Dot.Blog

C#, XAML, Xamarin, UWP/Android/iOS

Adios XP !

Et oui, nous sommes le 1er juillet et nous entrons dans une ère nouvelle, depuis ce matin XP ne peut plus être acheté en magasin...

Microsoft prévoit quelques dérogations de ci de là et a repoussé la fin du support à 2014 au lieu de 2009.

Mais il va falloir s'y faire, l'OS d'un PC s'appelle Vista, plus XP. A moins de passer à Linux, réponse extrême et peu rentable puisque dans ce cas ce ne sont pas quelques incompatibilités avec les programmes qu'on possède qu'il faudra gérer, mais une incompatibilité totale...

Il n'en reste pas moins vrai que XP a été la première version de Windows aussi complète et aussi stable. Ceci explique cela puisque c'est aussi celle qui a connu la durée de vie la plus longue sur le marché.

C'est donc bien une époque qui s'achève et une autre qui commence.

O'lé com'tche !*

(* "c'est comme çà !" en patois charentais :-) )

De toute façon toutes les machines récentes sont livrées avec Vista et seuls les possesseurs de dinosaures (machines de plus d'un an donc en jargon d'informaticien) auront à gérer la transition... Pour ma part la machine spécialisée pour le Home Studio restera en XP, mes portables sont déjà sous Vista et ma machine principale est en double boot XP/Vista, la question est donc réglée depuis un moment  :-)

Hasta la .. Vista !

Linq au quotidien, petites astuces et utilisations détournées...

Linq je vous en parle souvent, c'est tellement génial. Et ce que j'aime bien c'est trouver des utilisations presque à contre-sens de Linq.
J'entends par là des façons de "rentabiliser" Linq à toute autre tâche que d'interroger des données (SQL, XML ou autres).

Je ne suis pas le seul dans ce cas ! J'ai au moins trouvé un autre zigoto qui s'amuse au même jeu, Igor Ostrovsky dont vous pouvez visiter le blog (cliquez sur son nom). Comme il s'exprime en anglais et que je sais que certains visiteurs ici ne sont pas forcément doués pour cette langue, voici une adaptation libre(*) de son billet présentant quelques astuces très amusantes.
(*) je n'ai repris que les exemples de code, le texte et le projet exemple sont de mon cru, si vous parlez anglais je vous laisse découvrir la prose de Igor sur son blog.

Initialiser un tableau, une liste

Il est souvent nécessaire d'initialiser une array avec des éléments qui, pour que cela soit utile, répondent à certains critères. Normalement cela se règle soit sous la forme d'une liste de constantes dans la déclaration de l'array, ce qui est pour le moins assez peu souple, soit sous la forme d'un code d'initialisation, ce qui du coup devient assez lourd pour parfois pas grand chose... C'est oublier que Linq peut apporter ici une aide non négligeable !

Voici trois exemples :

int[] A = Enumerable.Repeat(-1, 10).ToArray();
int[] B = Enumerable.Range(0, 10).ToArray();
int[] C = Enumerable.Range(0, 10).Select(i => 100 + 10 * i).ToArray();

Les trois arrays contiendront 10 éléments. "A" contiendra 10 éléments tous égaux à -1. "B" contiendra la suite 0 à 9, et "C" contiendra la suite de 100 à 190 par pas de 10.

Amusant, n'est-il pas ?

Plusieurs itérations en une seule

Imaginons que nous possédions deux arrays, A1 et B2, chacune contenant une sélection différente d'éléments. Supposons que souhaitions appliquer le traitement "Calcule(x)" aux éléments de ces deux arrays. La solution s'imposant serait :

foreach (var x in A1) { Calcule(x); }
foreach (var x in A2) { Calcule(x); }

Ce n'est pas très long, mais répéter du code n'est jamais très élégant. Voici comme Linq permet de faire la même chose en une seule boucle :

foreach (var x in A1.Concat(A2)) { Calcule(x); }

L'opérateur Concat effectue une .. concaténation, donnant l'illusion à notre boucle qu'elle travaille sur une seule et même array alors qu'il n'en est rien... On notera que Linq travaillant au niveau des énumérateurs, il n'y même pas de variable temporaire créée par le mécanisme pour stocker la concaténation. C'est élégant et en plus c'est efficace du point de vue de la mémoire.

Fun, isn't it ?

Créer des séquences aléatoires

Il est parfois nécessaire de créer des séquences aléatoires, pour tester un bout de code par exemple. La classe Random est bien pratique mais encore une fois il faudra déclarer le tableau puis déclarer une méthode pour l'initialiser en utilisant Random. Avec Linq tout cela peut se réduire à deux déclarations :

Random rand = new Random();
var ListeAléatoire = Enumerable.Repeat(0, 10).Select(x => rand.Next(10,500));

Le tableau "ListeAléatoire" contiendra 10 nombres aléatoires entre 10 et 500, et pas une seule déclaration de méthode à l'horizon. Vous noterez en revanche l'utilisation qui est faite de l'expression Lambda (nouveauté de C# 3.0) au niveau du Select.

Créer des chaînes de caractères

Si les exemples portent jusqu'ici sur des tableaux de nombres, c'est par pure souci de simplification. Il est bien entendu possible d'appliquer les mêmes astuces à d'autres types de données comme les chaînes :

 string chaine = new string( Enumerable.Range(0, 20) .Select(i => (char)(‘A’ + i % 3)) .ToArray());

La chaîne "chaine" contiendra "ABCABCABCABCABCABCAB". Remplacez le "20" par un "rand.Next(10,100)" par exemple, et en plus la longueur de la chaîne sera elle-même aléatoire. C'est pas pratique ça ?

