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AnimatableSoundPlayer. Ou comment synchroniser du son sur une animation Silverlight

Hier je vous parlais d'animation et de sons et je vous présentais une petite démonstration (l'oscilloscope) dont le but était de montrer qu'on pouvait rapidement obtenir un effet visuel assez complexe sans programmation pour peu qu'on se donne la peine d'utiliser Blend et ses neurones... Pour synchroniser le bip avec le spot lumineux j'avais alors utilisé une ruse en indiquant qu'hélas Silverlight ne permettait pas de synchroniser du son dans une animation.

Je vous proposais alors une idée de solution en promettant une implémentation le temps de vous laisser réfléchir.

Regarder d'abord la démo ci-dessous. En cliquant sur "Start" vous lancerez une animation (StoryBoard) dont le but premier est de déplacer la boule verte un peu comme dans un billard. Elle rebondit sur des taquets pour finir dans un gobelet. Bien entendu tout cela est assez moche, les beaux dessins ne font pas partie de la question :-) Mais, en revanche, et si votre carte son fonctionne, vous noterez que plusieurs sons peuvent être entendus en parfaite synchronisation avec les "chocs" de la boule sur les taquets ou dans le gobelet final. Je vous laisse essayer et on en reparle :

[silverlight:source=/SLSamples/SyncSound/SyncSound.xap;width=251;height=242]

Bon. Vous avez vu et aussi entendu ?

Comment est-ce possible (sachant que pour l'utilisateur Blend qui créé l'animation tout cela ne réclame aucun code) ?

Forcément il y a du code... En fait un petit UserControl dont le principe est fort simple.

AnimatableSoundPlayer

C'est son petit nom. Un joueur de sons animable. Joueur de sons car ce UserControl n'a pas de visuel. On pourrait en réalité jouer des vidéos de la même façon il suffirait de relooker le contrôle, mais ce n'était pas le but. Joueur de son animable car ce qui manque au MediaElement c'est bien d'avoir des propriétés "animables" pouvant être modifiées sur une timeline.

Le UserControl AnimatableSoundPlayer est ainsi une coquille presque vide, il ne contient qu'un MediaElement. Tout le reste est du code, fort peu en réalité.

Dans un premier temps j'ai ajouté plusieurs propriétés de dépendance qui relaient les propriétés du MediaElement : la Source (une Uri), le Volume, etc. Ensuite j'ai fait de même pour les principales méthodes (Play, Stop...).

Deux choses ont été ajoutées. Côté méthodes j'ai créer PlayFromStart(). Elle ne fait que faire "Stop(); Play();". C'est tout bête mais très souvent on a besoin d'enchaîner ces deux méthodes pour s'assurer qu'un son est bien rejouer depuis le début, il faut rembobiner la bande avec Stop() pour réécouter un son.

La seconde chose ajoutée est la plus importante. Il s'agit de la propriété de dépendance AnimatablePlay de type double. Pourquoi double ? Simplement parce Silverlight sait animer des doubles et par forcément autrechose... Le mécanisme intéressant se trouve dans la méthode AnimatablePlayChanged, le callback de modification de la valeur initialisé lors de la création de la propriété de dépendance. A l'intérieur de ce callback nous trouvons la logique de cette propriété :

   1:  #region AnimatablePlay property
   2:          /// <summary>
   3:          /// Gets or sets the animatable play.
   4:          /// Value = 0 means <see cref="Stop"/>
   5:          /// Value sup.to 0 means <see cref="PlayFromStart"/>
   6:          /// Value inf.to 0 means <see cref="Play"/> / <see cref="Pause"/>
   7:          /// </summary>
   8:          /// <value>The animatable play.</value>
   9:          [Category("Media")]
  10:          public double AnimatablePlay
  11:          {
  12:              get { return (double)GetValue(AnimatablePlayProperty); }
  13:              set { SetValue(AnimatablePlayProperty, value); }
  14:          }
  15:   
  16:          public static readonly DependencyProperty AnimatablePlayProperty =
  17:              DependencyProperty.Register("AnimatablePlay", typeof(double),
  18:              typeof(SynchedSoundPlayer), new PropertyMetadata(0.0d, AnimatablePlayChanged));
  19:   
  20:          private static void AnimatablePlayChanged(DependencyObject d, DependencyPropertyChangedEventArgs e)
  21:          {
  22:              var mp = ((SynchedSoundPlayer)d);
  23:              if ((double)e.NewValue > 0d) mp.PlayFromStart();
  24:              if ((double)e.NewValue == 0d) mp.Stop();
  25:              if ((double)e.NewValue < 0d)
  26:              {
  27:                  if (mp.internalMP.CurrentState == MediaElementState.Playing) mp.Pause();
  28:                  else mp.Play();
  29:              }
  30:          }
  31:   
  32:          #endregion

Simple et efficace : toute valeur positive déclenche un "PlayFromStart", d'où l'utilité de cette méthode qui nous assure que le son est bien rejoué depuis le début. Toute valeur nulle appelle "Stop" et toute valeur négative entraîne un cycle Play/Pause selon l'état actuel du contrôle.

Le UserControl relaie aussi l'événement MediaFailed si on désire être prévenu en cas de difficulté rencontrée par le MediaElement pour charger le son (qui peut être dans le Xap comme dans la présente démo ou sur un serveur distant).

Grâce à cette convention il devient très simple de synchroniser des sons avec une animation !

Si on suit l'exemple live proposé plus haut : Trois sons sont joués, un numéro est indiqué sur chaque "obstacle" pour mieux se repérer. Sur ces trois sons il y en a un qui utilisé deux fois. Pour synchroniser ces trois sons on reprend la timeline de la boule verte et à chaque fois qu'on désire qu'un son soit joué on incrémente sa propriété AnimatablePlay. Simple. Vu la taille des valeurs maximales d'un double, on ne risque pas de tomber sur une limite... surtout qu'il n'est pas interdit de faire un retour à zéro quand on le veut.

Un petit détail à savoir : quand on créé une animation, par défaut Silverlight effectue une interpolation des valeurs fixées dans les keyframes qui se suivent. Si vous tapez la valeur 1 à la frame A et que vous tapez 2 à la frame B, durant le temps qui sépare A de B la valeur augmentera progressivement de 1 vers 2. C'est le comportement par défaut, ce qui est bien utile puisque justement le plus souvent on désire avoir une continuité dans le changement des valeurs (déplacements notamment). En revanche il y a des cas où on préfère que la valeur change brutalement, une "anti animation" en quelque sorte. Cela est parfois utile. Pour utiliser AnimatableSoundPlayer ce n'est pas une option, c'est une obligation. Il faut que les valeurs ne changent que lorsqu'une nouvelle keyframe est rencontrée. Sinon le son sera rejoué sans cesse depuis le début à toutes les valeurs intermédiaires, ce qui n'est pas du tout l'effet recherché.

