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C#, XAML, Xamarin, UWP/Android/iOS

Mettez un peu de Live dans votre Windows !

Dans le précédent billet je grommelais un peu sur le système de recherche de fichiers de Windows. Microsoft ne fait pas que des bons choix, la perfection n’est pas de ce monde (ni d’un autre d’ailleurs à mon avis).

En revanche Microsoft a souvent de très bonnes idées, alors après les reproches, les louanges !

Comme vous le savez peut-être Microsoft met à disposition gratuitement un ensemble de services appelés Microsoft Windows Live .

Ces services se présentent sous la forme de logiciels à télécharger ou bien de services Internet. On y trouve Hotmail, la messagerie, Live Mail (remplace outlook express), Messenger, SkyDrive, Favorites, Spaces, Galery et Writer.

Bien entendu tout n’est pas nouveau (hotmail par exemple), et il s’agit pour l’essentiel d’un relookage commercial de MSN. Mais pas seulement.

Prenez par exemple Live Writer (téléchargeable à part), il permet de publier dans tous les blogs que vous possédez de façon centralisée tout en bénéficiant de la correction orthographique, de brouillons, etc. Writer sait même reconnaître le template de chaque blog et vous offre ainsi un espace de saisie ressemblant au look & feel de votre vrai blog dans sa version publiée.

Writer fonctionne très bien avec BlogEngine (le logiciel de blog Open Source en C#) et c’est d’ailleurs avec Writer que je publie maintenant mes billets, c’est bien plus pratique et plus complet que l’éditeur de BlogEngine. La plupart des services de blog sont reconnus automatiquement. On peut aussi visualiser un aperçu du billet en cours d’écriture dans une simulation du blog (mise en page en tout point conforme).

D’autres apprécieront la correction orthographique, d’autres flasheront sur la Galery de photo ou sur SkyDrive qui offre un espace de stockage et de partage de données sur le Web.

Je pense que chacun peut trouver son compte dans Windows Live sachant qu’on peut n’installer qu’un seul module sans être obligé de s’encombrer de toute la suite Live.

Au final, un ensemble de services bien pratiques, ni encombrants ni contraignants, et parmi lesquels il y en a forcément au moins un qui vous sera utile. Alors visitez le site Windows Live et installez les modules de vos choix !

Et Stay Tuned !

Everything, everywhere ! Accéder à tous vos fichiers de partout

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne j’ai l’impression que plus Microsoft fait des efforts pour améliorer la recherche des fichiers dans ses OS plus c’est compliqué et moins ça trouve…

Situation paradoxale s’il en est surtout que de quelques méga nos disques sont passés à des centaines de giga, donc à des centaines de milliers de fichiers. Sous XP c’était lent et pas toujours évident. Sous Vista ça ne trouvait déjà plus rien, même sur des supports indexés. Avec Seven on en reste là. Et pourtant Seven est un OS vraiment bien fait que j’utilise sur toutes mes machines aujourd’hui.

Mais vous me connaissez, j’aime bien rouspéter de temps en temps. Et malgré mes amitiés microsoftiennes c’est librement que parfois je m’exprime sur les produits de cet éditeur. J’en dit suffisamment de bien tous les jours pour pouvoir me le permettre ! :-) Et puis un ami qui ne dit pas la vérité, ce n’est pas un ami.

Syndrome Apple

Les améliorations ont été finalement trop “Applesques” c’est à dire “c’est nous qui nous occupons de tout, circulez y’a rien à voir ni à comprendre”. j’ai toujours détesté les Mac et leur OS pour ça. Il n’y a pas que des grand mères qui achètent des portables pour envoyer des mails à leurs petits enfants, il n’y a pas que des “utilisateurs de base” qui chattent sur MSN. Non, il y a aussi des professionnels, voire même des geeks, qui ont aussi besoin de chercher où se trouve un fichier “.wab” ce que Seven refuse de trouver (certainement parce qu’il se trouve dans un répertoire caché ou système).