Dans les commentaires du blog de Igor, un lecteur proposait une autre façon d'initialiser une chaîne avec Linq, la voici pour l'intérêt de la démonstration de la versatilité de Linq :

string chaine2 = string.Join(string.Empty, Enumerable.Repeat("ABC", 7).ToArray());

Ici on peut passer une pattern et un nombre de répétition.

Convertir une valeur en séquence de 1 objet

Il est parfois nécessaire de convertir une valeur en une séquence de longueur 1. Passer un paramètre unique là où un tableau de valeur est attendu réclame de créer le fameux tableau et de l'initialiser. Rien de bien méchant mais pourquoi ne pas mettre Linq à contribution ?

IEnumerable<int> sequence = Enumerable.Repeat(LaValeur, 1);

La répétition de 1 élément peut sembler être une sorte de contresens, mais si les concepteurs de la fonction partageaient cette opinion n'auraient-ils pas levé une exception pour toute valeur inférieure à 2 ... :-)
C'est en tout cas un moyen bien pratique d'arriver au résultat souhaité en une seule opération !

Enumérer tous les sous-ensembles d'un tableau

Il s'agit plus ici d'un "plaisir pervers" que d'une réelle utilité quotidienne il faut l'avouer, mais pour l'intérêt de la syntaxe voici comment énumer tous les sous ensembles d'un tableau (attention, si la taille du tableau dépasse quelques dizaines d'éléments le temps de calcul peut vite exploser ...) :

T[] tableau = …;
var subsets = from m in Enumerable.Range(0, 1 << tableau.Length)
              select
                  from
i in Enumerable.Range(0, tableau.Length)
                  where (m & (1 << i)) != 0
                  select arr[i];

Je vous laisse réfléchir à la syntaxe, peu évidente de prime abord, et le côté un peu "tordu" de cette astuce, mais elle répond à un besoin qui l'est tout autant. Et Linq peut aussi servir à cela.
Quelques clés pour comprendre : la requête ne retourne pas des items de "tableau" mais bien des sous ensembles de "tableau", c'est à dire des tableaux. Chaque tableau contient une combinaison unique d'éléments de "tableau". Si vous prenez tableau = B de notre premier exemple (c'est à dire la suite d'entiers 0 à 9), la requete Linq ci-dessus retournera 1024 sous-ensembles. Avouez que bien qu'un peu difficile à comprendre à première lecture, le procédé est d'une grande élégance... (Vous pouvez regarder le fonctionnement de cette requête de plus près grâce au projet démo téléchargeable en fin d'article).

Un peu de code...

Pour mieux comprendre les choses il est toujours préférable de faire tourner un bout de code. J'y ai pensé ! Vous trouverez un projet console complet plus bas ;-)

Conclusion

Igor montre au travers de ces différentes utilisations de Linq ce que je tente aussi de vous montrer dans mes billets : Linq est d'une grande souplesse, Linq ne se limite pas à faire du SQL en C#, Linq est un atout majeur pour le développeur qui sait s'en servir au quotidien. Initialiser un tableau, convertir un tableau dans un type différent, jouer sur les combinatoires, fabriquer des chaînes de caractères ou des séquences aléatoires de test, etc, etc. Il n'y a pas un bout de code dans lequel il ne soit possible de glisser un peu de Linq pour le rendre plus sobre, plus élégant et souvent plus performant.
Remercions Igor pour ces exemples de code (seule chose reprise de son billet, j'ai mon propre style, il a le sien :-) )

Le code complet

LinqFun.rar (99,18 kb)

Bonus 

Mitsu, qu'on ne présente plus, ça serait faire insulte à sa notoriété !, a proposé il y a quelques temps déjà une autre astuce Linq tout à fait amusante, elle consiste à obtenir la décomposition d'un nombre en facteurs premiers au travers de requêtes Linq et d'un class helper permettant d'écrire : 144.ToPrimeNumbersProduct() et d'obtenir en sortie "2^3 * 3^2 * 7". Je vous en conseille la lecture en suivant ce lien.

 

Mieux utiliser les "Master Page" de ASP.NET

Quelle belle invention que les pages maîtres (Master Page) introduites sous ASP.NET 2.0 ! Quand on pense aux contorsions nécessaires pour avoir un menu ou des bandeaux lattéraux sans cet ajout décisif, et pire quand on sait comment il fallait faire ( et qu'il faut encore faire) sous d'autres environnements...

Bref les pages maître c'est super. Mais voilà, il arrive que les pages de contenu doivent accéder à des champs de la page maître, soit pour y lire certaines informations, soit pour en écrire (cas d'un label d'info se trouvant sur une MP dont le contenu est changé par la page courante par exemple).

La (mauvaise) méthode habituelle 

Prenons l'exemple du label (que vous remplacerez mentalement par ce que vous voulez du moment qu'il s'agit d'un objet de la MP). On rencontre très souvent un code qui ressemble à cela dans les pages détails :

Label info = this.Master.Page.FindControl("labelInfo") as Label;
if (info != null) { info.Text = "information sur la page en cours..."; }

 Et encore, le test sur le null est plutôt un luxe qui ne se voit pas dans tous les codes !

