parce qu'une méthode non virtuelle, allez savoir, peut, au gréé des changements d'un code, devenir virtuelle un jour. Ce n'est pas quelque chose de souhaitable d'un pur point de vue méthodologique, mais nous savons tous qu'entre la théorie et la pratique il y a un monde...

Tout cela est bien joli mais s'il y a des appels à des méthodes c'est qu'elles servent à quelque chose, s'en passer totalement semble pour le coup tellement extrême qu'on se demande si ça vaut encore le coup de développper ! Bien entendu il existe une façon de contourner le problème : il suffit de créer une méthode publique "Init()" qui elle peut faire ce qu'elle veut. Charge à celui qui créé l'instance d'appeler dans la foulée cette dernière pour compléter l'initialisation de l'objet.

Le code suivant montre une telle construction :

 // Classe Parent
    public class Parent2
    {
        public Parent2(int valeur)
        {
            // MethodeVirtuelle();
        }
 
        public virtual void Init()
        {
            MethodeVirtuelle();
        }
 
        public virtual void MethodeVirtuelle()
        { }
    }
 
    // Classe dérivée
    public class Enfant2 : Parent2
    {
        private int val;
 
        public Enfant2(int valeur)
            : base(valeur)
        {
            val = valeur;
        }
 
        public override void MethodeVirtuelle()
        {
            Console.WriteLine("Classe Enfant2. champ val = " + val);
        }
    }

La méthode virtuelle est appelée dans Init() et le constructeur de la classe de base n'appelle plus aucune méthode.

C'est bien. Mais cela complique un peu l'utilisation des classes. En effet, désormais, pour créer une instance de la classe Enfant2 il faut procéder comme suit :

 // Méthode 2 : avec init séparé
 var enfant2 = new Enfant2(10);
 enfant2.Init(); // affichera 10

Et là, même si nous avons réglé un problème de conception essentiel, côté pratique nous sommes loin du compte ! Le pire c'est bien entendu que nous obligeons les utilisateurs de la classe Enfant2 à "penser à appeler Init()". Ce n'est pas tant l'appel à Init() qui est gênant que le fait qu'il faut penser à le faire ... Et nous savons tous que plus il y a de détails de ce genre à se souvenir pour faire marcher un code, plus le risque de bug augmente.

Conceptuellement, c'est propre, au niveau design c'est à fuir...

Faut-il donc choisir entre peste et choléra sans aucun espoir de se sortir de cette triste alternative ? Non. Nous pouvons faire un peu mieux et rendre tout cela transparent notamment en transférant à la classe enfant la responsabilité de s'initialiser correctement sans que l'utilisateur de cette classe ne soit obligé de penser à quoi que ce soit.

La méthode de la Factory

Il faut absolument utiliser la méthode de l'init séparé, cela est incontournable. Mais il faut tout aussi fermement éviter de rendre l'utilisation de la classe source de bugs. Voici nos contraintes, il va falloir faire avec.

La solution consiste à modifier légèrement l'approche. Nous allons fournir une méthode de classe (méthode statique) permettant de créer des instances de la classe Enfant2, charge à cette méthode appartenant à Enfant2 de faire l'intialisation correctement. Et pour éviter toute "bavure" nous allons cacher le constructeur de Enfant2. Dès lors nous aurons mis en place une Factory (très simple) capable de fabriquer des instances de Enfant2 correctement initialisées, en une seule opération et dans le respect du non appel des méthodes virtuelles dans les constructeurs... ouf !

C'est cette solution que montre le code qui suit (Parent3 et Enfant3 étant les nouvelles classes) :

    // Classe Parent
    public class Parent3
    {
        public Parent3(int valeur)
        {
            // MethodeVirtuelle();
        }
 
        public virtual void Init()
        {
            MethodeVirtuelle();
        }
 
        public virtual void MethodeVirtuelle()
        { }
    }
 
    // Classe dérivée
    public class Enfant3 : Parent3
    {
        private int val;
 
        public static Enfant3 CreerInstance(int valeur)
        {
            var enfant3 = new Enfant3(valeur);
            enfant3.Init();
            return enfant3;
        }
 
        protected Enfant3(int valeur)
            : base(valeur)
        {
            val = valeur;
        }
 
        public override void MethodeVirtuelle()
        {
            Console.WriteLine("Classe Enfant3. champ val = " + val);
        }
    }

La création d'une instance de Enfant3 s'effectue dès lors comme suit :

 var enfant3 = Enfant3.CreerInstance(10);

C'est simple, sans risque d'erreur (impossible de créer une instance autrement), et nous respectons l'interdiction des appels virtuels dans le constructeur sans nous priver des méthodes virtuelles lors de l'initialisation d'un objet. De plus la responsabilité de la totalité de l'action est transférée à la classe enfant ce qui centralise toute la connaissance de cette dernière en un seul point.