Pour arriver à ce résultat il suffit de ne pas oublier de paramétrer les keyframes servant à animer le son afin qu'à la place d'une EasingDoubleKeyFrame le type devienne DiscreteDoubleKeyFrame. Sous Blend il suffit de cliquer sur la keyframe en question et de la passer en mode "Hold in". C'est la seule contrainte du composant.

Et voilà ! Avec un peu d'imagination on peut parfaitement créer un composant réutilisable qui ne prend que quelques lignes de code et qui permet de synchroniser du son dans une animation Silverlight. C'est pas magique ?

Je suis certain que vous trouverez des tas d'améliorations à porter au composant, alors n'hésitez surtout pas à m'en faire part je pourrais même diffuser vos versions modifiées si vous le voulez.

Le code du projet fourni contient l'exemple complet ainsi que le code du composant et les sons utilisés.

Quelques restrictions : Si vous modifiez le code obligez vous à publier le code source de votre version gratuitement. Si vous publier un article ou un billet de blog, soyez sympa et indiquez le lien vers mon billet. Si vous utilisez mon code dans un projet, commercial ou non, dites le moi ça me fera plaisir.
Si vous respectez ce petit deal, alors faites ce que voulez du code. Dans la négative que les foudres du Grand Bug Céleste s'abattent sur vous et chaque octet que vous coderez jusqu'à la fin de vos jours (c'est bien horrible ça non ? Laughing).

Enfin bon, dans tous les cas, si vous en voulez encore du Silverlight, vous connaissez le refrain : Stay Tuned !!!

Le code du projet : SyncSound.zip (209,05 kb)

Animations, Sons, Synchronisation, Ease in/out sous Blend

Effets visuels et sonores font partie des nouveaux éléments avec lesquels le concepteur de logiciel doit apprendre à jouer pour créer des interfaces attrayantes. Les réflexes du développeur le porte à se jeter sur son clavier, tout comme ceux du graphiste le pousse à sortir son bloc et son crayon. Comme tout réflexe il faut savoir s'en méfier...

Prenons l'exemple de l'affichage ci-dessous qui simule un oscilloscope :

[silverlight:source=/SLSamples/MovingSpot/MovingSpot.xap;width=288;height=237]

(passez la souris sur "settings" pour ouvrir la fenêtre de paramètres qui permet de jouer sur la lumonisité des carrés de ciblage, le flouté du spot et sur le volume du bip)

Pour créer l'effet du spot et de ses échos visuels le développeur aura donc tendance à se ruer sur son clavier et, s'inpirant des sprites (voir mon billet sur la création d'un effet de neige), il voudra créer une classe pour le spot, puis recherchera la formule mathématique de la courbe du déplacement du spot pour animer ce dernier, les échos étant créés à la volée avec une animation d'opacité décroissante. Tout cela va fonctionner parfaitement. Au bout du compte on disposera même d'un véritable affichage de type oscilloscope réutilisable avec des courbes différentes.

Mais s'agissant juste d'un affichage, d'un effet visuel, n'est-ce pas un peu lourd ?

On peut en effet réaliser la chose bien plus rapidement et sans avoir de debug à faire (puisque pas de code) si on "pense" design, pur dessin. Et au lieu d'ouvrir Visual Studio, ouvrons Blend...

Bien plus que l'exemple lui-même (assez simple) c'est cette démarche sur laquelle je souhaite attirer votre attention.

Côté réalisation comment cela se passe alors ? Deux contraintes nous sont données : animer un spot selon une courbe "réaliste" et avoir un rendu de la rémanence de l'écran. Prenons le déplacement pour commencer: il suffit de positionner un cercle à gauche de l'écran de l'oscilloscope (une image réalisée sous Design), d'ouvrir un StoryBoard et de créer une keyframe à 2 secondes du début puis de déplacer le cercle jusqu'à le faire sortir de l'écran. Le mouvement horizontal est réglé. Concernant le mouvement vertical et la simulation d'une courbe amortie, l'astuce consiste à déplacer en début d'animation le spot sur l'axe Y pour le faire monter. C'est tout, l'effet de courbe sera rendu en utilisant astucieusement les nouveaux modes d'Ease in et out de Silverlight /Blend. Le point de déplacement Y sera doté d'un Quintic In pour amortir le mouvement, le dernier point de l'animation sera lui doté d'un Elastic Out avec 5 oscillations et un Spingness de -2. On peut bien entendu ajuster ces éléments à sa guise.

L'effet du déplacement est ainsi rendu sans développement. Bien entendu il s'agit d'un simple affichage qui n'effectue pas le rendu d'une "vraie" courbe passée en paramètre. Mais ce n'était pas ce qu'on voulait. Juste un effet visuel "réaliste" en y passant le moins de temps possible.

Pour l'écho visuel ? La ruse est un peu grosse mais elle passe plutôt pas mal : il suffit de copier le spot et son animation deux fois puis de décaler légèrement les timelines vers la droite. On change ensuite l'opacité du 1er et du 2d écho (de façon décroissante). L'effet est ainsi rendu sans aucun code.

Un oscilloscope plus vrai que nature ! Il ne lui manque que la parole pourrait-on dire. Justement, ajoutons un son pour "faire plus vrai" (disons plutôt "plus cinéma" car les vrais oscillos ne font pas de bip). Au départ on avait envisagé de lancer l'animation du spot en mode bouclage infini. Hélas les storyboards n'ont qu'un seul événement : Completed qui ne sera jamais déclenché en plus (puisque bouclage infini). Comment attraper le début de l'animation pour jouer le son et le synchroniser avec l'affichage du sport ?

Pas facile, et pas vraiment de solution pour l'instant. Mais il n'est pas interdit de faire marcher ses neurones ! Nous allons simplement supprimer le mode infini à la boucle d'animation du spot. Ensuite nous allons pouvoir gérer l'événement Completed de celle-ci. Dans le gestionnaire il suffira alors de relancer l'animation, on en profitera alors pour activer le son qui est placé dans un MediaElement (donc Stop() puis Play()).

Le son est maintenant synchronisé avec l'affichage.

Mais si le son devait être déclenché au milieu de l'animation ? Hmm.. Là nous serions un peu coincé je pense. Tout de suite le développeur dirait "ha je l'avais bien dit, si j'avais fait une gestion de sprite j'aurais presque fini!". Peut-être. Mais revenir à une animation pas à pas pour avoir la main n'est toujours pas ce qu'on veut.

Il est dommage que Silverlight ne puisse pas animer le play et le stop d'un MediaElement, c'est un point faible car un comportement largement utilisé sous Flash par exemple. Mais si tel était notre besoin, là encore, il serait possible de réfléchir un peu au lieu de repartir sur une animation pas à pas complexe.

Par exemple nous pourrions créer un petit UserControl possédant une propriété PlaySound (une propriété de dépendance bien entendu sinon elle ne sera pas animable) pouvant passer de 0 à 1 pour bénéficier de l'animation des Doubles sachant que seul le passage à la valeur exacte 1.0 déclenchera la séquence Stop/Play du MediaElement intégré. Dès lors ne resterait plus qu'à poser ce contrôle sur notre application et d'animer sa propriété PlaySound en la faisant passer de 0 à 1.0...