Bien entendu cette méthode fonctionne, mais elle n'est franchement pas propre. Au moins pour une raison, c'est qu'une simple erreur de frappe dans le FindControl et c'est le bug, pas trop grave si le test sur null est ajouté comme dans l'exemple de code ci-dessus, mais bug quand même. En aucun cas le compilateur ne peut détecter l'erreur. Dommage pour un environnement fortement typé !

Mais ne riez pas trop vite, on rencontre des horreurs bien pire que le code montré ici : certains n'hésitent pas à transtyper la propriété this.Master.Page pour accéder directement à l'objet ! Et comme un mauvais chemin ne peut mener qu'à faire des âneries de plus en plus grosses, les éléments d'interface étant protected par défaut, pour que ça passe (en force!) les mêmes sont donc contraints de modifier la visibilité de l'objet convoité en le faisant passer en public. Dire que c'est du bricolage est très largement en dessous de la réalité.

Heureusement il existe une solution très simple qui marche et qui permet d'écrire un code de bien meilleur qualité, c'est la directive MasterType, trop peu connue et encore moins utilisée (il y a même des pervers qui en ont entendu parlé mais qui ne s'en servent pas, si, ça existe!).

La (bonne) méthode à utiliser

Elle se décompose en deux temps :

  • Temps 1 : Créer des propriétés dans la page maître
  • Temps 2 : utiliser la directive MasterType

La propriété 

Continuons sur notre exemple du label, il conviendra alors d'écrire quelque chose du genre (dans le code de la page maître donc) :

 public Label InfoLabel { get { return labelInfo; } }

Honnêtement il y a encore mieux à faire, personnellement je n'aime pas voir des objets exposés de la sorte. On créera plutôt une propriété de ce type :

public string Info { get { return labelInfo.Text; } set { labelInfo.Text=value;} }

Chacun ses préférences et ses justifications, nous venons en tout cas de répondre à la première exigence pour faire un code plus propre.

La directive

Dans le fichier .aspx de la page de contenu, il suffit d'ajouter la directive suivante :

<%@ MasterType VirtualPath="~/blabla/LaMasterPageDeMonSite.master" %>

Cette simple directement va instruire l'environnement du vrai type de la page master, et, Ô magie !, c'est la propriété this.Master qui est automatiquement typée correctement !

On peut dès lors reprendre le même code que celui proposé en introduction (celui utilisant FindControl) et le réécrire proprement en bénéficiant d'un typage fort et de tous les contrôles dignes d'un environnement comme ASP.NET :

this.Master.InfoLabel.Text = "info affiché sur la page maître";

On suppose ici avoir utiliser la méthode consistant à publier le label via une propriété. Avec la seconde méthode proposée, encore plus propre, le code sera encore plus simple et lisible :

this.Master.Info = "info affiché sur la page maître";

Conclusion

C'est pas plus joli comme ça ? ! Si, forcément...

Alors maintenant que vous savez que MasterType existe, n'hésitez pas à vous en servir... et ...

Stay Tuned !

Donner du peps à Linq ! (Linq dynamique et parser d'expressions)

J'ai eu moulte fois ici l'occasion de dire tout le bien que  je pense de LINQ, de sa puissance, de sa souplesse, de sa versatilité (de xml à SQL en passant par les objets et l'Entity Framework).

Mais une petite chose me chagrinait : toute cette belle puissance s'entendait "hard coded". Je veux dire par là que les expressions et requêtes LINQ s'écrivent en C# dans le code et qu'il semblait très difficile de rendre la chose très dynamique, sous entendu dépendant d'expressions tapées à l'exécution de l'application. En un mot, faire du LINQ dynamique comme on fait du SQL dynamique.

Ce besoin est bien réel et ne concerne pas que les sources SQL. Prenez une simple liste d'objets que l'utilisateur peut vouloir trier selon l'une des propriétés ou filtrer selon le contenu des objets... Comment implémenter une telle feature ?

Contourner ce manque en écrivant des parsers, en jonglant avec les expressions lamba et la réflexion n'est pas, il faut l'avouer, ce qu'il y a de plus simple. Mais rassurez-vous chez Microsoft des gens y ont pensé pour nous ! Seulement voila, la chose est assez confidentielle il faut bien le dire, et on ne tombe pas dessus par hasard. Ou alors c'était un jour à jouer au Lotto, voire à contrôler, selon les mauvaises langues, l'emploi du temps de sa femme !

La chose s'appelle "LINQ Dynamic Query Library", un grand nom pour une petite chose puisqu'il s'agit en réalité d'un simple fichier source C# à ajouter à ses applications.  Mais quel fichier source !

Toute la difficulté consiste donc à savoir que ce fichier existe et mieux, où il se cache... C'est là que c'est un peu vicieux, la chose se cache dans un sous-répertoire d'un zip d'exemples Linq/C#, fichier lui-même astucieusement planqué dans la jungle des milliers de téléchargement de MSDN...

Sans plus attendre allez chercher le fichier cliquant ici.

Une fois que vous aurez accepté les termes de la licence ("I Accept" tout en bas à gauche) vous recevrez le fichier "CSharpSamples.zip". Dans ce dernier (dont tout le contenu est vraiment intéressant) aller dans le répertoire "LinqSamples" puis dans le projet "DynamicQuery" vous descendrez dans une autre sous-répertoire appelé lui aussi "DynamicQuery" (non, ce n'est pas un jeu de rôle, juste un téléchargement MSDN!). Et là, le Graal s'y trouve, "Dynamic.cs".

