Dot.Blog

Windows, UWP, C#, XAML, Xamarin

Surface : Elle est parmi nous !

[new:30/11/2012]Après quelques errances chez Calberson/Fedex depuis mercredi dernier, elle est enfin là ! Qui ? Elle ! Elle qui ? Mais Surface bien entendu ! Premières impressions…

C’est beau

La première impression de ces deux petits emballages : c’est classe. Un pour la Surface, l’autre pour le clavier turquoise commandé avec (au lieu du package par défaut avec clavier noir). Un packaging soigné, minimaliste et esthétique. Tout le sens du mot “luxueux” pour un geek (pas pour la rombière achetant du Vuitton , c’est sûr).

Les fournitures sont elles aussi minimalistes, pas de documentation (la notice sur les trucs légaux du genre ne pas brancher le chargeur dans son bain est bien plus complète que le petit dépliant concernant la prise en main de la machine).

On déballe, et là encore c’est beau. Bien fini. Ca fait sérieux, pas toc.

 

2012-11-05 13.16.03-2

 

Si, vraiment, c’est beau. Et ça compte.

Mise en œuvre

Pas de doc détaillée, mais rien de sorcier : il suffit de l’allumer avec le petit bouton en haut à droite.

Le premier boot est un peu lent puisque c’est la fin de l’installation de Windows qui demande les paramètres de langue, le compte Live, etc. Ensuite c’est instantané (la mise en veille est automatique sur le rabattage du clavier, l’inverse sort Surface de la veille tout aussi automatiquement. Classe, luxueux, comme je le disais).

On clipse le clavier. Génial. Effectivement ça se clipse tout seul comme on l’a vue dans les conférences MS. Pas besoin de galérer pour aligner les picots du slot, dès qu’on approche les aimants font le boulot d’alignement (il faudrait proposer le même système d’arrimage à la NASA pour l’ISS vu comment l’approche d’un vaisseau de ravitaillement est complexe !).

La batterie est au trois quart chargée. On sort donc le chargeur pour faire le plein. Il présente un connecteur étrange, un peu long et plein de petits picots aussi. On se demande au départ où ça se connecte.. Pas de doc… A la place du clavier ? non. Un examen rapide montre un emplacement sur le côté droit avec des petits plots. Ca doit être ça. Mais dans quel sens ?

En fait, là aussi il suffit de plaquer le connecteur et les aimants font le reste. Quant au sens, visiblement il n’y en a pas, ça marche dans les deux cas possibles ! La longueur du câble d’alimentation n’est pas trop généreuse mais ça va, j’ai vu plus court (sur mon Acer Iconia notamment, ça fait mesquin et je n’aime pas la mesquinerie). En revanche le câble est fait de cette matière douce et un peu lourde, donnant l’impression de solidité tout en souplesse. Et puis le petit détail, un petit clip qui permet de maintenir le câble quand on l’enroule. J’adore ce genre de détail qui font produit “fini”.

Le fameux pied qui permet de mettre Surface debout pour travailler avec le clavier ou regarder un film est en effet très pratique (sur les autres tablettes c’est la protection qui joue se rôle et ce n’est pas terrible). Ca ne fait pas toc, on sent que MS a travaillé jusqu’au bruit que ça fait quand on rabat l’appendice. Un bruit un peu sourd, comme une portière de Mercédès (sans l’ampleur bien entendu !). Une équipe a travaillé uniquement sur le bruit de fermeture de pied, pour que ça fasse luxueux. C’est assez réussi.

Utilisation

Surface… bien… c’est Windows 8 RT. Donc quand on a déjà Windows 8 depuis plusieurs mois on ne voit pas de différence (Cf la photo plus haut).

Ecran

La qualité de l’écran est vraiment bonne, c’est ultra lisible. Le rendu couleur est agréable aussi. Lumineux, réactif, il faudra voir à l’usage de certains jeux, mais je ne joue presque pas (question de temps et d’intérêt aussi, Angry Birds saison 845 ça finit par lasser à la longue). Pour le reste, l’utile, l’écran est parfait.