Personnellement, étant de la génération qui a vu naître les premiers micros, et sachant comment ils sont fait je garde ce vieux réflexe dominateur : c’est moi l’homme, le PC n’est qu’une machine et c’est moi qui commande ! Pas de plan du genre l’horrible UAC de vista et ses incessantes demandes de confirmation. Si je fais un truc, je veux que le PC l’exécute sans me fatiguer avec des questions à la noix. J’ai besoin de me concentrer sur ce que je fais et pas sur le décryptage des messages de sécurité (qu’on finit par supprimer car trop de sécurité tue la sécurité. Ce que heureusement MS a compris dans Seven qui est bien plus discret, et donc utilisable).

Hélas, la recherche des fichiers si elle s’est améliorée pour le fameux utilisateur de base (chercher un document Word contenant le mot “anniversaire” ça c’est rapide) est devenue un enfer pour l’informaticien qui doit souvent localiser des fichiers qui se trouvent dans les endroits “interdits d’accès pour raison de sécurité”. Le vieil anar que je suis a tous les poils qui se hérissent rien qu’en écrivant cette phrase ! “interdit” “sécurité”, “raison d’état” pourquoi pas aussi !

Bref il fallait que je trouve un système de recherche efficace qui puisse me redonner le pouvoir que j’exige sur mes machines, surtout que ma machine principale, outre ses deux disques de 500 Go, est connecté à divers disques externes de 1 To. Autant dire que si je compte sur Windows pour m’aider à trouver quelque chose là dedans, je n’ai plus qu’à me tirer une balle…

Everything

A force de chercher on trouve ! (sauf le système de recherche de Windows).

Et j’ai fini par trouver un utilitaire puissant, simple, léger et gratuit qui fait exactement ce que je veux. Il s’appelle “Everything Search Engine”.

Son principe est simple : il utilise les structures NTFS qu’il balaye pour constituer sa base de recherche. C’est mille fois plus rapide que le balayage des répertoires via Windows et les temps de recherche sont de l’ordre de quelques millisecondes. La création de la base de données (quelques méga qui se met à jour toute seule ensuite) a pris une minute ou deux avec tous mes disques branchés. Ensuite tout est quasi instantané.

Bien entendu Everything ne cherche pas le contenu des fichiers. Windows autorise des noms longs depuis quelques lustres, tant pis pour ceux qui donnent encore des noms courts et ne voulant rien dire à leurs fichiers !

Everything sait utiliser les expressions régulières ou bien une notation très simple permettant de faire des AND et des exclusions (mode de recherche simplifié). La liste des fichiers est triée, ce qu’on peut changer à volonté, et les fichiers sont cliquables pour des actions de base (exécuter, supprimer, etc).

etmain

Mais il y a mieux ! Everything peut aussi fournir ce service “Everywhere” !

Everywhere

Ce petit utilitaire est en effet assez puissant pour incorporer un serveur Web (dont le port est paramétrable, ainsi que la sécurité d’accès par mot de passe) !

Il devient ainsi possible depuis n’importe quelle machine sur le réseau de faire une recherche sur les fichiers de la machine équipée de Everything depuis un browser internet :

ETWeb

L’image ci-dessus montre l’écran d’une machine accédant au serveur Everything de la machine Saturne (sur le port 100, réglage personnel, le port 80 étant occupé par IIS). Il suffit de saisir la phrase de recherche et de cliquer sur le bouton Search pour obtenir un listing détaillé depuis lequel il est possible de télécharger le fichier par exemple. Très pratique.

Conclusion

Pouvoir chercher en quelques millisecondes sur des Tera de stockage n’est une pas une fantaisie de geek bien entendu, c’est une fonction de base que tout OS devrait être capable de fournir. La tendance Apple où l’utilisateur ne doit rien savoir et rien pouvoir faire, ou bien l’excès de vouloir trop bien faire, ou tout simplement une mauvaise analyse du besoin, un peu de tout ça peut-être… En tout cas la recherche de fichiers sous XP, Vista et aujourd’hui Seven est une vraie plaie. Il a fallu attendre Internet Explorer 8 pour que le mode de recherche dans une page soit enfin pratique (du même genre que celui de FireFox), j’espère qu’il ne faudra pas attendre encore trois ou quatre versions de Windows avant qu’un mode de recherche simple et rapide soit enfin intégré à l’OS ! Surtout si Seven fait une carrière comme XP (ce que je lui souhaite), dans 4 versions ce seront mes petits enfants que je formerai au nouvel outil !