Copiez-le dans vos projets, et ajouter un "using System.Linq.Dynamic". A partir de là vous pourrez utiliser la nouvelle syntaxe permettant de faire du LINQ dynamique. A noter que dans le répertoire de la solution vous trouverez aussi un fichier "Dynamic Expressions.html" qui explique la syntaxe du parser.

Quelles sont les possibilités de LINQ Dynamic Query Library ?

C'est assez simple, pour vous expliquer en deux images je reprend deux captures écrans tirées du blog de Scott Guthrie (un excellent blog à visiter si vous parlez l'anglais).

Voici un exemple de requête LINQ (en VB.NET, si j'avais refait la capture cela aurait été du C#, mais je ne vais pas rouspéter hein ! )

Maintenant voici la même requête utilisant du LINQ dynamique :

Vous voyez l'astuce ? Le filtrage et le tri sont maintenant passés en chaîne de caractères... Bien entendu cette chaîne peut avoir été construite dynamiquement par code (c'est tout l'intérêt) ou bien saisie depuis un TextBox rempli par l'utilisateur.

Ici pas de risque d'attaque par "SQL injection", d'abord parce que LINQ n'est pas limité à SQL et que le problème ne se pose que dans ce cas, mais surtout parce que LINQ to SQL utilise des classes issues d'un modèle de données "type safe" et que par défaut LINQ to SQL est protégé contre les attaques de ce type. Pas de souci à se faire donc.

Pour terminer j'insisterai lourdement sur le fait que LINQ ne se limite pas aux données SQL, et que l'astuce de LINQ dynamique ici décrite s'applique même à LINQ to Object par exemple. Laisser la possibilité à un utilisateur de trier une List<> ou une Collection<>, de la filtrer, tout cela en mémoire et sans qu'il y ait la moindre base de données est bien entendu possible.

LINQ est vraiment une innovation majeure en matière de programmation, pouvoir le dynamiser simplement c'est atteindre le nirvana...

Je vous laisse vous jeter sur vos claviers pour expérimenter du LINQ dynamique, amusez-vous bien !

..et surtout.. Stay tuned !

 

Le blues du générateur d'état (sous titré: Et si RDL était la solution ?)

Il n'y a pas que le "Set of" de Delphi qui peut donner le blues (voir ce billet pour comprendre), non, il y a pire, sous tous les langages, depuis toujours, sous tous les OS, l'informaticien a toujours eu le blues des générateurs d'état, et le blues, c'est peu dire...

[EDIT: Voir ce billet plus récent qui propose un tutor complet] 

Les delphistes ont pesté contre QuickReport et ses bugs après avoir ronchonné sur ReportSmith (qui s'en souvient?), Borland l'a remplacé un jour par RaveReport, encore pire, Microsoft intègre de longue date Crystal Report qui n'a jamais eu les faveurs des développeurs (comment peut-il encore exister d'ailleurs si personne ne l'aime ? un mystère), sans trop rien dire tout en le disant sans le dire, Microsoft propose un service de génération d'état dans Sql Server. Quelle drôle d'idée que de le lier au serveur (même s'il y a une logique compréhensible) plutôt que d'en faire un produit à part réellement intégré à VS. Mais peu de gens s'en servent et MS ne semblent pas non plus le promouvoir avec force et vigueur...

Je suis convaincu que les Java-istes, les C-istes, et même les cobolistes (heeuu non, eux ils faisaient les états à la main avec des petites étoiles pour dessiner les cadres), enfin à part les cobolistes donc, je suis convaincu que tous les développeurs du monde ont toujours été déçus par les générateurs d'état.

La faute à qui ? A la nature même des états... Un état cela peut être tout et n'importe quoi. D'un simple "listing" à l'ancienne, jusqu'à la mise en page d'une ordonnance ou d'un rapport d'activité annuel, d'une facture à une liasse fiscale, d'un chèque à un mailing publicitaire... Une vraie liste à la Prévert ! Et chacun de ces documents a ses propres exigences, ses priorités, ses "non négociables". Un mailing avec enveloppe à fenêtre ou une liaisse fiscale pré-imprimée devront se reposer sur un outil très précis au niveau du placements des zones, pour un listing c'est la facilité et la rapidité de mise en page en colonnes, les sous-totaux, les regroupements, les ruptures qui seront essentiels..

Bref, le générateur d'état idéal et parfait n'existe pas. Il en existe de très mauvais (non, je te citerai pas de noms !), d'autres meilleurs, mais aucun n'est adapté à tous les besoins.

RDL vous connaissez ?

Report Definition Language. Une norme de description d'état dérivée de XML, voilà ce qu'est RDL. C'est sur ce langage d'ailleurs que repose le service générateur d'état de SQL Server 2005 et 2008, mais RDL existe en dehors de cette base de données. Et c'est tout là son intérêt !

La description de la norme de novembre 2005 se trouve ici, une lecture édifiante, mais peu passionnante il faut l'avouer.

Le site suivant (ici) regroupe des informations complémentaires sur RDL ainsi que le composant ReportViewer de Microsoft qui s'intègre à Visual Studio (une version VS 2005 et une pour VS 2008 existent).

On trouve même ici un moteur RDL autonome ainsi qu'un designer visuel évitant de trop mettre les mains dans XML. Gratuit et avec les sources, accompagné d'un serveur d'états, il s'agit là d'une base intéressante.

RDL et ses trops rares outils restent encore trop confidentiels, la puissance descriptive du langage est pourtant plus qu'intéressante, la possibilité de requêter des sources SQL mais aussi des services Web, des flux RSS, etc, n'est qu'une des facettes de cette puissante alternative aux générateurs d'état classiques.