Caméras

Les caméras fonctionnent bien même si pour l’instant je n’ai pas trouvé comment avoir plus d’un méga pixel sur les deux (je pense que l’arrière doit avoir une meilleure résolution). Mais l’image est correcte. Si la résolution n’est pas comparable à mon Galaxy SIII et ses nombreux modes (dont le HDR), les caméras de Surface sont suffisantes pour utiliser Skype ou faire une petite photo souvenir d’une salle de conférence.

Ce n’est clairement pas l’appareil photo qui décidera l’achat de Surface, mais justement, les Smartphones se battent sur ce terrain depuis longtemps et après tout c’est plus leur vocation que celui d’une tablette (question de format, le syndrome de la poche de veste, lire mon billet sur les tablettes pour comprendre).

GPS

Pas de GPS. D’un autre côté soyons logiques : Surface est un vrai petit ordinateur, pas un téléphone portable. Et tout le monde sait que le GPS ne se reçoit correctement qu’à l’extérieur en champ libre, même certains pare-brises peuvent gêner la réception. A quoi bon équiper une tablette qui sera utilisée au bureau, dans le métro (enfin pas trop sauf si vous avez deux copains champions de karaté pour surveiller autour de vous et qui voyageront tout le temps avec vous…), dans sa salle à manger, sa chambre, chez le voisin (ou la voisine), etc… Aucun de ces endroits n’est propice à la réception satellite GPS.

Microsoft a ainsi fait un choix judicieux : supprimer un élément qui n’aurait fonctionné que rarement, ce qui a permis d’avoir un prix d’appel très compétitif. Bonne décision. D’autant que la localisation fonctionne quand même. Lorsque j’ai lancé le logiciel de cartographie et après avoir validé l’autorisation de la géolocalisation, Surface m’a bien positionné au bon endroit, dans la bonne ville, et sur la bonne maison. C’est donc assez fiable pour toutes les applications de ce type visiblement.

Tactile

L’écran répond correctement avec précision. La petite trace très légère qui se dessine pour montrer le chemin parcouru par le doigt est sympa (c’est vraiment discret).

Rien à dire de plus puisque ça marche comme on s’y attend et que l’OS lui-même a été conçu pour çà…

Le clavier physique

Quel bel objet ! Matière douce limite feutrée, lettres bien dessinées, pas trop serrées, pavé tactile qui fait apparaitre un pointeur souris si on le manipule, touches spécialisées pour les Charmes (recherche, paramètres…). Vraiment bien pensé et complet.

La frappe, c’est forcément spécial puisque rien ne bouge. Pas d’effet de retour de force ni vibration, on tape sur un bout de carton recouvert de tissu (c’est l’impression que ça donne en gros). Mais ce n’est pas désagréable comme on pourrait s’y attendre.

Mieux, j’ai été surpris par l’expérience utilisateur que cela créée, beaucoup moins gênant que je ne l’imaginais. Je m’attendais à un truc un peu gadget, en réalité c’est assez confortable pour travailler. Je ne dit pas que je taperais le texte de bouquins de 1000 pages comme je l’ai fait dans le passé (en flinguant un clavier à 150 euros - soi-disant pour gamer fou - à chaque fois…), mais c’est assez agréable pour taper une lettre, saisir quelques lignes de compta, écrire un mail, etc… Bien plus que le clavier virtuel, sans aucun doute.

D’ailleurs la force de ce clavier physique qui fait office de pochette de protection est là : c’est un vrai clavier qui évite l’affichage du clavier virtuel et donc qui laisse 100% de l’affichage utilisable. Ca fait une différence non pas énorme, ni gigantesque, c’est encore faible, c’est phénoménal. Il y a les autres tablettes, et Surface avec son clavier qui n’est pas un dock à part et encombrant. Surface réinvente le clavier et la tablette en même temps.