Dans une grosse librairie de code on peut se permettre de déconnecter la Factory des classes en proposant directement une ou plusieurs abstraites qui sont les seuls points d'accès pour créer des instances. Toutefois je vous conseille de laisser malgré tout les Factory "locales" dans chaque classe. Cela évite d'éparpiller le code et si un jour une classe enfant est modifiée au point que son initialisation le soit aussi, il n'y aura pas à penser à faire des vérifications dans le code de la Factory séparée. De fait une Factory centrale ne peut être vue que comme un moyen de regrouper les Factories locales, sans pour autant se passer de ces dernières ou en modifier le rôle.

Conclusion

Peut-on aller encore plus loin ? Peut-on procéder d'une autre façon pour satisfaire toutes les exigences de la situation ? Je ne doute pas qu'une autre voie puisse exister, pourquoi pas plus élégante. Encore faut-il la découvrir. C'est comme en montagne, une fois qu'une voie a été découverte pour atteindre le sommet plus facilement ça semble une évidence, mais combien ont du renoncer au sommet avant que le découvreur de la fameuse voie ne trace le chemin ?

Saurez-vous être ce premier de cordée génial et découvrir une voie alternative à la solution de la Factory ? Si tel est le cas, n'oubliez pas de laisser un commentaire !

Dans tous les cas : Stay Tuned !

Et pour jouer avec le code, le projet de test VS 2008 : VirtualInCtor.zip (5,99 kb)

Vous et le Framewok, résultat du sondage

Bien que la collecte des données continue, il est d'ores et déjà possible de dresser un premier bilan suite au sondage que je vous proposais en début de semaine "Vous et le Framework .NET".

En quatre questions qui n'ont pas pour ambition de cerner tous les cas possibles, on peut malgré tout voir des tendances, des envies, se dessiner. Je vous avais promis de vous livrer les résultats pour que votre participation à ce petit sondage soit remerciée par l'accès aux données, les voici (pour des raisons de mise en page ici j'ai préféré insérer une image que refaire les tableaux avec une CSS compatible avec le thème du blog) :

 

Constatations

je ne vais pas me livrer à de grandes analyses, vous savez lire les chiffres comme moi. On peut en revanche relever certaines choses intéressantes :