Voilà un bon exercice sur lequel je vous laisse vous amuser un peu. La solution dans un prochain billet !

Pour le reste de l'exemple il n'y a rien de bien compliqué. La petite fiche des settings est dessinée sous Expression Design, son titrage a été converti en Paths poru éviter d'avoir à intégrer la fonte à l'application Silverlight. Les sliders sont reliés aux propriétés qu'ils modifient par la nouvelle possibilité de binding élément à élément de Silverlight 3.

Pour le petit composant permettant de synchroniser le son dans une animation, je ne dirais qu'une chose : Stay Tuned !

J'allais oublier, le code du projet : MovingSpot.zip (91,58 kb)

La mer, les propriétés de dépendance et les user control's...

La mer... un souvenir qui va s'effacer jusqu'à l'année prochaine... Mais pour prolonger le plaisir nous avons Silverlight !

Et comment mieux rendre grâce à la Grande Bleue qu'en fabriquant un User Control la mettant en scène ? Et bien c'est ce que nous allons faire, ce qui permettra ludiquement d'aborder un problème épineux concernant les propriétés de dépendance sous Silverlight. Mais d'abord le visuel :

[silverlight:source=/SLSamples/LaMer/LaMer.xap;width=480;height=480]

La mer bleue, ou la mer rouge, au choix... et c'est bien ce choix qui va poser problème.

La base du UserControl 

Concernant le composant lui-même je suis parti d'un UserControl vide créé pour l'occasion. A l'intérieur un Path dessiné avec l'outil plume. Ce path est dupliqué deux fois (ce qui donne donc 3 exemplaires au final). Les deux copies sont modifiées : l'une tassée en largeur, l'autre agrandie sur le même axe.

Un StoryBoard complète le tout : les trois vagues sont déplacées de gauche à droite, l'animation est mise en mode Auto-Reverse et boucle infinie. Pour un mouvement plus doux en début et fin j'ai ajouté un ease in/out choisi parmi les nouveaux modes offerts par SL 3.

Le tout est englobé dans une grid pour bénéficier du clipping, le layout root étant une ViewBox, mais cette partie là de la cuisine interne du composant n'est pas forcément la plus subtile. Pour terminer j'ajoute un rectangle sans bordure qui est placé en mode Stretch au fond du Z-Order, il servira a définir un éventuel background.

Jusqu'à là rien de bien compliqué, juste un peu d'imagination est suffisant.

Là où ça se complique c'est lorsqu'il faut gérer la couleur des vagues et celle du rectangle de fond...

Héritage et propriété de dépendance sous Silverlight

Pour terminer correctement le UserControl il faut en effet penser à son utilisation. C'est à dire à ajouter des propriétés qui permettront à l'utilisateur du contrôle (le développeur ou l'intégrateur sous Blend) de modifier ses caractéristiques sans avoir besoin, bien entendu, de bricoler le source du contrôle lui-même.

Ici, nous souhaitons pouvoir modifier la couleur des vagues et celle du fond. Parfait me direz-vous, cela tombe bien, un UserControl descend de Control qui lui-même définit deux propriétés on ne peut plus à propos : Foreground et Background. Il "suffit" de les surcharger.

En effet, "il suffit de". Yaka.

Première chose, ces propriétés sont dites de dépendance (dependency property). Voir à ce sujet mon article Les propriétés de dépendance et les propriétés jointes sous WPF (article à télécharger). Ces propriétés ne sont pas définies comme ce qu'on nomme aujourd'hui pour les différencier les "propriétés CLR", les propriétés habituelles. Je vous renvoie à l'article cité ici pour creuser la question si vous ne connaissez pas les propriétés de dépendance.

Dès lors, et telles que fonctionnent ces propriétés spécifiques de Silverlight et WPF, pour les surcharger il faut passer par un système de métadonnées autorisant l'affectation d'une méthode callback. Dans cette dernière il est facile de répercuter sur le visuel les changements de valeur de la propriété. L'override d'une propriété de dépendance est donc assez simple. Sous WPF. Et c'est là qu'est le problème.

En effet, tout à l'air tellement merveilleux sous Silverlight depuis la version 2 qui accèpte du code C#, qu'on en oublie que si tout le Framework .NET pouvait tenir dans quelques méga octets on se demanderait bien pourquoi l'installation du dit Framework pour une application classique (desktop) réclame des dizaines et des dizaines de méga octets... Y'a un truc. Y'a même une grosse astuce je dirais : forcément yapatou. En clair, le Framework Silverlight est un découpage chirurgical de haute précision pour donner l'impression que tout fonctionne tout en évitant 90% du code du Framework. Et il y a des petits bouts qui manquent, et parfois des gros !

Concernant les propriétés de dépendance, l'équipe de Silverlight a implémenté le principal mais a laissé de côté les subtilités. Les métadonnées sont par exemple moins sophistiquées. Mais il n'y a pas que les données qui ont été simplifiées, les méthodes aussi. Et de fait, en tout cas pour l'instant, il manque aux propriétés de dépendance Silverlight la possibilité de les surcharger.

Aie ! Comment réutiliser Foreground et Background définies dans Control et accessibles dans le UserControl s'il n'est pas possible de modifier les métadonnées et d'enregistrer notre propre callback ? J'ai longuement cherché car le problème est loin d'être évident à résoudre. Certains préconisent même face à ce problème de redéfinir vos propres propriétés. C'est tellement horrible comme solution que je m'y suis refusé. Comment avoir le courrage de définir une couleur de fond et une couleur d'avant plan au sein d'un composant visuel qui affichera fièrement de toute façon Foreground et Background qui n'auront, hélas, aucun effet ? Quant à faire une réintroduction de ces propriétés (avec le mot clé "new"), n'y pensez pas, j'ai essayé et ça coince un peu (par code ça marche, mais le XAML se fiche de la redéfinition et utilise toujours la propriété originale, ce n'est pas un bug mais une feature ou plutôt un effet assumé du fameux découpage savant dans le Framework).

J'avoue que pour l'instant cet oubli volontaire dans Silverlight me chagrine. Pourquoi l'équipe Silverlight, qui fait la chasse au gaspi un peu partout, s'est amusée à définir ces deux propriétés dans la classe Control si on ne peut pas en hériter, sachant que Control ne sert à rien d'autre qu'à créer des classes héritées  ? C'est assez mystèrieux même si je suppose qu'il s'agit d'un problème de compatibilité avec WPF, Silverlight en faisant moins que son grand frère mais toujours en permettant que cela soit transparent pour le code. Bref, à satisfaire deux besoins opposés, d'un côté en coder le moins possible pour assurer la taille la plus petite au plugin et de l'autre assurer la compatibilité du code avec WPF, on finit par tomber sur des paradoxes de ce genre.