Pour moi les tablettes sont inutilisables à cause du clavier virtuel qui prend les 2/3 de l’affichage. Pour voir un film ok, pour lire du mail (sans répondre) ok, mais pour travailler ou faire quelque chose d’utile qui réclame un peu de saisie, c’est un no go.

Surface explose cette limite, comme je le disais dans le papier cité plus haut, Surface devient en fait un hybride qui ne dit pas son nom et qu’on pousse sur le marché comme un tablette. Et Surface à l’avantage des deux mondes…

Ce clavier magnétique qui fait pochette est une idée de génie qui donne un sens et une utilité à la tablette.

Les softs

C’est le Windows Store, donc pas trop de choix pour le moment, mais l’essentiel y est : cartographie, réseaux sociaux, stockage dans le Cloud, etc. Que demander de plus finalement ?

Juste quelques bons softs “pro” à créer car cette tablette le mérite, c’est là qu’elle s’épanouira le mieux.

Surface n’est pas une tablette gadget qui a le clavier assis entre deux chaises comme toutes les autres : coincées entre les Smartphones de plus en plus gros et puissants (genre Galaxy SIII ou Note II) et les PC portables et hybrides toujours plus puissants et plus fins.

Acheter une tablette est en réalité un caprice de riche. On peut tout faire soit sur son Smartphone, soit sur son PC.

Reste aux tablettes ce que j’appelle dans le papier cités plusieurs fois ici le “couloir de la tablette”. (désolé pour ces références multiples à ce billet mais il faut l’avoir lu pour comprendre de quoi je parle ici sinon c’est un peu sibyllin…)

Surface, avec son vrai clavier qui n’est pas un dock qu’on doit trimballer à part puisque c’est aussi la protection écran, réinvente la tablette, lui donne enfin un sens et une utilité vraie qui dépasse le cadeau de gosse de riche avec une pomme croquée dessus.

Microsoft a toujours eu une avance considérable sur Apple dès qu’il s’agit de faire des choses sérieuses avec un ordinateur. Surface écrase l’IPad qui n’est qu’un jouet de riche ou de cadre sup’ qui veut montrer son rang social. Surface est un vrai ordinateur tactile qui tient dans la main comme un livre (très fin le livre…). I’m a PC, le retour, finalement.

Et puis… Et puis il y a Office.

Office

Certes c’est une preview, mais avec l’assurance d’une mise à jour dès que la finale sera sortie. Et c’est une preview très complète et fonctionnelle. 99% des utilisateurs ne verront jamais la différence avec la finale.

Office, c’est le coup de grâce. C’est vraiment “le” soft qu’il fallait mettre dans la tablette. Avec son clavier physique et Office, Surface est un outil de travail intelligent, petit, versatile.

Ce sont des détails mais ils donnent à Surface une vraie justification, une finalité claire. Là où Apple et Google ont échoué à le faire.

En tant que musicien je sais très bien que l’IPad propose des logiciels absolument fabuleux, mais c’est comme le Mac pour les graphistes, cela ne concerne qu’une frange très limitée d’utilisateurs. Ce n’est pas avec ça qu’on créée un marché de masse.

Android qui n’a pas ce type de logiciels pour tablette peine d’ailleurs à égaler l’IPad alors même que Android OS tient aujourd’hui 75% du marché des Smartphones et a balayé littéralement Apple et son gourou de pacotille, l’IPhone est tombé à moins de 15% (14,9%) de parts de marché… (chiffres de l’IDC) !

Et pourquoi Google tire-t-il la langue sur le marché des tablettes malgré son succès planétaire et fulgurant sur les Smartphones ? Tout simplement parce que son OS et les softs proposés ne franchissent pas la porte du parking (Cf, one more time, mon papier cité en référence de multiple fois ici).