  • Le framework 3.5 semble largement adopté en production (58%)
  • Le framework 1.x n'a visiblement servi qu'aux tests et aux périodes d'apprentissage, voire a été "sauté" par une majorité d'utilisateurs puisque vous êtes 0% à déclarer l'utiliser en production ! Cela peut aussi signifier que les mises à jour du framework en production sont bien plus aisées que le "DLL Hell" de Win32 et que vous n'hésitez pas à faire évoluer les machines en production au rythme des grands changements du Framework. En tout cas, pas de 1.x en production, c'est une info peu surprenante mais maintenant on le sait :-)
  • Le Compact Framework est utilisé en production par 16% d'entre vous. Je suis surpris par ce résultat car je n'ai encore croisé aucun projet de ce type chez aucun de mes clients. Je ne sais pas tout et ne vois pas tout, c'est une évidence dont, rassurez-vous j'ai parfaitement conscience de longue date, mais une technologie .NET utilisée par presque 1/5 des développeurs que je n'aurai jamais vue nulle part en production ça me bluffe. En même temps je trouve ça particulièrement encourageant, comme vous je mise beaucoup sur l'avènement des technos mobiles. Vous êtes d'ailleurs 26% à déclarer que vous allez utiliser le Compact Framework dans les 12 mois à venir. J'aurai ainsi plus de chance de voir de telles réalisations en clientèle ! :-) Tout cela se réalisera-t-il oui bien s'agit-il d'un désir ? C'est toujours la délicate question de l'interprétation de ce type de question dans un sondage. Je me garderais de jouer aux experts et de proposer une réponse. Nous verrons d'ici un an !
  • Le Roi LINQ ! On peut l'appeler comme ça à la vue de vos réponses. 53% d'adoption pour LINQ to Objects c'est un score qui démontre la rapidité de pénétration de cette technologie et qui donne raison à tout le bien que j'en dis depuis le début ! Vous êtes même 84% à déclarer que vous utiliserez LINQ to Objects en production sous 6 mois. Génial. C'est vrai qu'une fois qu'on y a goûté on peut difficilement s'en passer. Si j'ai pu modestement y être pour un tout petit quelque chose dans l'intérêt que vous portez à cette technologie, j'en suis très content.
  • On remarque que LINQ to XML connaît le même succès, même s'il reste moins utilisé (47%) et que les prévisions d'utilisation sont moins spectaculaires (58%). Il reste donc des efforts d'information à fournir ! XML étant partout nous devrions avoir presque 100% d'utilisation de LINQ to XML qui simplifie grandement toutes les opérations sur ces sources de données. Cela confirme la place que je consacre à LINQ to XML dans mon prochain ouvrage (plus de news à ce sujet d'ici quelques semaines).
  • LINQ to SQL connaît un succès plutôt étonnant pour un OR/M (37% en production !) et vous êtes mêmes 47% à déclarer que vous utiliserez cette techno dans les prochains mois. Il va falloir vous calmer un peu sur LINQ to SQL. En effet, il fait un peu doublon avec LINQ to Entities tout en étant bien plus limité. De ce que je sais, Microsoft a décidé d'arrêter les frais sur LINQ to SQL au profit de LINQ to Entities. LINQ to SQL continuera d'exister mais n'espérez pas trop qu'il se charge de grosses nouveautés pour le faire ressembler à LINQ to Entities... Migrer dès maintenant vers l'Entity Framework dès maintenant et ne débutez plus de nouveaux projets en LINQ to SQL, c'est mon conseil du jour...
  • LINQ to Datasets est le parent pauvre du sondage : 0% en production ! Le pauvre...  Il y a forcément une raison derrière cet état de fait que le sondage ne peut pas percer. Le Dataset est-il de moins en moins utilisé ? Les techniques d'accès aux objets via LINQ et les collections d'objets ont-elles balayé les anciennes coutumes plus proche du SQL et des représentations en tables ? Vous êtes malgré tout 53% à déclarer que vous utiliserez cette techno dans les 6 mois. Renversement étonnant. Les commentaires de ce billet sont ouverts, n'hésitez pas à vous exprimer !
  • LINQ to Entities fait mouche, 11% en production, déjà un joli score pour une techno très récente et 68% de déclaration d'utilisation sous 6 mois. On voit à quel point l'objectivation des données via l'Entity Framework répond à une réelle attente. Continuez, LINQ to Entities c'est l'avenir, de façon bien plus pragmatique que d'espérer l'avènement des bases de données objet qui n'arrivera probablement jamais maintenant (en dehors de quelques succès d'estimes comme DB4O ou O2 dont l'utilisation en production est marginale).
  • Le Workflow (WF) est utilisé par 5% d'entre vous et 16% prévoient de s'en servir. C'est vraiment un beau score pour une techno très peu mise en avant, sur laquelle on trouve peu de ressources et d'exemples. Mais que ceux qui se lancent dans cette voie se rassurent, WF s'imposera avec le temps. Il faut juste laisser un peu de temps aux développeurs pour digérer toutes les nouveautés de .NET qui sont toutes aussi essentielles les unes que les autres. Hélas les journées ne comptent que 24h !
  • WPF est adopté par 21% d'entre vous. C'est encore un peu faible, mais vous êtes 53% à déclarer vouloir l'utiliser en production dans les 6 mois. Adios WinForms ? Très certainement, à termes. Reste à maîtriser WPF, Blend, Design et à trouver un copain ou une copine infographiste. Car si faire du WPF c'est juste poser des composants sur une fiche et utiliser des thèmes "tout fait", c'est en utiliser 10% des possibilités, autant rester en WinForms... Je ne doute pas un instant que vous l'avez compris et que vous avez déjà passé des annonces pour recruter un graphiste ! :-)
  • Xbap, 5% en production, 16% d'intention. Que dire de plus. Microsoft même ne pousse pas / plus cette techno pourtant séduisante à plus d'un titre. Mais cela se comprend. Xbap ce sont les possibilités graphiques de WPF avec les limitations du Web et l'obligation d'une cible Internet Explorer. A ce jeu là Silverlight tire son épingle du jeu. Si les limites du Web sont les mêmes, et même si son support de WPF et du framework est plus limité que Xbap, Silverlight offre la portabilité Mac/Linux et ne se limite pas à IE. Xbap restera vraisemblablement une techno de niche, répondant à des besoins très ponctuels. Ailleurs Silverlight sera préféré.
  • Avec 32% en production Silverlight confirme ce que je disais. Il faut dire que la sortie de la V2 et de tous ces avantages secoue le cocotier ! 53% d'entre vous déclare qu'ils vont utiliser Silverlight dans les 6 mois. C'est une adoption massive qui semble donc s'annoncer. Je pense d'ailleurs que c'est par Silverlight que WPF s'imposera et séduira. C'est ce qui semble se produire. Les retombées WPF desktop auront lieu plus tard, lorsque Windows 7 aura pris la place que Vista aurait du occuper sur le marché.
  • WCF est bien installé (53%) et stable (53%) ! La communication prend une place importante dans les développements, ce qui est logique et dans l'air du temps.
  • Reste les "autres" technologies. J'avais laissé ouvert cette possibilité car je sais bien que certaines personnes n'aiment pas se sentir coincer par un questionnaire fermé... Parmi celles en production (les technos par les personnes!) on notera, par force WinForms, ASP.NET qui ne faisait pas partie de mon sondage, la techno est moins récente que celles que j'avais choisi de sonder, ASP.NET Ajax et de façon amusante "aucune et N/A". Dans les intentions sous 6 mois on voir revenir ASP.NET Ajax, ce qui semble normal et une personne qui indique ASP.NET MVC (Sylvain tu es démarqué !).