L'Element binding (ajouté dans SL 3) n'est pas utilisable non plus, à moins de donner un nom au UserControl (je veux dire à l'intérieur même de la définition de celui-ci). Ce qui n'est pas acceptable car si l'utilisateur du composant change ce dernier, le binding est cassé. Pire si l'utilisateur tente de placer deux instances sur une fiche, il y aura un conflit de nom. Solution inacceptable donc. J'ai testé, je pense, toutes les combines possibles. Mais j'ai enfin trouvé celle qui fonctionne !

La Solution

La piste de l'Element binding, nouvelle feature de SL 3, n'était pas mauvaise. Le problème c'est qu'en Xaml cela réclamait de pouvoir indiquer le nom de la source (le UserControl) alors même qu'à l'intérieur de la définition de notre contrôle il n'était pas question de lui donner un x:Name figé.

Mais en revanche, ce qui est possible en Xaml l'est tout autant par code (et souvent inversement d'ailleurs). Par chance, la classe permettant de définir un Binding n'utilise pas les noms pour la source ni le destinataire. Elle utilise les noms des propriétés mais là on les connait et ils ne changeront pas. Du coup, en définissant le Binding dans le constructeur (ou plutôt dans le gestionnaire de l'événement Loaded) on peut référencer "this", c'est à dire l'instance du UserControl, sans connaître son nom. On peut donc créer un lien élément à élément entre la propriété Fill des Path's et la propriété Foreground du UserControl (idem pour le Fill du rectangle et la propriété Background du UserControl).

Et ça marche ! Lorsqu'on compile tout ça et qu'on pose un composant "LaMer" sur une fiche on peut modifier la propriété Foreground et les vagues changent de couleur.

 

   1:          public LaMer()
   2:          {
   3:              // Required to initialize variables
   4:              InitializeComponent();
   5:              Loaded += new System.Windows.RoutedEventHandler(LaMer_Loaded);
   6:          }
   7:   
   8:   
   9:          private void LaMer_Loaded(object sender, System.Windows.RoutedEventArgs e)
  10:          {
  11:              // l'astuce est là !
  12:              var b = new Binding("Foreground") { Source = this, Mode = BindingMode.OneWay };
  13:              Vague1.SetBinding(Shape.FillProperty, b);
  14:              Vague2.SetBinding(Shape.FillProperty, b);
  15:              Vague3.SetBinding(Shape.FillProperty, b);
  16:   
  17:              var bb = new Binding("Background") { Source = this, Mode = BindingMode.OneWay };
  18:              rectBackground.SetBinding(Shape.FillProperty, bb);
  19:             
  20:              VaguesAnim.Begin();
  21:          }

Pour le Background on fait pareil avec le rectangle. Mais, allez-vous me dire (si si, vous y auriez pensé, un jour :-) ), pourquoi aller mettre un rectangle pour obtenir une couleur de fond alors même qu'il y a déjà une grille en dessous ? La grille possède aussi une propriété Background. Pourquoi, hein ?

La réponse est simple, j'ai forcément essayé, et ça fait un magnifique plantage avec une erreur dont le message fait peur en plus (du genre "anomalie irrémédiable dans cinq secondes tout va sauter, non ça a déjà sauté!"). Le message d'erreur étant assez peu clair quant aux raisons du plantage j'ai fini par abandonner. Ce qui marche une ligne avant pour la propriété Fill des rectangle avec la propriété Foreground du UserControl ne fonctionne pas du tout pour le Background de la grille liée au Background du UserControl. Là, ce n'est pas une feature, je penche sérieusement pour un gros bug.

Cela étant donné, j'ai donc ajouté un rectangle en fond pour qu'il puisse justement servir de ... Background. Et là ça passe. Ouf !

Ouf !

Silverlight c'est génial, c'est tout .NET et tout WPF dans un petit plugin. Mais dès qu'on sort du carré de verdure, on tombe dans les bois et là des loups il y en a quelques uns qui vous attendent au tournant ! Cela est logique, on s'y attend, c'est le prix à payer pour avoir .NET dans un browser Internet. Forcément le costume est un peu serré, le tissu a été économisé. Mais cela ne change rien à l'amour qu'on porte à Silverlight, au contraire, on se rend compte ainsi à quel point le travail de l'équipe Silverlight a été (et est encore) un véritable casse-tête et à quel point ils ont réussi un tour de force en faisant entrer un éléphant dans une boîte d'allumettes... Tout de même, une fois arrivé à la solution j'ai poussé un grand Ouf!

Le code source du projet : LaMer.zip (62,54 kb)

Pour de nouvelles aventures : Stay Tuned !

Bien commencer avec Silverlight 3 (les setup indispensables)

Silverlight 3 est disponible depuis juillet dernier mais il n'est pas toujours évident de savoir exactement ce qu'il est nécessaire de télécharger et où pour bien commencer.

Les vacances sont passées par dessus tout ça, du coup vous n'avez pas forcément bien suivi l'action, alors pour vous voici en mode slow motion, le replay des indispensables à installer pour s'amuser comme un fou avec Silverlight 3 et surtout être au point pour concevoir des applications RIA !

Silverlight 3

Le runtime est indispensable pour, au minimum, pouvoir exécuter les applications : Le runtime Silverlight 3
Le SDK est en revanche le minimum syndical pour concevoir des applications Silverlight 3 : Le SDK Silverlight 3

Expression Blend 3 avec Sketchflow

Blend est un l'outil indispensable pour créer des applications WPF et Silverlight. D'autant plus que depuis la version 3 de Silverlight il n'y a plus d'affichage du visuel sous VS 2008. Il reste la possibilité de tout faire à la main en mode éditeur de XAML mais franchement ce n'est pas comme ça qu'on peut créer sérieusement un visuel alors : Blend 3 et Sketchflow
Vous noterez qu'il s'agit d'une version d'essai, Blend 3 n'a pas de version gratuite.

Visual Studio 2008

En attendant la version 2010 qui intègrera le designer visuel de Silverlight, il est toujours nécessaire de posséder VS 2008. En effet, Blend ne gère pas le debug qui ne peut s'effectuer que par VS. Bien qu'un éditeur de code a été ajouté à Blend 3 il est aussi plus confortable d'utiliser Visual Studio pour toute la partie code. Si vous ne possédez pas VS 2008 : Version d'essai de VS 2008

Visual Web Developer Express 

Si vous préférez un outil gratuit, n'oubliez pas que Visual Web Express est une bonne alternative à Visual Studio.

Outils Silverlight

Tout un tas de choses indispensables notamment pour permettre de travailler sous Visual Studio ou Visual Web Express. A noter que VS doit être absolument patché avec le SP1 avant d'installer tout ça : Les Silverlight Tools.

Le Toolkit

Silverlight 3 est un produit riche, mais il l'est encore plus lorsque le toolkit est installé. De très nombreux contrôles indispensables sont ajoutés : le Silverlight Toolkit.