Comme entre temps il faut bien se débrouiller, je vous conseille de télécharger et d’utiliser Everything !

Bonne recherche… Et Stay Tuned !

Lequel est le plus foncé sous WPF/Silverlight : Gray ou DarkGray ?

La réponse n'est pas forcément celle que vous pensez !

La taille du cul des vaches 

Rappelez-vous, il y a de de cela plusieurs années circulait sur Internet une histoire (vraie ou fausse peu importe) qui démontrait que le diamètre des fusées de la Nasa dépendait, par une suite invraisemblable de relations de cause à effet, de la taille du cul des vaches au temps des romains. On passait par la taille des charriots dont la largeur dépendait justement de celle du fessier des ces honorables bovins, ce qui imposait une distance entre les roues, elles-même créant des traces au sol qui firent que les premières voitures à cheval, pour emprunter les routes aux ornières profondes tracées par les charrues se devaient de respecter la même distance inter-roue, etc. On en arrivait ainsi au diamètre des fusées qui, pour passer sur les trains, qui devaient passer dans les tunels, dont la taille dépendait etc, etc... Au final un objet ultra technologique et on ne plus moderne se retrouvait à respecter une taille qui dérivait de celle du cul des vaches des romains...

Je n'ai pas pu retrouver cette histoire le Web pour vous mettre la référence, si un lecteur la connaît qu'il soit sympa et qu'il laisse le lien en commentaire...

Une histoire plus vraie qu'on le pense 

Bien entendu je n'ai jamais pu savoir à l'époque s'il s'agissait d'un hoax, d'une véritée romancée ou bien d'une vérité historique. Mais l'histoire que je vais vous raconter aujourd'hui me fait penser, des années plus tard, que cette histoire était probablement vraie...

Je tire librement inspiration d'un billet publié en 2006 par Tim Sneath, ceux qui désirent lire ce billet original (en anglais) n'ont qu'à cliquer ici.

Les couleurs sous WPF / Silverlight

24 bit RGB 

En Xaml il existe plusieurs façons d'exprimer une couleur. Une des options est d'utiliser la notation 24 bits hexadécimale de type RGB (Red/Green/Blue, rouge/vert/bleu) :

<Rectangle Fill="#B2AAFF" Stroke="#10F2DA" ... />  

32 bit ARGB 

Comme WPF et Silverlight savent gérer la transparence via le canal dit Alpha, on peut spécifier une couleur par un code hexadécimal 32 bits dit A-RGB (Alpha / RGB) :

<Line Stroke="#7F006666" ... />

Ce qui donnera une ligne en Cyan à 50% d'opacité.

scRGB

Plus subtile et bien moins connu (et encore moins utilisée) est la notation scRGB qui permet d'exprimer une couleur sous la forme de 4 nombres décimaux de type Single ce qui autorise la représentation d'un gamut ultra large. A quoi cela peut-il servir d'utiliser un système de notation des couleurs qui dépasse de loin les limites du RGB qui va de #000000 à #FFFFFF ? Créer un noir plus noir que le noir ou un blanc plus blanc que blanc, à part si on est on un publiciste en mal d'argument pour une nouvelle lessive, cela semble idiot.

Et pourtant cela ne l'est pas. Il n'y a qu'en matière de lessive que "plus blanc que blanc" est une ânerie (dont Coluche se délecta dans un sketch célèbre). Lorsqu'on parle infographie cela peut avoir un sens très concret : conserver les couleurs originales si celles-ci doivent subir de nombreux traitements, comme par exemple une correction du contraste ou de la Hue (teinte dans le système HSL). En effet, à force de calcul, d'arrondis et d'approximations, votre filtre de correction peut finir par créer des à-plat horribles. En utilisant le système scRGB, le code (qu'il soit C# ou XAML) pourra conserver le maximum d'information sur chaque composante couleur.