Conclusion

Il n'y a rien à conclure, je ne vous jouerai pas le jeu des sondeurs avant les élections qui se plantent à chaque fois. A vous de conclure ! J'ai juste profité de quelques constats pour discuter un peu. Vos commentaires sont les bienvenus !

C# - Les optimisations du compilateur dans le cas du tail-calling

Les optimisations du compilateurs C# ne sont pas un sujet de discussion très courant, en tout cas on voit très nettement que le fait d'avoir quitté l'environnement Win32 pour l'environnement managé de .NET a fait changer certaines obsessions des codeurs... Ce n'est pas pour autant que le sujet a moins d'intérêt ! Nous allons voir cela au travers d'une optimisation particulière appelée "tail-calling" (appel de queue, mais je n'ai pas trouvé de traduction française, si quelqu'un la connaît, qu'il laisse un commentaire au billet).

Principe

On appelle "tail-calling" un mécanisme d'optimisation du compilateur qui permet d'économiser les instructions exécutées en même temps que des accès à la pile. Les circonstances dans lesquelles le compilateur peut utiliser cette optimisation sont celles où une méthode se termine par l'appel d'une autre, d'où le nom de tail-calling (appel de queue).

Prenons l'exemple suivant :

static public void Main()
{
    Go();
}
 
static public void Go()
{
    Première();
    Seconde();
    Troisième();
}
 
static public void Troisième()
{
}

Dans cet exemple le compilateur peut transformer l'appel de Troisième() en un appel de queue (tail-calling). Pour mieux comprendre regardons l'état de la pile au moment de l'exécution de Seconde()  : Seconde()-Go()-Main()

Quand Troisième() est exécutée il devient possible, au lieu d'allouer un nouvel emplacement sur la pile pour cette méthode, de simplement remplacer l'entrée de Go() par Troisième(). La pile ressemble alors à Troisième()-Main().

Quand Troisième() se terminera elle passera l'exécution à Main() au lieu de transférer le trait à Seconde() qui immédiatement devra le transférer à Main().

C'est une optimisation assez simple qui, cumulée tout au long d'une application, et ajoutée aux autres optimisations, permet de rendre le code exécutable plus efficace.

Quand l'optimisation est-elle effectuée ?

La question est alors de savoir quand le compilateur décide d'appliquer l'optimisation de tail-calling. Mais dans un premier temps il faut se demander de quel compilateur nous parlons.... Il y existe en effet deux compilateurs dans .NET, le premier prend le code source pour le compiler en IL alors que le second, le JIT, utilisera ce code IL pour créer le code natif. La compilation en IL peut éventuellement placer certains indices qui permettront de mieux repérer les cas où le tail-calling est applicable mais c'est bien entendu dans le JIT que cette optimisation s'effectue.

Il existe de nombreuses règles permettant au JIT de décider s'il peut ou non effectuer l'optimisation. Voici un exemple de règles qui font qu'il n'est pas possible d'utiliser le tail-calling (par force cette liste peut varier d'une implémentation à l'autre du JIT) :

  • L'appelant ne retourne pas directement après l'appel;
  • Il y a une incompatibilité des arguments passés sur la pile entre l'appelant et l'appelé ce qui imposerait une modification des arguments pour appliquer le tail-calling;
  • L'appelant et l'appelé n'ont pas le même type de retour (données de type différents, void);
  • L'appel est est transformé en inline, l'inlining étant plus efficace que le tail-calling et ouvrant la voie à d'autres optimisations;
  • La sécurité interdit ponctuellement d'utiliser l'optimisation;
  • Le compilateur, le profiler, la configuration ont coupé les optimisations du JIT.