RDL est-t-il le générateur d'état idéal ?
Difficile à dire car c'est avant tout un langage, mais justement, là est sa force : les états deviennent descriptifs, "générables" par programmation (fabriquer un fichier XML à coup de WriteLine dans un fichier texte est d'une simplicité enfantine), partageables (RDL est un format ouvert et publié), et les moteurs traitant RDL savent exporter les états en PDF, HTML, CSV, MHT, Texte, RTF, etc..

Il n'y a pas à l'heure actuelle (à ma connaissance) de superbes designers hyper sexy pour RDL (mais VS 2008 intègre un designer visuel, le saviez-vous ?!), l'information est difficile à trouver, c'est le côté "underground" de RDL.. Mais si comme tous les informaticiens de la planète (et peut-être même de quelques exoplanètes!) vous avez le blues du générateur d'état, alors jetez un oeil à RDL, il y a des chances que cela vous séduise. Dans tous les cas vous aurez au moins gagné un sujet de conversation hyper branché pour la machine à café !

Merci qui ? ... Laughing

Alors stay tuned !

Les class Helpers, enfer ou paradis ?

Class Helpers 

Les class helpers sont une nouvelle feature du langage C# 3.0 (voir mon billet et mon article sur les nouveautés de C# 3.0).

Pour résumer il s'agit de "décorer" une classe existante avec de nouvelles méthodes sans modifier le code de cette classe, les méthodes en questions étant implémentées dans une autre classe.

Le principe lui-même n'est pas récent puisque Borland l'avait "inventé" pour Delphi 8.Net (la première version de Delphi sous .Net) afin de permettre l'ajout des méthodes de TObject à System.Object (qu'ils ne pouvaient pas modifier bien entendu) afin que la VCL puisse être facilement portée sous .Net. Borland avait déposé un brevet pour ce procédé (ils le prétendaient à l'époque en tout cas) et je m'étonne toujours que Microsoft ait pu implémenter exactement la même chose dans C# sans que cela ne fasse de vagues. Un mystère donc, mais là n'est pas la question.

Mauvaises raisons ?

Les deux seules implémentations de cet artifice syntaxique que je connaisse (je ne connais pas tout hélas, si vous en connaissez d'autres n'hésitez pas à le dire en commentaire que l'on puisse comparer) sont donc celle de Borland dans Delphi 8 pour simplifier le portage de la VCL sous .NET et celle de Microsoft dans C# pour faciliter l'intégration de Linq dans le langage.

Deux exemples, deux fois pour la même raison un peu spécieuse à mes yeux : simplifier le boulot du concepteur du langage pour supporter de nouvelles features. Deux fois une mauvaise raison à mes yeux, un peu trop puristes peut-être, qui pensent qu'un élément syntaxique doit se justifier d'une façon plus forte, plus théorique que simplement "pratique".

Résultat, je me suis toujours méfié des class helpers car leur danger est qu'un objet se trouve d'un seul coup affublé de méthodes "sorties d'un chapeau", c'est à dire qu'il semble exposer des méthodes publiques qui ne sont nulles part dans son code. J'ai horreur de ce genre de combines qui, à mon sens, favorise un code immaintenable. Si j'adore la magie, à voir ou à pratiquer, je la déteste lorsque je porte ma casquette d'informaticien... J'ai donc toujours conseillé la plus grande circonspection vis à vis de cet artifice syntaxique, que ce soit à l'époque (déjà lointaine.. le temp passe!) où je faisais du Delphi que maintenant sous C# qui vient d'ajouter cette fioriture à sa palette.

Jusqu'à aujourd'hui, faute d'avoir trouver une utilisation intelligente des class helpers qui ne puissent être mise en oeuvre plus "proprement", les class helpers étaient à mon sens plutôt à classer du côté enfer que paradis. Interface et héritage m'ont toujours semblé une solution préférable à ces méthodes fantomes.

Trouver une justification

Mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas... Et je cherche malgré tout toujours à trouver une utilité à un outil même si je le trouve inutile de prime abord, réflexe d'ingénieur qui aime trouver une place à toute chose certainement.
J'ai ainsi essayé plusieurs fois dans des projets de voir si les class helpers pouvaient rendre de vrais services avec une réelle justification, c'est à dire sans être un cache misère ni une façon paresseuse de modifier une classe sans la modifier tout en la modifiant...

Comme j'ai enfin trouvé quelques cas (rares certes) dans lesquels les class helpers me semblent avoir une justification pratique, je me suis dit que vous en toucher deux mots pourraient éventuellement faire avancer votre propre réflexion sur le sujet (même si j'ai bien conscience que je dois être assez seul à me torturer la cervelle pour trouver absolument une utilité aux class helpers :-) ).

Bref, passons à la pratique.

Un cas pratique

Premier cas, les chaînes de caractères. Voilà un type de données vieux comme la programmation qui pourrait être un bon candidat à l'exploitation des possibilités des class helpers. En effet, hors de question de dériver la classe System.String et encore moins de pouvoir modifier le mot clé "string" de C#. Pourtant nous utilisons très souvent les mêmes fonctions "personnelles" sur les chaînes de caractères d'un même projet.

Par exemple, j'ai pour principe que les chaînes exposées par une classe (propriétés de type string donc) ne soient jamais à null. De ce fait, dans toutes les classes qui exposent un string, j'ai, dans le setter, la même séquence qui change l'éventuel null de value à string.Empty. C'est assez casse-pieds à répéter comme ça mécaniquement dans toutes les propriétés string de toutes les classes.