Surface et ses quelques petits détails bétonnent une voie claire pour les tablettes qu’elle fait sortir du monde du gadget. Office, comme le clavier physique font cette différence. C’est fou comme des détails peuvent tout changer…

Quant à Office lui-même, c’est une belle version, complète, Word, Excel, Powerpoint et OneNote. Avec son port écran, Surface devient aussi un outil génial pour faire des présentations professionnelles (ou enquiquiner ses amis avec le visionnages des photos du petit dernier… le truc que je crains le plus dans toutes les soirées. La malédiction des photos de vacances ou du petit dernier… passage obligé qu’il faut commenter à grand coup de ohh et des ahh sinon on vous regarde de travers. Misère.).

Il n’y a pas à dire, Microsoft c’est le monde de l’entreprise, et même lorsqu’ils clament attaquer le marché grand public, tout respire le professionnalisme dans leur produit… Ce qui n’exclue pas le grand public bien entendu, qui peut le plus peut le moins !

Il y a tout de même une petite frustration. C’est vrai que de voir le bureau classique s’afficher pour faire tourner Office en se disant qu’on ne pourra pas en profiter pour y installer des logiciels, alors que techniquement, la preuve, ça marche, ça laisse un petit goût de mesquinerie (“fallait bien enlever quelque chose pour justifier le prix”)… C’est pourquoi beaucoup de professionnels attendront certainement la version “Pro” de Surface.

Mais ce n’est pas si sûr que cela soit un bon calcul… Après tout Surface fait déjà tout… Et avec un logiciel “maison” développé en RT (ou un soft acheté sur le Store), on peut satisfaire 100% des besoins classiques en entreprise avec RT. Et les tablettes Pro vont coûter beaucoup plus cher. Pour certaines utilisations la Pro sera un bon choix, mais je suis convaincu que la RT peut suffire à une majorité d’utilisateurs, même en entreprise.

Personnellement je ne mettrais pas 1000 euros et plus dans une tablette (quand on ajoute le dock, la pochette de protection indispensable,…). Jamais. Comme j’ai refusé durant des années de mettre 90 euros par mois dans un forfait de Smartphone. Certes pour un geek j’étais à la traîne avec mon clamshell Sony, mais je ne suis passé aux Smartphone que depuis que Free propose des tarifs attractifs. Jamais je ne mettrais plus cher dans un abonnement (de plus, il n’y a pas que celui à payer tous les mois !). Pareil pour les tablettes. Le prix de Surface RT est parfait. Payer le double pour y mettre un soft de bureau qui ne sait pas gérer le tactile car il n’a pas été conçu pour est une stupidité à mon avis (que je partage avec moi-même).

Microsoft a raison d’avoir fait RT en premier et de pousser ce modèle. C’est par ses innovations et son prix que cette tablette peut changer la face de ce marché.

Trouver sa place

Je ne suis pas un bon exemple, c’est mon job, j’ai des PC de partout chez moi, des tas de zinzins électroniques qui rendent fou de plaisir tout geek de base qui se respecte (et totalement indifférent le commun des mortels).

Trouver une place à Surface dans tout ça, c’est pas facile.

Mais je ne parle pas de place physique, mais de place dans le processus d’une journée normale.

Là encore je ne suis pas trop représentatif, mon rythme de travail n’a rien de standard. Mais pour la grande majorité des gens, les semaines sont faites de journées de travail et de repos, de week-ends libres, de ponts et autres vacances. Que cela soit à titre privé ou à titre professionnel, il existe donc plein d’espaces exploitables pour une tablette !

(Je pense aussi à ceux qui aimeraient avoir un job et pour qui toutes ces interrogations sur la dernière tablette à la mode est limite indécent. N’oubliez pas cette année plus que les autres de faire un don aux Restos du Cœur par exemple… 90 euros pour offrir un repas tout l’hiver à quelqu'un, ou 30 euros pour un mois, c’est à peine le prix d’un chargeur de Smartphone…).