Un exemple de notation scRGB :

 <Rectangle Stroke="sc#1, 0.6046357, 0.223508522, 0.182969958" Fill="sc#1, 0.7785599, 1, 0"
      RadiusX="25" RadiusY="25" Width="250" Height="80" StrokeThickness="5" Margin="60" /> 
 

(cela donne un rectangle jaune à bords arrondis bistres).

Les couleurs nommées

Enfin, il est possible d'utiliser des noms pour définir des couleurs.

WPF et Silverlight divergent sur ce point car, économie de code oblige pour le Framework réduit de Silverlight, ce dernier ne contient pas toutes les définitions de couleur de son aîné WPF. Mais le principe reste rigoureusement le même (je vous joint d'ailleurs en fin d'article un code qui définit toutes les couleurs WPF utilisables sous Silverlight).

On peut ainsi utiliser des noms tels que : Green, SteelBlue ou MediumVioletRed. Ce qui donne en XAML :

<Rectangle Stroke="yellow" Fill="red" Width ="50" Height="50" />

Et le cul des vaches ?

C'est là que l'affaire devient croustillante... Attendez la suite pour juger !

Par souci de compatibilité avec HTML et SVG, Microsoft a repris la liste des couleurs définies dans ces standards. Une bonne idée, on a souvent accusé Microsoft de ne pas respecter les standards, ce que j'ai toujours trouvé idiot puisque justement l'innovation vient de ce qui est différent et non de l'uniformisation. Et bien justement, quand les développeurs de chez Microsoft se plient à cette servile obligation, cela donne des choses bien curieuses (à l'insu de leur plein gré comme disait l'idiot pédaleur).

En effet, la liste des couleurs HTML est pleine de bizarreries et d'idiosyncrasies qu'il eut été préférable de corriger. Expurgée de ces annomalies la liste des couleurs HTML aurait pu faire une belle liste pour XAML, mais voilà, compatibilité oblige (en fait rien ne l'obligeait, sauf les habitudes), on se retrouve dans l'un des environnements de développement le plus moderne à trainer des bêtises d'un autre âge ! La fameuse taille du cul des vaches au temps des romains influençant le diamètre des fusées de la Nasa...

Par exemple, le spectre couvert par les couleurs HTML ne respecte pas même une répartition à peu près homogène, ce qui fait qu'on dispose de très nombreuses teintes dans les rouges ou les oranges alors que les verts sont très mal couverts.

Autre exemple, les couleurs ont parfois des noms ésotériques qui montrent à quel point les auteurs originaux n'avaient aucune volonté de rendre l'ensemble compréhensible. En dehors d'un américain pure souche, qui peut bien en Italie, en France ou en Slovénie s'imaginer de quel bleu il s'agit lorsque HTML nous indique un "DodgerBlue" ? La charte couleur des Tshirts d'une équipe d'un sport totalement inconnu (le baseball) chez nous n'évoque rien (les dodgers sont en effet une équipe de baseball de Los Angeles, très connus certes, mais uniquement des américains et des rares amateurs étrangers).

Des origines encore plus lointaines

Mais si cela s'arrêtait là le rapprochement avec la petite histoire sur l'arrière train des vaches pourrait sembler un peu capilotractée. En fait nous sommes exactement dans le même cas. Car les choses ne s'arrêtent pas à HTML. Ces couleurs remontent en réalité aux premières implémentations sous UNIX du système X-Window ! HTML définit 16 couleurs qui sont directement mappées sur les 16 couleurs de la palette EGA. Mais plus loin encore, les premiers browsers comme Mosaic (1992) supportaient aussi les couleurs nommées de X11 ! Malheureusement certaines couleurs HTML avaient des homonymes X11 qui, bien entendu, ne donnait pas exactement la même teinte... par exemple ce vert HTML donnait ce vert sous X11.