Les RIA Services

Grâces aux Services RIA, la gestion de données distantes (n-tiers) devient un jeu d'enfant. C'est un must pour tous ceux qui souhaitent développer des applications orientées données avec Silverlight : .NET RIA Services.

Deep Zoom Composer

Si vous souhaitez créer des images Deep Zoom, il est nécessaire de posséder le Composer : Deep Zoom Composer.

Le site officiel

Encore un lien indispensable ! La partie "getting started" vous renseigne sur les téléchargement de base et propose même un installeur global "Microsoft Web Platform". Vous trouverez aussi sur ce site de nombreuses vidéos de présentation et de formation (en anglais) : Le Site officiel Silverlight.

Dot.Blog

Et oui ! Si vous souhaitez rester à jour et être au courant, le mieux c'est encore de venir sur Dot.Blog le plus souvent possible ou mieux, de s'abonner au flux RSS et surtout : Stay Tuned !

 

Silverlight 3 : Un média player complet bien caché !

Silverlight 3 est livré de base avec un contrôle très versatile, MediaElement, capable de jouer de nombreux formats comme les mp3 ou les vidéos.

Si ce contrôle est très puissant il est un peu "nu" de base et il faut soi-même ajouter les boutons de commande comme "play" et looker l'ensemble. Avec Expression Blend 3 c'est un jeu d'enfant. Enfin, de grand enfant qui a un peu de temps devant lui tout de même. D'où la question : n'existerait-il pas un MediaElement déjà tout habillé ?

Si vous possédez Expression Media Encoder 3 vous savez que cet extraordinaire outil (servant principalement à encoder des médias) donne le choix entre plusieurs formats de sortie dont des projets HTML tout fait intégrant un média player tout looké, et mieux encore, avec le choix parmi de nombreux modèles.

Quel rapport entre Media Encoder et un projet Blend/VS ? C'est tout simple : lorsque vous installez Media Encoder, sous Blend 3 dans l'onglet Assets vous disposez, en plus de MediaElement d'un nouveau contrôle "MediaPlayer" !

Par défaut ce composant ressemble à l'image ci-dessous. Pour le relooker, il suffit de faire un clic droit et d'éditer un copie du template !

Reste la question à 10 centimes d'euro : oui mais Media Encoder est livré avec de nombreux modèles dont certains ont déjà un look sympa, ne pourrait-on pas récupérer ces modèles au lieu de templater à la main le MediaPlayer ?

Si, c'est possible (© Les Nuls, "Hassan Cehef").

Comment ? Là c'est plus cher... Non, comme je suis un chic type, voici la solution gratuite :

Encoder 3 s'installe avec le code source des modèles qui se trouvent dans le répertoire "C:\Program Files\Microsoft Expression\Encoder 3\Templates\en", il suffit donc de piocher le modèle qu'on désire utiliser, et grâce aux sources d'extraire le contrôle avec son template et de l'intégrer à son propre projet !

Le célèbre Tim Heuer décrit (en englais) la méthode à suivre, je vous renvoie ainsi à son billet Using Encoder Templates in your Silverlight Application si jamais vous n'arrivez pas à vous dépatouiller seul avec le code source des projets Encoder 3.

Intégrer de la vidéo, même HD, dans une application Silverlight n'a jamais été aussi simple... et beau.

Amusez-vous bien, et .. Stay Tuned !

Silverlight 3 : Les Pixel shaders (effets bitmap) et l'accélération GPU

L'une des grandes nouveautés de Silverlight 3 c'est le support de l'accélération graphique. L'application principale se trouve déchargée de certaines tâches qui sont routées vers le GPU de la carte graphique. Mais attention, l'accélération GPU de Silverlight 3 ne fait pas tout comme sa grande soeur sous WPF (qui utilise DirectX et toutes ses ficelles pour accélérer le traitement vidéo). On aurait pu croire que les effets bitmaps (pixel shaders) de WPF qui viennent d'être portés sous Silverlight 3 utilisent l'accélération GPU, en réalité il n'en est rien. Mais cela n'enlève rien à ces nouveaux effets parfaitement utilisables pour enrichir le visuel d'une application et dont je vais vous parler maintenant...

Quelques mots sur l'accélération GPU : Même si ce n'est pas le sujet du présent billet, il s'agit d'une nouvelle feature très intéressante de SL3. On a tendance hélas (et j'ai été le premier à me faire "avoir") à trop vite faire le parallèle avec WPF et à transposer ce que fait l'accélération sous ce dernier. En fait, le support de l'accélération GPU de SL3 est pour l'instant assez limité et ne se met en route que de façon volontaire. Elle ne s'applique pas aux effets bitmaps ni aux nouveaux Codecs vidéos qui restent traités par le CPU. Malgré tout le système d'accélération graphique peut rendre d'immense service, dans certains de mes tests sur l'animation d'images assez grandes j'ai pu voir mon PC de test passer de 88% d'utilisation CPU (double coeur Asus plutôt rapide) à moins de 4% ! Ce qui est énorme. Mais pour profiter de l'accélération il faut aboslument en connaître le fonctionnement et les limitations. Je vous invite ainsi à lire l'excellent billet de Andras Verlvart sur la question. Il est assorti d'une application exemple qui permet de bien voir l'effet des différentes possibilités d'accélération et leur impact sur le CPU et le GPU. Cet article est en anglais, pour ceux qui préfère la lecture en français, David Rousset a écrit un billet qui fait le point sur cette même question.

Les Pixel Shaders 

Par défaut Silverlight 3 est fourni avec deux effets : le blur (flou) et le drop shadow (ombre portée). Mais on trouve sur CodePlex un très beau projet offrant toute une série de nouveaux effets comme le swirl ou l'emboss (WPF Effects Library pour WPF et Silverlight). Grâce au SDK Directx et au langage HSL il possible de développer ses propres effets.

L'exemple ci-dessous illustre mon propos : la fenêtre principale est décorée d'une magnifique photo d'éclair (copyrigthée par moi-même) sur laquelle un flou peut être appliqué grâce à un slider se trouvant dans une petite fenêtre semi transparente sur laquelle est appliqué un drop-shadow.

Vous remarquerez que la petite fenêtre en question peut être déplacée par drag-drop grâce à une autre nouveauté de Silverlight 3 : les behaviors (comportements), sorte de petits bouts de code compilés qu'on peut "jeter" sur n'importe quel contrôle pour lui offrir le dit comportement, ici un déplacement par drag-drop. Le tout sans une ligne de C#. Le slider a été templaté "à l'arrache" mais il a été templaté tout de même :-). Autre nouveauté de Silverlight 3 qui est ici démontrée : le databinding entre éléments d'interface, ainsi le texte indiquant la quantité de flou appliquée est directement lié à la propriété Value du Slider. Pour formater cette valeur un convertisseur a été ajouté.

Bref, une petite application vite fait pour montrer les Pixel Shaders, mais pas seulement...