Pour voir la liste complète des règles, jetez un oeil à ce post.

Intérêt de connaitre cette optimisation ?

Normalement les optimisations du JIT ne sont pas un sujet intéressant au premier chef le développeur. D'abord parce qu'un environnement managé comme .NET fait qu'à la limite ce sont les optimisations du code IL qui regarde directement le développeur et beaucoup moins la compilation native qui peut varier d'une plateforme à l'autre pour une même application. Ensuite il n'est pas forcément judicieux de se reposer sur les optimisations du JIT puisque, justement, ce dernier peut être différent sans que l'application ne le sache.

Qui s'intéresse à l'optimisation du tail-calling alors ? Si vous écrivez un profiler c'est une information intéressante, mais on n'écrit pas un tel outil tous les jours... Mais l'information est intéressante lorsque vous déboguez une application car vous pouvez vous trouver face à une pile d'appel qui vous semble "bizarre" ou "défaillante" car il lui manque l'une des méthodes appelées !

Et c'est là que savoir qu'il ne faut pas chercher dans cette direction pour trouver le bug peut vous faire gagner beaucoup de temps... Savoir reconnaître l'optimisation de tail-calling évite ainsi de s'arracher les cheveux dans une session de debug un peu compliquée si on tombe en plus sur un pile d'appel optimisée. Un bon debug consiste à ne pas chercher là où ça ne sert à rien (ou à chercher là où c'est utile, mais c'est parfois plus difficile à déterminer !), alors rappelez-vous du tail-calling !

Et stay tuned !

nota: le présent billet est basé sur un post de l'excellent blog ASP.NET Debugging

Vous et le framework .NET

Dans la jungle des technologies .NET il est intéressant de savoir ce que vous utilisez déjà en production et ce que vous prévoyez d'utiliser dans ce contexte. Je parle bien de production, pas des essais que nous faisons tous et qui remplissent nos machines, non, uniquement ce qui est installé chez des clients (ou utilisateurs) ou en cours de développement.

Comme je ne vais pas vous demander de laisser un message à ce billet et puis faire le tri après, pour faire plus simple j'ai mis en place un petit sondage. D'ici quelques temps je "relèverai les compteurs" et je les publierai ici. Répondre à ce sondage est ainsi un moyen simple pour que nous sachions les uns les autres ce qui est utilisé (ou en prévision d'utilisation). 

Merci d'avance de prendre une minute pour réponse au sondage qui se trouve ici :

Cliquez ici pour lancer le sondage.

Stay Tuned pour les résultats (et pour bien d'autres news entre temps...) !

Astuce : recenser rapidement l'utilisation d'une classe dans une grosse solution

Comment recenser toutes les utilisations d'une classe précise dans une grosse solution pleine de projets ?

Certains proposeront d'utiliser la fonction "find usage" de Resharper. Certes mais tout le monde n'a pas cet add-in. Et même si vous l'avez, vous n'êtes pas sûr que là où vous aurez à intervenir il sera toujours là...

D'autres proposeront le Ctrl-F. C'est pas mal mais ça trouvera aussi les bouts de texte qui citent la classe ou qui contiennent le nom de cette dernière. Les plus torturés proposeront alors d'utiliser une expression régulière. Techniquement c'est mieux mais concevoir une belle ER qui fasse bien le boulot, tout le monde ne sait pas forcément faire.

Non, moi je vous parle d'un moyen ultra simple et absolument sûr de trouver toutes les utilisations d'une classe dans des tas projets en quelques secondes sans trop se fatiguer.

... Vous séchez ? Alors voici la réponse : l'attribut Obsolete.

C'est tout bête, c'est une utilisation un peu détournée de la chose il faut l'avouer, mais il suffit d'ajouter devant la définition de la classe en question l'attribut
[Obsolete("blabla")]
public class TheClassARepérer ...
 
et l'affaire est jouée. Faites un Rebuild de la solution et dans les warnings vous aurez la liste de tous les endroits où la classe est utilisée. Un double-clic vous amènera directement dans le code en question.

Quand l'opération est terminée, il suffit de supprimer l'attribut. La manip est ultra légère, peu de chance d'introduire un bug, et si on onblit l'attribut ça se verra tout de suite dans les warnings.

Malin non ?

Alors Stay Tuned !

Debug ou Cracking ? Des outils .NET à la frange des deux mondes...

Un debugger comme celui de Visual Studio n'est que rarement comparé à un outil de cracking pour la bonne raison que son utilisation s'effectue systématiquement (ou presque) sur des applications en cours de développement / maintenance, impliquant que l'opérateur du debug a le droit d'accéder aux sources. Mais comment catégoriser les outils qui suivent ?