Un gris plus foncé que le gris foncé

Et c'est ainsi que de tout ce mélange le Gray HTML fut défini par #808080 alors que le DarkGray est défini par  #A9A9A9, un gris plus clair que le gris...

On en revient à la question posée dans le titre de ce billet. Et vous voyez que la réponse est loin d'être celle qui semble s'imposer en toute logique !

WPF et Silverlight réutilisent cette liste de couleurs qui ne remonte pas aux temps des romains, mais pour l'informatique, l'époque de X11 c'est même pire : de la préhistoire !

Du coup, il semble bien plus intelligent d'utiliser les codes couleurs RGB, ARGB ou scRGB que les couleurs nommées si on ne veut pas obtenir des résultats étranges...

Incroyable non ?

On pourrait tirer milles conclusions de cette petite histoire. Je vous laisse y réfléchir, je préfère ouvrir des portes que d'asséner des jugements définitifs. Poser des questions ou créer le questionnement est souvent bien plus utile que d'apporter des réponses toutes faites.

On peut aussi juste en rire, c'est bon pour la santé :-)

Stay Tuned !

(pour ceux qui ont lu jusque là, le cadeau annoncé : ColorHelper.cs (16,31 kb) )

Silverlight : Enum.GetValues qui n'existe pas, binding et autres considérations

Silverlight, comme vous le savez, propose dans quelques méga octets un mini framework .NET qui est tellement bien "découpé" que la plupart du temps on ne se rend même pas compte qu'il manque des dizaines de méga de code binaire... Pourtant entre une installation complète du Framework 3.5 ou 4.0 à venir et l'installation du plugin Silverlight il y a comme une énorme différence ! De deux choses l'une, soit Silverlight ne sait rien faire tellement il est diminué par ce découpage, ce qui n'est pas le cas, soit le Framework complet est juste gonflé avec des fichiers inutiles pour "faire sérieux", ce qui n'est pas le cas non plus :-)

Un découpage savant 

Donc ce n'est ni l'un ni l'autre. La troisième possibilité, qui est la bonne réponse, est que le Framework complet est d'une richesse infinie dans les moindres détails, et que le Framework Silverlight "ruse" en zappant beaucoup de détails mais sans perdre l'essentiel. Cela donne l'impression qu'on peut tout faire en Silverlight comme en WPF. C'est "presque" vrai. Assez rapidement on tombe sur les fameux petits détails qui manquent. Cela implique de les compenser par du code.

Cela dit loin d'être une critique négative de Silverlight s'en est au contraire une apologie ! Je trouve en effet le découpage savant qui a été effectué dans Silverlight particulièrement bien fait. L'approche est très sensée : il est rarissime (même impossible) qu'une application utilise et nécessite d'accéder à toutes les méthodes, toutes les propriétés de toutes les classes du Framework tellement celui-ci est riche. Du coup, en faisant des coupes bien choisies, on peut laisser les squelettes de presque tout le Framework ainsi que les principales méthodes et propriétés utilisées le plus souvent. On obtient le Framework Silverlight dans lequel un code standard trouvera 95% de tout ce qu'il lui faut pour tourner. Beaucoup d'applications simples ne verront même pas qu'il manque quelque chose. En revanche pour les autres cas, le développeur ajoutera les contournements nécessaires ce qui grossira un peu son code binaire Silverlight, mais d'une petite fraction très supportable. Rien à voir avec le coût d'une installation du Framework complet.

Il n'en reste pas moins vrai que parfois pour des choses très simples on se retrouve un peu le bec dans l'eau. "Tiens, c'est bizarre, j'aurais juré que la méthode xxx existait !" Et non, on n'a pas rêvé, elle existe bien, mais dans le Framework complet, pas dans celui de Silverlight. Un exemple tout simple : la méthode GetValues() de la classe Enum.

Enum.GetValues où es tu ?

Un cas d'utilisation très basique qui fait voir immédiatement qu'il manque quelque chose : essayez de faire un binding entre une combobox et une énumération. Truc classique par excellence.