Pour tous les gens dans la cible potentielle la seule question ayant une importance au sujet de la tablette c’est surtout finalement de lui trouver une vraie utilité…

J’en connais qui laisse leur IPad branché en veille en permanence pour recevoir des appels Skype. Bon. Mon Smartphone fait çà mieux et puis mon téléphone de box le fait aussi et gratuitement…

D’autres regardent du streaming au lit. Une télé dans la chambre, ça c’est nouveau ! Mon grand-père en avait une aussi.

D’autres jouent à Angry Birds à la pause café. Pourquoi pas. la Game Boy Nintendo faisait la même chose il y a plus de 20 ans ! (sortie en 89, du siècle précédent).

Bref, la tablette pour quoi faire ? Singer une Nintendo, une télé ou un téléphone ?

La tablette telle que Apple ou Google nous la vendent ne sert à rien, soyons clairs.

C’est fun, c’est hype, c’est cool, mais ça ne sert à rien puisqu’on a déjà tout, notamment des PC et des Smartphones et des télés dont la diagonale devient si grande qu’on se demande bien pourquoi on regarderait un film sur un écran rikiki.

Surface en revanche propose une vision nouvelle de la tablette qui devient un vrai ordinateur utilisable pour faire des choses pas sérieuses mais aussi des choses sérieuses.

Sa place : un outil parfait pour le VRP en déplacement pour feuilleter avec le client un catalogue, prendre des commandes, un compagnon idéal pour l’itinérant qui va d’un client à l’autre et qui peut gérer ses notes, commencer à jeter les bases d’un rapport dans le train, un auxiliaire précieux pour le décisionnaire qui en se baladant d’une sous-direction à l’autre peut mettre sous le nez de ses subalternes le graphique des ventes du mois, …

Voilà la place de surface : si on laisse de côté tout ce que font les autres tablettes et que Surface fait aussi bien si ce n’est mieux (notamment les jeux XBox), Surface ajoute tous ce que les autres ne savent pas faire, ne savent pas être : un outil de productivité.

Et là, la tablette prend tout son sens et prend sa place, naturellement, logiquement.

Conclusion

Bien sûr certains se diront que toutes ces louanges font un peu “propagande MS”, qu’il faut bien justifier je ne sais quoi, mon titre MVP peut-être ? Sachez que j’ai payé ma Surface comme tout le monde et que je n’ai pas gagné au Loto, et que pour mon titre MVP je ne crois sincèrement pas que qui que ce soit chez Microsoft lisent les 100 et quelques billets que je ponds chaque année pour savoir si je dis du bien de MS ou non… les critères ne sont pas ceux-là.

Franchement je suis convaincu par Surface.

Convaincu parce que cette tablette à un petit quelque chose de plus que les autres. Presque rien : une utilité.

N’attendez pas les version Pro qui vous désenchanterons par la force des applications Win32 qui ne sont pas conçues ni adaptées pour des petits écrans tactiles.

Achetez une Surface et expérimentez pour la première fois cette sensation d’un vrai ordinateur aussi fin qu’un cahier. Goûtez à une tablette qui a enfin un sens, une utilité.

Développez pour RT car vous toucherez aussi tous les possesseurs de Windows 8 sur PC qui seront des millions et des millions dans le courant de l’année à venir… Investir dans WinRT c’est sans risque puisque ça marche aussi sur PC.

(je ne parle pas de la dynamique possible avec Windows Phone 8, la cohérence sur tous les form factors est un atout unique de Microsoft, mais c’est un autre débat et un autre marché. Peut-être qu’un Surface Phone pourra là aussi changer la donne d’un marché trusté par Android qui a réussi à balayer la pomme et tout les chichis de gourou qui vont autour ? Qui vivra verra…).

En attendant, offrez un Surface à vos idées !

Et Stay Tuned !

blog comments powered by Disqus