Les trois outils dont je vais vous parler aujourd'hui se situent tous à la limite entre debugging et cracking, non pas forcément par la volonté de leur concepteur mais bien par leur nature. Il s'agit en fait d'applications autonomes capable de percer les secrets d'applications .NET en cours de fonctionnement (2 outils sur les 3 pour être précis, l'un est un visualisateur pour VS).

Outils de debug très intéressants ne nécessitant pas forcément l'installation de VS sur la machine, ces applications sont des compagnons à mettre dans votre boîte à outils. Utilitaires autonomes pouvant être utilisés par n'importe qui, l'existence même de ces outils ouvre la voie à un cracking autrement plus simple que l'utilisation d'outils comparables pour Win32. La haute cohérence de .NET et sa "lisibilité" rendant l'opération moins ardue.

Anges ou Démons ?

Les objets n'ont pas d'âme (si tant est que les êtres vivants en aient une) mais surtout ils n'ont pas de conscience. De tels outils ne peuvent donc être taxés en eux-mêmes d'être "diaboliques". C'est l'Homme qui appuie sur la gâchette que l'on juge et condamne, non les particules de poudre et l'amorce ayant permis à la balle de sortir de l'arme... A vous d'en faire bonne usage donc. Le plus important étant même de savoir que de tels outils existent pour éventuellement réfléchir, pour des applications sensibles, à comment rendre inopérantes des attaques qui utiliseraient cette approche.

Les outils

Crack.NET

Ecrit par Josh Smith, cet outil est un "logiciel de débogage et de scripting qui vous donne accès à l'intérieur de toute application .NET desktop" (d'après la traduction de la présentation de l'auteur). Une fois lancé l'utilitaire permet de choisir l'application .NET à cracker (selon les termes mêmes du bouton de lancement). Visualiser la mémoire, traverser les grappes d'objets, il est ainsi possible de tracer l'état de l'application "victime". Imaginons un mot de passe de connexion à une base de données ou à un Service Web, même si l'exécutable est obfusqué, même si les valeurs sont cryptées sur disque, il devient possible de lire ces dernières en clair une fois en mémoire de l'application.

On flirte avec la limite cracking / debugging, mais encore une fois l'intention coupable ou non est du ressort de la conscience de l'utilisateur de l'outil.

Un outil à posséder donc.

http://joshsmithonwpf.wordpress.com/cracknet/

Mole

Mole est un outil un peu différent, c'est un visualisateur pour Visual Studio qui permet de plonger dans les arborescences d'objets, de visualiser les valeurs mais aussi de les modifier.

En tant qu'outil pour VS la frontière du cracking s'éloigne, celle du debugging étant plus clairement visible.

"Mole a été conçu pour permettre au développeur non seulement d'afficher des objets ou des données, mais aussi de percer et visualiser les propriétés de ces objets, puis de les modifier. Mole permet un nombre illimité d'objets et de sous-objets en cours d'inspection. Quand Mole trouve un objet IEnumerable, les données peuvent être visualisées dans une DataGridView ou dans une grille de propriétés. Mole gère facilement les collections qui contiennent plusieurs types de données. Mole permet aussi au développeur de voir les champs non publics de tous les objets. Vous pouvez apprendre beaucoup sur le framework. NET en inspectant ainsi les données de vos applications."

http://karlshifflett.wordpress.com/mole-for-visual-studio/

Snoop

"Snoop est un utilitaire conçu pour simplifier le débogage visuel des applications WPF à l'exécution."

Un peu comme Crack.NET il s'agit ici d'un utilitaire autonome permettant d'inspecter une application WPF lors de son exécution. Cela peut s'avérer très utile en debug, mais peu présenter certains risques entre de mauvaises mains...

 

En tout cas, si vous développez des applications WPF, il faut avoir Snoop, il peut fournir une aide appréciable en plus du debug sous VS.

http://blois.us/Snoop/

Conclusion

Objets inanimés avez-vous une âme ? Questionnait Lamartine. Les objets numériques qu'il n'a pas connus n'en ont ni plus ni moins que les objets physiques en tout cas. Cracker ou debugger, c'est à vous de voir avec votre conscience, mais dans tous les cas, il est important de connaître l'existence de tels outils qui peuvent s'avérer bien pratiques dans certaines circonstances.

Stay Tuned !

Un générateur de code C#/VB à partir d'un schéma XSD

Générer du code C# depuis un schéma XSD est un besoin de plus en plus fréquent, XML étant désormais omniprésent. On trouve dans le Framework l'outil "xsd.exe" qui permet une telle génération toutefois elle reste assez basique. C'est pour cela qu'on trouve aussi des outils tiers qui tentent, chacun à leur façon, d'améliorer l'ordinaire.