Que le binding soit fait par Xaml ou bien par code, à un moment où un autre il faut que l'énumération sache retourner la liste de ses valeurs. C'est justement la fonction de la méthode Enum.GetValues().

Mais dans le Framework Silverlight cette méthode n'existe tout simplement pas. Victime de la cure d'amaigrissement évoquée plus haut. Il ne s'agit donc ni d'un oubli ni d'un dommage collatéral, c'est un parti pris, assumé.

Et alors on fait comment ?

Assumé, assumé... comme il y va ! Non, je vous l'assure, c'est assumé. Par l'équipe qui développe le Framework Silverlight en tout cas. Mais pas forcément par les développeurs qui l'utilisent ! Car pour eux c'est une autre histoire puisque, en effet, il va falloir réinventer cette méthode.

A l'aide d'un peu de Linq to Object et de Reflexion, on peut s'en sortir.

Linq et Reflexion

Il existe en effet un moyen d'obtenir les valeurs d'une Enum par la réflexion, en utilisant la méthode GetFields() sur le type de l'Enum dont on souhaite obtenir les valeurs. 

GetFields() retourne un tableau de FieldInfo. Une Enum présente alors ses différentes valeurs comme un tableau de champs. En plus de ces champs, GetFields() retournera aussi des éléments qui ne sont pas des valeurs de l'énumération mais d'autres champs de la classe. Au sein de FieldInfo vous trouverez un ensemble de méthodes nommées Isxxx(), l'une d'entre elles nous intéresse plus particulièrement ici; c'est IsLiteral. Toutes les valeurs de l'énumération retournent True. La solution est alors simple en ajoutant à la Réflexion un peu de Linq to Object :

   1:  var enumType = typeof(monEnumeration);
   2:  var fields =  from field in enumType.GetFields()
   3:                where field.IsLiteral
   4:                select field.GetValue(null).ToString();
   5:  LaCombobox.ItemsSource = fields;

A partir du type de l'énumération (ligne 1) on construit une requête Linq to Object qui filtre tous les champs ayant IsLiteral à vrai et qui sélectionne la valeur de ce champ sous la forme d'une string.

Ne reste plus qu'à faire le binding entre cette requête Linq et ItemsSource de la combo box.

Il faudra ajouter un peu de code pour transformer la chaîne sélectionnée dans la combo en une valeur de l'énumération grâce à un appel à Enum.Parse().

C'est la version simple et courte. Bien entendu dans le cas où on souhaite faire du binding plus automatisé, notamment directement en Xaml, la solution donnée ici est un peu trop simple. L'esprit est le bon mais il manque des petites choses comme un convertisseur de valeurs.

D'autres versions plus sophistiquées

Il est bien sûr possible d'aller plus loin et de formuler une solution plus sophistiquée qui permettent de faire du binding en Xaml notamment. Je vous laisse y réfléchir, ça fait un bon excercice C# et ce n'est pas un MVP C# qui vous dira que s'entraîner mentalement de la sorte sur le langage est inutile ! :-)

Mais sachez que d'autres y ont déjà pensé et ont proposé des solutions souvent assez proches (ce problème ne peut pas être résolu de dix milles façons). En voici quelques unes dans lesquelles vous pourrez piocher matière à aller plus loin :

Silverlight c'est sympa et en plus ça fait travailler les méninges, que du bon ! 

Stay Tuned !

 

 

 

Fichiers PFX de signature de projet Visual Studio / objet déjà existant après migration Windows 7

Vous l'avez compris, l'entrée de blog d'aujourd'hui ne parle pas de Silverlight ni d'autres sujets technologiques passionnants mais d'un problème très ennuyeux intervenant après la migration sous Windows 7. Cela concerne les projets signés numériquement sous Visual Studio, ceux possédant un fichier PFX donc.