Le mieux étant maintenant de jouer avec et de télécharger le projet (VS2008 + SL3 toolkit ou Blend 3 de préférence) : PixelShader.zip (168,29 kb)

[silverlight:source=/SLSamples/PixelShader/PixelShader.xap;width=550;height=480]

Et Stay Tuned !

nota: cet article du 28 juillet 2009 a été mis à jour le  3 août à propos de l'accélération GPU.

Silverlight 3 : La multi-sélection

Parmi les petites évolutions de Silverlight 3 qui ne méritent pas un article de fond mais qu'il faut noter tellement elles simplifient les choses, j'apprécie le support de la multi sélection dans les ListBox.

La nouvelle propriété s'appelle sans malice : SelectionMode et elle peut prendre les valeurs suivantes : Single, Multiple, Extended. En mode Single on retrouve le comportement par défaut mono sélection. Les deux autres modes permettent d'accéder au comportement multi sélection. En mode Multiple la sélection s'opère par le clic sur un item, en enfonçant Ctrl ou Shift. Le mode Extended fait que le Shift permet de sélectionner des étendues.

Jouez avec notre ami Casimir dans l'exemple ci-dessous, et grâce à la nouvelle ListBox Silverlight 3 confectionnez votre propre Gloubiboulga en partant de la recette originale et de ses options (pour les plus gourmands !) :

[silverlight:source=/SLSamples/MultiSelect/MultiSelect.xap;width=411;height=203]

Bon appétit, et... Stay Tuned !

Silverlight 3 : Styles Cascadés (BasedOn Styles)

Toujours dans ma petite série sur les nouveautés de Silverlight 3 je vais vous présenter aujourd'hui une feature plaisante : les styles cascadés.

En soi rien de nouveau à l'ouest puisque c'est le principe même des feuilles de styles CSS (qui y puisent d'ailleurs leur nom). Mais le CSS s'applique à quelques éléments simples HTML alors que là nous parlons de styles Silverlight, c'est à dire d'objet complexes pouvant définir tout un visuel, animations comprises.

[silverlight:source=/SLSamples/BasedOnStyle/BasedOnStyle.xap;width=405;height=150]

Dans l'application Sivlerlight 3 ci-dessus (fonctionnelle, ce n'est pas une capture écran), vous voyez 4 boutons. Tous sont des boutons standard du framework.

  • Le premier, intitulé "Base SL" possède le style Silverlight par défaut
  • Le second, "Normal" est décoré par le style "BoutonNormal"
  • Le troisième "Gros" est décoré par le style "BoutonGros"
  • Et le quatrième "Alarme" est décoré par le style "BoutonGrosAlarme"

Visuellement c'est plutôt moche, je vous l'accorde, mais le but du jeu est de voir l'effet du cascading styling...

Le style "BoutonNormal" est défini comme suit :

<Style x:Key="BoutonNormal" TargetType="Button">
     <Setter Property="Width" Value="90" />
     <Setter Property="Height" Value="30" />
     <Setter Property="HorizontalAlignment" Value="Left" />
     <Setter Property="VerticalAlignment" Value="Bottom" />
     <Setter Property="BorderThickness" Value="2"/>
</Style>

Là où les choses deviennent plus intéressantes, c'est dans le style "BoutonGros" ci-dessous où l'on voit apparaître l'attribut BasedOn qui permet de fonder le style courant sur celui qu'on indique :

<Style x:Key="BoutonGros" 
         BasedOn="{StaticResource BoutonNormal}"
         TargetType="Button">
  <Setter Property="Width" Value="180" />
  <Setter Property="Height" Value="60" />
  <Setter Property="FontFamily" Value="Comic Sans MS"/>
</Style>

Enfin, le dernier style se fonde lui-même sur le précédent par le même mécanisme, le niveau de cascading n'étant pas limité. On peut voir notamment que le changement de famille de fonte introduit dans le style "BoutonGros" s'est propagé au style "BoutonGrosAlarme" (fonte Comic).

<Style x:Key="BoutonGrosAlarme" 
         BasedOn="{StaticResource BoutonGros}"
         TargetType="Button">
  <Setter Property="Width" Value="160" />
  <Setter Property="Height" Value="40" />
  <Setter Property="FontSize" Value="18"/>
  <Setter Property="FontWeight" Value="Bold"/>
  <Setter Property="Foreground" Value="Red"/>
  <Setter Property="BorderThickness" Value="4"/>
  <Setter Property="BorderBrush" Value="#FFFF0202"/>
</Style>

Voilà, c'est tout simple, mais cela peut radicalement simplifier la création de gros templates pour des applications. Tous les avantages du Cascading Style Sheet de HTML dont l'intérêt ne se démontre plus, mais appliqué à des objets et à la sophistication de Silverlight. Que du bonheur...

Bon Styling,

...Et Stay Tuned !

Silverlight 3 : L'Element Binding

L’Element Binding est une nouvelle feature de Silverlight 3 déjà présente sous WPF.

L’Element Binding définit la capacité de lier les propriétés des objets entre eux sans passer par du code intermédiaire. Cette possibilité existait déjà sous WPF, on la retrouve désormais sous SL3.

Pour simplifier prenons l’exemple d’un panneau d’information, par exemple un Border avec un texte à l’intérieur. Imaginons que l’utilisateur puisse régler l’opacité de cette fenêtre par le biais d’un Slider. (ci-dessous l'application exemple pour jouer en live).

[silverlight:source=/SLSamples/EBinding/EBinding.xap;width=452;height=240]

On place quelques éléments visuels sous le Border (ici des rectangles) afin de mieux voir l’effet du changement d’opacité.

Trois méthodes s'offre à nous pour régler le lien entre le Slider et l'opacité du Border. J'appellerai la première "méthode à l'ancienne", la seconde "méthode du certifié" et la troisième "méthode Silverlight 3". Les trois ont leur intérêt mais si vous êtes très pressé vous pouvez directement vous jeter sur la 3eme solution :-)

Méthode 1 dite « à l’ancienne »

Le développeur Win32 habitué aux MFC ou à des environnements comme Delphi aura comme réflexe immédiat d’aller chercher l’événement ValueChanged du Slider et de taper un code behind de ce type :

MonBorder.Opacity = MonSlider.Value ;

Ça a l’avantage d’être simple, efficace, de répondre (apparemment) au besoin et de recycler les vielles méthodes de travail sans avoir à se poser de questions…

Méthode 2 dite « du certifié »

Ici nous avons affaire à un spécialiste. Son truc c’est la techno, suivre les guide-lines et écrire un code qui suit tous les dogmes de l’instant est un plaisir intellectuel. Parfois ses solutions sont un peu complexes mais elles sont belles et à la pointe de la techno !

Conscient que la solution « à l’ancienne » a un petit problème (en dehors d’être trop simple pour être « belle », elle est one way, le slider modifie l'opacité du border mais l'inverse ne fonctionne pas) il va chercher une solution objet élégante répondant à l’ensemble des cas possibles couvrant ainsi le two way, considération technique trop technophile pour le développeur du cas précédent.