Et là, pas de possibilité de faire supporter une interface à System.String, ni de la dériver comme je le disais plus haut. C'est ici que les class helpers peuvent trouver une première justification pratique pour le développeur en dehors d'avoir facilité la vie à MS pour implémenter Linq.

Prenons le code suivant que nous plaçons dans une unité "Tools" de notre projet :

public static class Utilities
{

     public static string NotNullString(this string s)
      { 
return !string.IsNullOrEmpty(s) ? s.Trim() : string.Empty; }
...
 }

La classe Utilities est une classe statique qui contient tous les petits bouts de code utilisables dans tout le projet. Parmi ces méthodes, on voit ici l'implémentation du class helper "NotNullString". D'après cette dernière, la méthode ne sera visible que sur les instances de la classe "string". Le code lui-même est d'une grande simplicité puisqu'il teste si la chaîne en question est vide ou non, et, selon le cas, retourne string.Empty ou bien un Trim() de la chaîne. J'aime bien faire aussi systématiquement un Trim() sur toutes les propriétés string, je trouve ça plus propre surtout si on doit tester des équalités et que les chaînes proviennent de saisies utilisateurs.

Dans la pratique il suffira maintenant n'importe où dans notre projet d'écrire la chose suivante pour être certain qu'à la sortie de l'affectation la chaîne résultante ne sera jamais nulle et qu'elle ne comportera jamais d'espaces en trop en début ou en fin :

public string BusinessID
{  
get { return _BusinessID; }
    
set if (value != _BusinessID)
            
{ _BusinessID = value.NotNullString().ToUpperInvariant();
                
DoChange("BusinessID");
            
}
         
}
}

On voit ici une propriété string "BusinessID" qui, dans son setter, utilise désormais la nouvelle méthode fantome de la classe string... En fin de séquence nous sommes certains que _BusinessID est soit vide, soit contient un chaîne sans espace de tête ou de queue (et qu'elle est en majuscules, en plus dans cet exemple).

Voici donc une première utilisation "intelligente" des class helpers, la décoration d'une classe du framework (ou d'une lib dont on n'a pas le code source) pour lui ajouter un comportement, éventuellement complexe, dont on a souvent l'utilité dans un projet donné.

On pourrait penser ainsi à une fonction "ProperCase" qui passe automatiquement la casse d'une chaîne en mode "nom de famille", c'est à dire première lettre de chaque mot en majuscule, le reste en minuscule, ou à bien d'autres traitements qu'on aurait besoin d'appliquer souvent à des chaînes dans un projet.

Encore un autre cas

Dans la même veine, une application doit souvent manipuler des données issues d'une base de données et les modifier (en plus d'en insérer de nouvelles). On le sait moins (mais on s'aperçoit vite quand cela bug!) que le framework .NET possède, pour les dates par exemple, ses propres mini et maxi qui ne sont pas compatibles à toutes les bases de données, notamment SQL Server. Si vous attribuer à une date la valeur DateTime.MinValue et que vous essayez d'insérer cette dernière dans un champ Date d'une base SQL Server vous obtiendrez une exception de la part du serveur : la date passée n'est pas dans la fourchette acceptée par le serveur.
Dommage... DateTime.MinValue est bien pratique...

On peut bien entendu fixer une constante dans son projet et l'utiliser en place et lieu de DateTime.MinValue. Voci un exemple pour MaxValue (le problème étant le même):

DateTime MaxiDate = new DateTime(3000, 1, 1, 0, 0, 0);

Il suffira donc d'utiliser MaxiDate à la place de DateTime.MaxValue. La date considérée comme "maxi" est ici arbitraire (comme on le ferait pour la date mini) et est choisie pour représenter une valeur acceptable à la fois pour l'application et pour la base de données. Ici on notera que je prépare le terrain pour le bug de l'an 3000. Moins stupide qu'un coboliste et le bug de l'an 2000, vous remarquerez que je me suis arrangé ne plus être joignable à la date du bug et que mes héritiers sont aussi à l'abris de poursuites judiciaires pour quelques siècles :-)

L'utilisation d'une constante n'a rien de "sale" ou de "moche", c'est un procédé classique en programmation, même la plus éthérée et la plus sophistiquée. Toutefois, Puisque DateTime existe, puisque DateTime est un type complexe (une classe) et non pas un simple emplacement mémoire (comme les types de base en Pascal par exemple), puisque cette classe expose déjà des méthodes, dont Min et MaxValue, il serait finalement plus "linéaire" et plus cohérent d'ajouter notre propre MaxValue à cette dernière en place et lieu d'une constante.

Encore un bon exemple d'utilisation des class helpers. Ici nous homogénéisons notre style de programmation en évitant le mélange entre méthodes de DateTime et utilisation d'une constante. De plus, en ajoutant une méthode spécifique à DateTime, celle-ci sera visible par Intellisense come membre de DateTime, ce qui ne serait pas le cas de la constante. 

Dans la même classe Utilities nous trouverons ainsi :

public static DateTime SQLMaxValue(this DateTime d)
{
return new DateTime(3000, 1, 1, 0, 0, 0); }

 Et nous voici avec la possibilité d'écrire : MaDate = DateTime.SQLMaxValue();

Conclusion

Enfer ou paradis ? Les class helpers, comme tout artifice syntaxique peuvent se ranger dans les deux catégories, ils ne sont qu'un outil à la disposition du développeur. Un simple marteau peut servir à bâtir une maison où vivre heureux ou bien à assassiner sauvagement son voisin...  Les objets inanimés n'ont pas de conscience, ou plutôt, si, ils en ont une : celle de celui qui les utilise. A chacun d'utiliser les outils que la technologie humaine met à sa disposition pour créer un enfer ou un paradis...