Une fois cette migration effectuée, tout semble tellement bien marcher que vous lancer fièrement Visual Studio sans vous douter du complot sournois qui se trame contre vous et qui se révèlera au moment où vous tenterez d'ouvrir une solution contenant des projets signés... Vous allez me dire, l'attente est courte. En effet, il est rare d'ouvrir VS juste pour le plaisir de le regarder, assez rapidement, même pour les plus lents d'entre nous, on finit par faire Fichier / Ouvrir (les plus créatifs préférant Fichier / Nouveau, mais ce n'est pas le sujet du jour).

A ce moment là, tous les projets signés déclenchent une importation du fichier PFX (même si vous êtes toujours sur la même machine et que rien n'a changé, n'oubliez pas que cette machine vient de migrer de Vista à 7 !). Comme vous êtes un développeur honnête, vous connaissez bien entendu les mots de passe des fichiers PFX de vos projets. Donc pas de problème vous tapez le mot de passe. Bang ! Erreur "l'objet existe déjà" (Object already exists). Et pour peu que votre solution contienne des dizaines de projets, ce qui est mon cas assez fréquemment, vous allez boucler sur cette séquence pour tous les fichiers PFX. A la fin vous pourrez travailler sur votre solution, mais à toute tentative de compilation vous vous reprendrez la même séquence : importation de la clé, demande de mot de passe, échec pour cause d'objet existant, etc pour chaque projet signé.

C'est un peu gênant... Mais il existe une raison et une solution !

La raison, en tout cas pour ce que j'en ai vu, c'est que la migration vers W7 modifie les droits du répertoire dans lequel sont cachés les clés importées. Pourquoi ? Je n'en sais rien et pour l'instant je n'ai rien trouvé sur le Web à ce sujet.

En tout cas, le problème étant identifié, il existe une solution : changer les droits et s'approprier le dit répertoire. Ca peut être plus compliqué que prévu, en tout cas j'ai galéré un peu (j'avoue franchement ne pas avoir un niveau d'expert en matière de gestion de sécurité sous Windows). En effet il faut déjà trouver le répertoire en question. (roulements de tambours) c'est... c'est... C:\Users\All Users\Microsoft\Crypto\RSA

Maintenant que faire... Clic droit sur le répertoire (dont l'image possède un petit verrou d'ailleurs, verrou qui disparaitra en fin de manip), onglet sécurité et on essaye de s'approprier tout ça. Ca plantouille car Windows répond qu'on n'a pas les droits sur xxxx (à remplacer par le nom imbuvable de chaque fichier de ce répertoire, justement ceux posant problème).

Bref, il faut y aller à la main. On entre dans le répetoire et on fait un clic droit / sécurité sur chaque fichier. Certains laissent voir la page Sécurité immédiatement. Laissez tomber. Mais un certain nombre d'autres fichiers affichent un message vous indiquant que vous n'avez pas le droit de voir l'onglet Sécurité ! Heureusement Windows vous permet de vous les approprier, donc d'en devenir le propriétaire (au passage je vois mal l'intérêt d'interdire un truc en proposant de l'autoriser, je vous l'ai dit, je ne suis pas un expert en Sécurité Windows !). C'est ce que j'ai fait pour chaque fichier. En fin de manip j'ai recommencé la modification des droits sur le répertoire lui-même, et là c'est passé. Plus de petit verrou affiché dans le symbole dossier.

Et immédiatement, Visual Studio ne redemande plus l'importation des clés. Ca remarche. Ouf !

Je suis convaincu que je m'y suis pris comme un pied pour régler le problème (il doit y avoir plus simple et plus propre que de devenir propriétaire de chaque fichier un par un), en tout cas ça règle bien le problème qui avait été bien identifié : problème de droits sur le répertoire des clés.

Pour l'instant c'est la seule surprise que j'ai eu en migrant cette machine de Vista à Windows 7. Le reste marche très bien et on ne perd rien ce qui est très appréciable (comme j'aurai aimé que cette option de migration sans douleur existe sur les anciennes versions de Windows !).

J'espère que le récit de cette mésaventure (et surtout sa solution) évitera à certains de perdre quelques heures... Si oui, n'hésitez pas à me le dire, ça fait toujours plaisir de savoir qu'un billet a été utile !