Ici forcément ça se complique. C’est techniquement et intellectuellement plus sexy que la méthode « à l’ancienne » mais cela réclame un effort de compréhension et de codage :

Il faut en fait créer un objet intermédiaire. Cet objet représente la valeur du Slider auquel il est lié lors de son instanciation. Quant à l’objet Border, sa propriété Opacity sera liée par Data Binding standard à l’objet valeur.

Voici le code de la classe de liaison :

public class ValueBinder : INotifyPropertyChanged
       {
             public event PropertyChangedEventHandler PropertyChanged;
             private Slider boundSlider;
             public ValueBinder(Slider origine)
             {
                    boundSlider = origine;
             }
 
             public double Value
             {
                    get { return boundSlider==null?0:boundSlider.Value; }
                    set {
                           if (PropertyChanged!=null)
                                  PropertyChanged(this,
                                    new PropertyChangedEventArgs("Value"));
                           boundSlider.Value = value;
                    }
             }
       }

Cette classe, ou plutôt l’une de ses instances, servira a représenter la valeur courante du Slider. Ce dernier est lié à l’instance lors de la création de cette dernière (voir le constructeur de la classe ValueBinder ci-dessus).

Comment utiliser cette classe ?

La première chose est qu’il faut en créer une instance, cela peut se faire dans le code XAML ou bien dans le code behind de la façon suivante (dans le constructeur de la page par exemple) :

var valueBinder = new ValueBinder(slider);

Maintenant il suffit dans le code XAML de lier les deux objets à la valeur de la classe intermédiaire, par Data Binding :

Côté Slider, le code est :

<Slider x:Name="slider"Value="{Binding Value, Mode=TwoWay}"/> 

Côté Border :

<Border x:Name="borderInfo"Opacity="{Binding Value, Mode=TwoWay}"> 

Ne reste plus qu’à rendre visible l’objet intermédiaire par exemple en en faisant la valeur courante du DataContext de l’objet LayoutRoot :

LayoutRoot.DataContext = valueBinder;

Et voilà ! Ne reste plus qu’à compiler et vous le plaisir de voir que l’opacité du Border change bien lorsque le Slider est déplacé.

La chaîne est la suivante : la modification de la position du Thumb entraîne dans le composant Slider la modification de la valeur de la propriété Value. Comme celle-ci est liée par Data Binding TwoWay à la propriété Value de l’objet intermédiaire cette propriété va se trouver modifiée dans le même temps. Comme le Setter de la propriété notifie le changement de valeur de la propriété (la classe implémente INotifyPropertyChanged) et comme la propriété Opacity du Border est elle aussi liée par Data Binding à la propriété Value de l’objet intermédiaire, le Border sera « prévenu » du changement de valeur et sa propriété Opacité sera immédiatement modifiée pour recevoir la valeur courante de Value de l’objet intermédiaire ! C’est pas fun tout ça ? (hmmm j’en vois un qui suit pas là bas au fond… !).

Vous allez me dire, TwoWay, on veut bien te croire mais on ne le voit pas là … Pour l’instant cela se comporte exactement comme la première solution, juste qu’il faut avoir un niveau de certifié pour comprendre…

C’est pas faux. C’est pourquoi je vais maintenant ajouter un petit bout de code pour faire varier la valeur de la propriété Opacity du Border. Le plus simple est de gérer la roulette de la souris dans le Border :

<Border x:Name="borderInfo"MouseWheel="Border_MouseWheel"> 

Et dans le code behind :

private void Border_MouseWheel(object sender, System.Windows.Input.MouseWheelEventArgs e) 
             { 
                    borderInfo.Opacity += e.Delta/1000d; 
                    e.Handled = true;
             }

Il suffit maintenant de faire rouler la molette au dessus du Border pour en changer l’opacité. Le TwoWay ? Regardez bien : le curseur du Slider avance ou recule tout seul… Pour éviter que la page HTML contenant le plugin Silverlight ne se mette à scroller il faut bien entendu indiquer que l'événement est géré (Handled=true) ce qui est fait dans le code ci-dessus.

Cette solution est élégante, complète mais complexe. Elle reste l’approche à préconiser dans tous les cas du même type car, on le voit bien, si la première solution est simple, elle n’est pas complète. Complexifier par plaisir est un mauvais réflexe, mais ne pas voir qu’une solution est trop simpliste est aussi un défaut qu’il faut fuir !

Bref, sous Silverlight 2 la solution présentée ici est une bonne solution. Sous Silverlight 3 qui supporte le Binding direct entre éléments (comme WPF) nous allons pouvoir faire plaisir à la fois au développeur du premier cas et à celui du second :

Méthode 3 dite « Silverlight 3 »

Comment marier le reflexe (plutôt sain) du premier développeur de notre parabole de vouloir faire vite et simple avec l’exigence intellectuelle (tout aussi saine) du second qui implique de faire « complet » ?

Pour illustrer l’Element Binding de façon simple, prenons un Scrollbar en mode horizontal et un Slider en mode vertical.

Et regardons le code XAML de leur déclaration :

<ScrollBar x:Name="scrollA"Value="{Binding Value, ElementName=sliderB, Mode=TwoWay}"/> 
 
<Slider x:Name="sliderB"Value="{Binding Value, ElementName=scrollA, Mode=TwoWay}" /> 

Et c’est tout ce qu’il y a à faire pour obtenir une solution complète, élégante, sans code behind et très facile à mettre en œuvre ! Merci Silverlight 3 !

En début de billet vous pouvez jouer avec les deux dernières implémentations (je n’ai pas implémenté la méthode 1) .

Vous pouvez aussi télécharger le code du projet (Blend 3 ou VS2008 avec les extensions SL3) : elementBinding.zip (61,43 kb)

Pour d'autres nouvelles, Stay Tuned !

Silverlight 3 : Nouveau contrôle DataForm et Validation des données

Je continue ma petite série sur les nouveautés de Silverlight 3. Au menu un composant des plus intéressant et un nouveau système de validation.

Le composant s'appelle DataForm, il est en quelque sorte le pendant mono enregistrement du composant DataGrid. Avec cette dernière on montre plusieurs enregistrements à la fois, avec la DataForm on présente les données d'une seule fiche. On conserve malgré tout la possibilité de navigueur de fiche en fiche, et le composant est hautement personnalisable grâce aux styles et templates.

Imaginons une petite fiche permettant de créer un login : pseudo, e-mail et mot de passe sont le lot de ce genre de cadres de saisie. Pour les besoins de la démo commençons par créer une classe représentant l'ensemble des informations à saisir (voir le code en fin de billet).