Techniquement, je n'enfoncerai pas les portes ouvertes en donnant l'impression d'avoir découvert une utilisation miraculeuse des class helpers. Cela serait stupide, puisque justement cette syntaxe a été créée par Borland puis MS pour justement décorer des classes dont on ne possède pas le source (pas d'ajout de méthode ni d'interface) et qui ne sont pas héritables. En ajoutant des class helpers à string ou DateTime nous ne faisons rien d'autre que d'utiliser les class helpers exactement en conformité avec ce pour quoi ils ont été créés.

L'intérêt de ce billet se situe alors dans deux objectifs : vous permettre de réfléchir à cette nouveauté de C#3.0 que vous ne connaissez peut-être pas ou mal et vous montrer comment, en pratique, cela peut rendre des services non négligeables.

Si l'un ou l'autre de ces objectifs a été atteint, vous tenez alors votre récompense d'avoir tout lu jusqu'ici, et moi d'avoir écrit ce billet :-)

Stay tuned !

[EDIT: voir cet autre billet plus récent sur les class helpers]

Une révolution technique annonce la mort des interfaces graphiques

En effet, de nombreuses études menées tant par IBM que par SUN montrent que, le chiffre est déroutant de précision, 98,54 % de la puissance d'un ordinateur moderne est consacrée à des tâches qui lui sont propres au lieu de faire ce pour quoi on le paye : le travail de l'utilisateur.

Sans entrer dans les détails de ces études, résumons l'essentiel en indiquant que cette puissance "envolée", voire "volée" par les éditeurs de logiciels du monde entier aux possesseurs de PC, est consacrée en majorité à la gestion de l'interface graphique, tant par l'OS que par les applications dont 82,12% du code est consacré à la gestion des fenêtres et autres artifices graphiques.

Ne parlons pas des dernières modes comme Flash de Adobe ni même de Silverlight de Microsoft et encore moins des interfaces graphiques de Ubuntu ou de Vista, ces "goinfres de Ghz" sont hélas aussi des monstres affamés de Ram !

C'est là que la récente publication d'une équipe de chercheurs du MIT vient troubler la fête de tous ces "gigavores". Le sujet : "A simple and efficient user interface for the future". Ni plus ni moins, ils veulent nous montrer la voie à suivre pour les années à venir afin de concevoir des interfaces utilisateurs efficaces, économes en Ram et en puissance machine. Quel est le secret ?

Difficile de tout expliquer, les concepts sont très novateurs et par force réclament un peu de recul que nous n'avons pas encore pour tout comprendre. On se rappelle du temps qu'il aura fallut aux interfaces à fenêtre pour s'imposer alors que leur création par le PARC de Xerox datait déjà de plusieurs décennies ! Il est bien entendu évident que déjà les débats fusent sur le Web "faut-il réécrire toutes les applications ?", "Cette nouvelle norme sera-t-elle une mode?", etc. Nous en avons l'habitude, toutes les idées nouvelles sont ainsi contestées par l'arrière garde de ceux que nous appelons les "dinosaures"...

En bref, le principe exposé par J. Peter et ses collègues repose sur des principes simples (mais odacieux), notamment en utilisant un affichage constitué d'une matrice de 80 caractères sur 25 lignes contrôlé par un pilote matériel contenant en mémoire morte le dessin des lettres de l'alphabet. Les fondeurs tels qu'Intel et AMD se disent près à fabriquer les nouvelles puces, mais les difficultés techniques sont telles que personne n'osent encore avancer de prix pour ces merveilles.
Du côté de la programmation il semble que les langages les plus modernes prennent un sacré coup de vieux ! En effet, pour contrôler l'interface visuelle, il sera nécessaire de supporter un jeu d'instructions particulier. Des exemples de code illustrent l'article du MIT, on peut y voir des combinaisons de type "GotoLine 25" ou "GotoCol 45" le tout imbriqué dans des appels à une mystérieuse classe appelée "Console".

Des prototypes de PC supportant cette technologie innovante devraient bientôt voir le jour, c'est en tout cas ce que laisse supposer l'air entendu et satisfait qu'affichait le patron d'Apple présent lors de la conférence donnée par J.Peter et ses collègues du MIT.

La mort des interfaces graphiques gourmandes en Ram et en puissance semble bien être pour bientôt... Le progrès ne s'arrête pas, ainsi va le monde.

 

Joyeux 1er avril à tous !

TDD utopie ou géniale avancée ?

Perdu dans mes pensées lors d'une pause amplement méritée je pensais à la méthode TDD et j'ai eu envie de vous livrer le fruit de mes réflexions. Après tout, bloguer c'est ça aussi.
...C'est sûr je vais passer pour un ET, aucun être humain normalement constitué n'irait penser à de telles choses pendant une pause. Mais j'assume !