XSD2Code est un de ces outils tiers. Codé par Pascal Cabanel et releasé sur CodePlex, c'est sous la forme d'un add-in Visual Studio que se présente l'outil (le code source contient aussi une version Console).

Son originalité se trouve bien entendu dans les options de génération qui prennent en compte INotifyPropertyChanged ainsi que la création de List<T> ou ObservableCollection<T>. D'autres options comme la possibilité de générer le code pour C# ou VB.NET, le support des types nullable, etc, en font une alternative plutôt séduisante à "xsd.exe". La prise en compte des modifications de propriété (et la génération automatique du code correspondant) autorise par exemple le DataBinding sous WPF ou Silverlight... A ne pas négliger surtout que Silverlight 2 est releasé officiellement depuis hier !

Comme Pascal suit ce blog il pourra certainement m'éclairer sur le pourquoi d'un petit dysfonctionnement (j'ai aussi laissé un message dans le bug tracker du projet): lorsque l'add-in est installé, et après l'avoir activé dans le manager d'add-in je ne vois hélas pas l'entrée de menu apparaître sur le clic-droit dans l'explorateur de solution (sur un fichier xsd bien sûr). Heureusement, le code source étant fourni sur CodePlex et le projet intégrant une version console de l'outil j'ai pu tester la génération de code C# en ligne de commande. Il est vrai que l'intégration de l'outil dans l'IDE est un sacré plus que je suis triste ne n'avoir pu voir en action :-( Peut-être s'agit-il d'un problème lié au fait que ma version de VS est en US alors que mon Windows est en FR ? Cela trouble peut-être la séquence qui insère la commande dans le menu contextuel ?

Un petit détail à régler donc, mais dès que j'ai des nouvelles je vous en ferai part (Pascal tu peux aussi laisser la solution en mettant un commentaire à ce billet si tu veux).

Le projet XSD2Code est fourni en deux versions, code source et setup près à installer. Pascal a même créé une petite vidéo montrant l'add-in en action.

Un outil qui, même en version console, remplace avantageusement "xsd.exe" et qui a donc toutes les raisons de se trouver dans votre boîte à outils !

Bon dev

Et Stay Tuned ! 

XAML Power Toys mis à jour pour WPF .NET 3.5 SP1 et Silverlight 2 !

Les XAML Power Toys sont des petits outils bien pratiques qui s'intègrent à Visual Studio 2008, leur mission : générer du code XAML pour des tas de situations et ainsi simplifier le codage.

Laissons l'auteur des XAML Power Toys dire à quoi ils servent :

"L'objectif principal de XAML Power Toys est de fournir des outils qui permettent aux développeurs de rapidement mettre en page et maintenir des formulaires de type business en utilisant les contrôles d'I.U. livrés avec Visual Studio."
(The primary goal of XAML Power Toys is to deliver tools that enable developers to quickly layout and maintain Line of Business Application forms using the UI controls that ship with Visual Studio.)
Bon, c'est pas forcément plus clair dit comme ça... Alors le mieux, vous savez quoi ? ... et bien c'est d'aller sur le site de ce bon Karl et de regarder les captures d'écran et les exemples qu'il y commente !
XAML Power Toys est en tout cas un add-in à posséder, il rend vraiment service lorsqu'on travaille sous VS. On préfèrera certainement l'aspect visuel de Expression Blend pour modifier du XAML mais lorsqu'on développe une application WPF ou Silverlight on a de toute façon VS et Blend ouverts en même temps, l'un pour le visuel, l'autre pour le code C# et quand on est sous VS, il est parfois plus rapide de modifier le code XAML "à la main" pour certaines choses que de switcher sur Blend. Donc même quand on travaille avec les deux EDI à la fois, ces petits "jouets puissants" (Power Toys !) sont des aides à ne pas négliger !
Bon XAML
... Et Stay Tuned !

Améliorer le debug sous VS avec les proxy de classes

Visual Studio est certainelement l'IDE le plus complet qu'on puisse rêver et au-delà de tout ce qu'il offre "out of the box" il est possible de lui ajouter de nombreux add-ins (gratuits ou payants) permettant de l'adapter encore plus à ses propres besoins. Ainsi vous connaissez certainement les "gros" add-ins comme Resharper dont j'ai parlé ici quelque fois ou GhostDoc qui écrit tout seul la doc des classes. Vous connaissez peut-être les add-ins de débogage permettant d'ajouter vos propres visualisateurs personnalisés pour le debug. Mais vous êtes certainement moins nombreux à connaître les proxy de classes pour le debug (Debugger Type Proxy).Plus...