Rien d'exceptionnel ici donc, juste une petite classe. Mais vous remarquerez plusieurs choses :

  • Les propriétés sont décorées d'attributs qui permettent de modifier notamment l'affichage des labels dans la DataForm, un nom interne de propriété n'est pas forcément adapté pour une lecture par l'utilisateur final.
  • Les propriétés sont décorées de l'attribut Required. Autre particularité pour la DataForm : certains champs peuvent être obligatoires.      

Dans le code ci-dessous chaque propriété prend en charge sa validation : elle lève une exception dès que la valeur passée n'est pas conforme à celle attendue. Il existe d'ailleurs un doublon fonctionnel dans ce code : la présence de la méthode CheckNull qui s'assure qu'une propriété n'est pas vide, et l'attribut Required. En l'état c'est la méthode CheckNull qui prend le dessus, on pourrait donc supprimer l'attribut.


Il existe bien d'autres attributs pour la DataForm et le propos de ce billet n'est pas de tous les détailler, mais il est important de noter comment le code peut prévoir certains comportements qui seront reportés sur l'interface utilisateur sans réellement interférer avec elle... subtile.

Regardons maintenant le code XAML de la page affichée par Silverlight (en fin de billet). 

Tout d'abord vous remarquerez que l'instance de LoginInfo n'est pas créée dans le code C# mais sous forme de ressource dans la fiche, en XAML.
Ensuite nous définissions une balise DataForm dont l'item courrant est lié à l'instance de LoginInfo.

Et c'est tout. Pour la décoration j'ai ajouté un bouton "ok" qui accessoirement lance la valitation totale de la fiche. Ne saisissez rien et cliquez dessus : vous verrez apparaître le cadre des erreurs avec la liste de toutes les validations qui ont échouées. Bien entendu l'aspect de ce cadre est templatable aussi.

Le mieux est de jouer avec l'application de test ci-dessous:



Vous pouvez aussi télécharger le code du projet (à utiliser sous Blend 3 ou VS2008 avec les extensions SL3): SL3DataValidation.zip (60,40 kb)


[silverlight:source=/SLSamples/Validation/DataValidation.xap;width=400;height=320]

A noter : la présence du petit symbole info, il répond à l'attribut Description prévu dans le code de la classe et permet d'informer l'utilisateur.
Vous remarquerez aussi qu'en passant d'un champ à un autre les champs invalidés sont décorés par une lisière rouge dont un coin est plus marqué : cliquez sur ce dernier et vous obtiendrez le message d'erreur avec sa petite animation. L'aspect de ce cadre ainsi que l'animation sont bien entendu modifiables à souhait.

Stay Tuned pour d'autres nouveautés de SL3 !

 

Code de la classe LogInfo :

 

   1:  public class LoginInfo : INotifyPropertyChanged
   2:      {
   3:          private string loginName;
   4:          
   5:          [Required()]
   6:          [Display(Name="Login name:",Description="Votre login personnel.")]
   7:          public string LoginName
   8:          {
   9:              get { return loginName; }
  10:              set 
  11:              {
  12:                  checkNull(value);
  13:                  loginName = value.Trim();
  14:                  dochange("LoginName");
  15:              }
  16:          }
  17:          
  18:          
  19:          private string email;
  20:          
  21:          [Required()]
  22:          [Display(Name="e-mail:",Description="Adresse mail pour vous joindre.")]
  23:          public string Email
  24:          {
  25:              get { return email; }
  26:              set 
  27:              {
  28:                  checkNull(value);
  29:                  checkMail(value);
  30:                  email = value.Trim();
  31:                  dochange("Email");
  32:              }
  33:          }
  34:          
  35:          private string password;
  36:          
  37:          [Required()]
  38:          [Display(Name="Mot de passe:",Description="Votre mot de passe de connexion.")]
  39:          public string Password
  40:          {
  41:              get { return password; }
  42:              set 
  43:              {
  44:                  checkNull(value);
  45:                  password = value.Trim();
  46:                  dochange("Password");
  47:              }
  48:          }
  49:          
  50:          private string passwordCheck;
  51:          
  52:          [Required()]
  53:          [Display(Name="Contrôle:",Description="Retapez ici votre mot de passe.")]
  54:          public string PasswordCheck
  55:          {
  56:              get { return passwordCheck; }
  57:              set 
  58:              {
  59:                  checkNull(value);
  60:                  passwordCheck = value.Trim();
  61:                  if (string.Compare(password,passwordCheck)!=0)
  62:                      throw new Exception("Les mots de passe diffèrent !");
  63:                  dochange("PasswordCheck");
  64:              }
  65:          }
  66:          
  67:          private void checkMail(string value)
  68:          {
  69:              string pattern = @"^(([^<>()[\]\\.,;:\s@\""]+" 
  70:                          + @"(\.[^<>()[\]\\.,;:\s@\""]+)*)|(\"".+\""))@" 
  71:                          + @"((\[[0-9]{1,3}\.[0-9]{1,3}\.[0-9]{1,3}" 
  72:                          + @"\.[0-9]{1,3}\])|(([a-zA-Z\-0-9]+\.)+" 
  73:                          + @"[a-zA-Z]{2,}))$";
  74:                    Regex regMail = new Regex(pattern);
  75:                   if (!regMail.IsMatch(value)) throw new Exception("E-mail non valide !");
  76:          }
  77:          
  78:          private void checkNull(string value)
  79:          { 
  80:              if (string.IsNullOrEmpty(value)) throw new Exception("Ne peut être vide !");
  81:          }
  82:   
  83:          #region INotifyPropertyChanged Members
  84:   
  85:          public event PropertyChangedEventHandler PropertyChanged;
  86:          private void dochange(string property)
  87:          {
  88:              if (PropertyChanged!=null) PropertyChanged(this,new PropertyChangedEventArgs(property));
  89:          }
  90:   
  91:          #endregion
  92:      }

le code XAML de la fiche :

 

   1:  <UserControl
   2:      xmlns="http://schemas.microsoft.com/winfx/2006/xaml/presentation"
   3:      xmlns:x="http://schemas.microsoft.com/winfx/2006/xaml"
   4:      xmlns:dataFormToolkit="clr-namespace:System.Windows.Controls;assembly=System.Windows.Controls.Data.DataForm.Toolkit"
   5:      xmlns:local="clr-namespace:DataValidation"
   6:      x:Class="DataValidation.MainPage"
   7:      Width="300" Height="320">
   8:   
   9:      <UserControl.Resources>
  10:       <local:LoginInfo x:Key="loginRec"  />
  11:      </UserControl.Resources>
  12:   
  13:      <StackPanel x:Name="LayoutRoot">
  14:          <dataFormToolkit:DataForm 
  15:              x:Name="PwForm" 
  16:              CurrentItem="{StaticResource loginRec}" 
  17:              Foreground="Black" 
  18:              Height="292" 
  19:              VerticalAlignment="Top" 
  20:              TabNavigation="Cycle"/>
  21:          <Button 
  22:              Content="Ok" 
  23:              VerticalAlignment="Center" 
  24:              HorizontalAlignment="Center" 
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