Le Test-Driven Development ou développement piloté par les tests, n'est pas réellement un sujet récent, cette méthodologie est dérivée du concept "tester en premier" de l'Extreme programming, lui même une forme dérivée de l'Agile Software Development datant de 1996, dans la même veine que Scrum ou RAD en 1991, ce qui ne nous rajeunit pas.
Tout cela pouvant remonter certainement au néolithique de proche en proche. Par exemple taper sur la tête de son voisin avec la massue toute neuve qu'on vient de fabriquer histoire de tester si elle sera assez solide pour aller à la chasse était certainement le grand début de l'Agile ou piquer un silex tout taillé à un copain est finalement le début de la réutilisation voire du RAD. Dieu lui-même en reprenant les plans de fabrication et une côte d'Adam pour faire Eve faisait de la réutilisation et du design pattern. Confondre grand ordonnateur et grand ordinateur est un exercice de style osé, j'en conviens.

Bref le TDD, comme toute méthodologie, n'est que le fruit d'une lente maturation au fil des ans. Et parmi toutes celles proposées ces 20 dernières années c'est celle qui apparaît la plus sage, la mieux adaptée. Elle recentre le développement sur l'essentiel : le besoin réel et donc l'utilisateur. Techniquement elle prône une économie de mouvement évitant les errances : on ne code que ce qui est nécessaire pour que ça marche et surtout pas plus. On s'éloigne ainsi des grandes généralisation, fantasme d'informaticien, donnant lieu à des développements complexes et coûteux qui, une fois terminés, sont déjà obsolètes.

Mais est-ce une nouvelle utopie et subira-t-elle le même sort que toutes les autres méthodes de développement (à savoir se limiter à quelques termes pompeux sur les propositions commerciales et à quelques discussions autour des machines à café) ?

UML est un bon exemple du triste sort réservé aux meilleures idées de nos têtes pensantes. Même si cette mode tend à passer (remplacer par d'autres) il fut un moment ou toute "propal" se devait de faire apparaître ce terme comme toute lessive se doit au minimum d'avoir la mention "deux en un" (voire plus) sur son emballage pour se vendre.

Avant que d'excellentes méthodes comme TDD puissent s'imposer, il sera donc nécessaire de changer les mentalités, celles des dirigeants de SSII et de leurs commerciaux qui se retranchent souvent derrière la loi du marché et de la concurrence pour offrir au client ce qu'il demande au lieu de lui conseiller ce dont il a besoin, et celle des clients qui ne peuvent continuer à se dédouaner de leur ignorance s'ils désirent obtenir des logiciels fiables, maintenables et adaptés à leurs besoins et ce au meilleur prix (mais pas en dessous, la qualité se paye). 

Un long voyage nous attend donc avant qu'un tel bouleversement se produise, et TDD, comme l'XP ou l'Agile development et bien d'autres dont nous avons tous oublié les noms, finira peut-être aussi dans les nymbes brumeuses où s'évanouïssent les idées trop en avance sur les mentalités...

En attendant, essayez de développer selon TDD :  vous y gagnerez en efficace et en qualité.
Visual Studio se plie fort bien au Unit Testing, mais beaucoup moins bien au TDD. Il est fort simple de créer un test pour une méthode existante mais pas l'inverse, base du TDD. Néanmois, avec un peu d'imagination, il est tout à fait possible de créer un squelette de classe, d'y ajouter une méthode ne faisant rien puis de générer le test unitaire pour enfin revenir sur l'implémentation de la méthode. Il n'y a pas de temps perdu, il n'y a qu'à changer un peu l'ordre dans lequel les choses sont faites.

Essayez, vous verrez, c'est étonnant comme le code final d'une classe est assez différent de celui qu'il aurait été créé par la méthode "classique".

Happy coding !

ADO.Net Entity Framework - une série d'articles en US

Stefan Cruysberghs a publié (en anglais) une série de trois articles (récents) sur l'Entity Framework qui proposent un tour d'horizon assez intéressant de cette technologie.
En voici le sommaire (avec accès direct aux articles): 

Part 2 :

Part 3 :

Si vous préférez accéder aux trois articles séparément :

Bonne lecture !

Simplifier l'utilisation des expressions régulières avec Expresso

Les expressions régulières semblent être ignorées par bon nombre de développeurs malgré leur puissance. Une raison à cela : c'est aux antipodes de la programmation moderne qui se veut claire et lisible...

Les expressions régulières c'est un peu comme XSLT, balèze mais incompréhensible à moins de ne faire que ça tous les jours. Le problème avec ces "langages" c'est que justement on n'en a pas besoin tous les jours ! Et ce n'est pas en pratiquant une fois de temps en temps qu'on acquiert l'habilité nécessaire. Au final, les plus courageux qui ont essayé plusieurs fois finissent par laisser tomber...

Dommage. D'autant que les expressions régulières sont parfaitement intégrées aux frameworks modernes comme .NET, et que leur bonne utilisation permet des choses quasi magiques en une ou deux lignes d'intruction : tester la conformité d'une donnée complexe et même, ce que beaucoup ignorent, découper une données en groupes ou extraire une information dans un flot (par exemple repérer automatiquement les adresses web dans tout un texte).

Mais j'ai une solution pour vous !

J'ai trouvé un soft, gratuit, qui permet de saisir des expressions régulières, de les tester, et de les analyser (pour le debug c'est parfait, mais aussi pour.. apprendre!). Ce soft est vraiment bien fait et vaut le coup d'oeil dans tous les cas.

Je vous conseille donc de le télécharger et de le tester, vous pourrez insérer des expressions régulières complexes dans votre code et passer pour un héro à la machine à café, c'est pas cool ça ?

Ca s'appelle "Expresso" et ça se trouve là http://www.ultrapico.com/Expresso.htm.