Et sir parmi vous il y en a qui sont plus doués que moi niveau sécurité Windows, qu'ils n'hésitent pas à indiquer la "bonne" manip pour arriver au résultat je modifierai en conséquence le présent billet...

Dans tous les cas, Stay Tuned !

Silverlight : Contrôle et zone cliquable, astuce...

Une petite astuce toute simple pour aujourd'hui (une fois que l'on connaît la réponse).

Un contrôle très basique pour commencer

Prenons un contrôle, un UserControl carré avec un joli cercle à l'intérieur. Pour que tout cela soit facile à comprendre et à tester, disons que le UserControl fait 200x200 pixels, et que l'ellipse à l'intérieur remplie toute la zone (c'est un cercle donc). Cette ellipse aura un Stroke noir par exemple et une épaisseur de trait de 12. Le LayoutRoot sera un Canvas.

Donc, nous avons : un UserControl de 200x200 contenant un Canvas (toutes les propriétés par défaut), ce Canvas contient une ellipse qui remplit la zone du contrôle, l'ellipse possède un Stroke de 12 en noir. En gros nous avons dessiné un cercle noir sur fond transparent.

"Hou la la ! Mais c'est du super haut niveau tout ça !" ... On ne s'inquiète pas, ça va très vite se compliquer ...

Première petite amélioration : nous allons mettre un curseur personnalisé à notre contrôle. Dans les propriétés du UserControl, propriété Cursor, on choisit Hand, (la main). Et on exécute (F5).

Ca se complique...

Passer la souris au-dessus de votre magnifique contrôle : la main s'affiche bien, mais uniquement lorsque votre souris survole le Stroke du cercle ! Rien à l'intérieur.

Qu'est ce qu'il se passe ?

Pour ce que j'en comprends, tout ce qui n'a pas une brosse n'existe pas. Notre contrôle et le Canvas sous-jacent n'ont pour l'instant aucune couleur de fond (Background). L'ellipse n'a pas de Fill non plus. Tous ces espaces "sans rien" ne sont visiblement pas détectés. Bug ou feature, après tout ça peut être l'un ou l'autre selon le point de vue...

Mais comment régler le problème ?

En fait qu'importe qu'il s'agisse d'un problème ou d'un choix délibéré des concepteurs, nous devons remplir ces "riens" si nous voulons que le curseur de souris (et la zone cliquable du contrôle) apparaisse sur toute la surface.

Mais il est hors de question d'aller placer une brosse, donc une couleur, pour faire ce travail ! On pourrait bien entendu mettre un Background blanc au Canvas, cela règlerait le problème. Mais si nous changeons le fond de notre page, nous allons obtenir un cercle dans un carré blanc sur un fond différent. Une horreur. Quant à s'enliser dans l'erreur pour faire en sorte de trouver une astuce pour que le fond de notre UserControl soit synchro avec celui de son conteneur parent...

Une "fausse" brosse

Il faut remplir notre ellipse pour que le curseur soit visible et que même son espace intérieur soit cliquable. Mais pas avec n'importe quoi. Xaml nous fournit une brosse un peu spéciale, disons une "non brosse", ou une "fausse" brosse puisque visuellement elle ne se voit pas. Il s'agit de la brosse "Transparent".

Dès lors, il suffit d'ajouter dans le code Xaml de notre ellipse Fill="Transparent" et de relancer l'application. Miracle ! Le curseur en forme de main est visible même à l'intérieur de l'ellipse. Et si nous changeons la couleur de fond de la page, comme cette brosse est transparente, on n'y verra que du feu ...

Sous Blend vous pouvez agir directement dans le code Xaml ou bien simplement cliquer sur le carré de binding de la propriété Fill et choisir "custom expression". Tapez "Transparent" (sans les guillemets) dans le champ de saisie et l'affaire est jouée.

Comme quoi, même un UserControl ne contenant qu'un cercle peut déjà soulever des problèmes pas si simples à résoudre. Ca force à l'humilité... :-)

Stay Tuned !