Créer des documents XAML directement depuis Word 2007

XAML, le langage de description graphique de WPF et Silverlight, est un format XML offrant une grande souplesse pour représenter aussi bien des graphismes en 3D que des fenêtres Windows et leur contenu en passant par les animations, les sites Web ou les flux vidéo et j'en oublie des tonnes... Tout comme HTML il est possible de taper les balises à la main. C'est formateur mais peu productif !

Je me rappelle d'une époque où un "vrai" développeur Web, "un dur, un tatoué", se devait de développer tout un site en HTML uniquement avec le bloc-notes, se servir de DreamWeaver ou autres logiciels de mise en page dédié était un truc de fillette ("les durs, les tatoués" utilisent bien entendu d'autres mots qui tombent sous le coup de la censure anti homophobie...). On retrouve ce réflexe de geek autiste avec toute nouvelle technologie et certains aujourd'hui mettent un point d'honneur à faire une application Silverlight ou WPF en tapant tout le XAML à la main... Même si l'aspect formateur de la chose que je soulignai plus haut possède un certain attrait, cette démarche est loin d'être la plus productive. Il existe en effet des logiciels comme Expression Blend ou même VS 2008 qui offre une approche visuelle de XAML, ce qui est le minimum pour une technologie justement basée sur le visuel !

De fait, qu'il s'agisse d'une application Silverlight ou d'une application desktop WPF ou XBap, il arrive souvent qu'on ait du texte à présenter. Et quitte à écrire des tartines à l'écran, autant que cela soit gracieux...

C'est là que ça se complique... Car bien entendu ni Blend ni VS 2008 ne sont des traitements de texte...

On se demande alors s'il n'y aurait pas une façon élégante d'utiliser Word puis de récupérer le document en XAML, bout de code qu'il n'y aurait plus qu'à coller dans son application.

Si, c'est possible ! ((c) Hassan Céhef, Les Nuls).

En utilisant Word 2007 et le plugin Word 2007 XAML Generator dont le code binaire et le code source .NET sont téléchargeables ici.

Ce plugin pour Word 2007 est intéressant à plus d'une titre. Outre sa fonction première qui est bien utile, le code source illustre la façon d'écrire des plugins pour Word 2007 ce qui donnera peut-être des envies à certains d'entre vous !

Partons d'un document Word (on voit l'onglet XAML, non affiché sur cette capture, en fin de ligne de la barre d'outils) :

 

Une fois le plugin installé, en appelant le menu "enregistrer sous" nous trouvons une option "XAML" (je vous fait grâce de la copie d'écran de ce menu). Il n'y a plus qu'à donner un nom de fichier et à valider. Nous voici maintenant en possession d'une fichier XAML qui contient notre document Word sous la forme d'un FlowDocument si on a choisi une exportation WPF ou un TextbBlock pour Silverlight.

Pour visualiser le résultat rapidement je vous conseille l'excellent freeware Kaxaml. La capture ci-dessous montre dans sa partie supérieure le FlowDocument contenant notre document Word "xamelisé" et, dans sa partie inférieure, le code XAML créé par le plugin. Une fois ce dernier copié/collé dans votre application vous aurez l'assurance d'un visuel de grande qualité. Tout d'abord le texte sera contrôlé (orthographe et grammaire de Word) limitant les coquilles (pas comme sur ce blog pour lequel je n'ai pas de correcteur!), mais il disposera aussi d'une mise en page riche avec des styles cohérents. Enfin, sa représentation à l'écran sera conforme à l'idée qu'on se fait d'une texte propre et professionnel affiché par une application de type WPF ou Silverlight.  Que des avantages donc.

 

On notera que le plugin affiche aussi une barre d'outil dans Word 2007 permettant de régler certains paramètres et d'effectuer le choix entre une exportation WPF ou Silverlight (qui utilise un TextBlock au lieu d'un FlowDocument). La fonction de preview qui est aussi disponible dans la barre d'outils est particulièrement appréciable.

Voici le FlowDocument intégré dans une fenêtre WPF:

Savoir faire fonctionner tous les outils ensemble pour produire des applications riches est une grande force, disposer de petits logiciels ou plugins tels que Word 2007 XAML Generator permet de combler le gap entre certains de ces outils, de faire un pont. Un pont c'est bête, parfois juste une petite planche posée au-dessus d'une tranchée de chantier. Mais qu'est-ce que ça change la vie !

Bon Dev

... Et Stay Tuned !